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leurs proliférations en été (Goy & al., 1989). En outre, les fortes températures sont favorables à la croissance
et à la production des éphyrules (Purcell 2005; Richardson & al., 2009).
Les changements climatiques pourraient modifier les densités de populations (Johnson & al., 2001; Roy
Houghton & al., 2007; Richardson & al., 2009; Dong & al., 2010). Le réchauffement climatique pourrait
étendre la distribution des espèces de méduses tropicale, les plus venimeuses, vers les latitudes subtropicales
et tempérées. En plus, il favorise la prolifération des dinoflagellés au profit des diatomées (Granéli & al.,
2011). Ce système favorise la pullulation des populations de méduses.
La diminution de la salinité peut déclencher le bourgeonnement médusaire (Bouillon & al., 1993).
I.5.3. Ressources nutritives
Les fortes abondances des nutriments, biomasses élevées de mésozooplancton, expliquent la
prolifération de P. noctiluca. Les pullulations sont en relation avec la disponibilité des abondances
zooplanctoniques. Au contraire, la faible abondance zooplanctonique entraîne un déclin des populations de
Pelagia (Hecq & al., 2009).
De même, les fortes concentrations des phytophages zooplanctoniques, durant les périodes d’eutrophisations,
est une des causes de la diminution des teneurs en oxygène et de l’augmentation de la turbidité. Ces dernières,
sont tolérées beaucoup plus par les méduses que par les poissons (Purcell & al., 2007).
La nourriture a un effet sur la morphologie de la faune. Les stades juvéniles de Amphinema ocellata sont
dépourvus de processus apical (Werner, 1963). Celui-ci se développe, normalement, en un mois. Il est absent
si la méduse reste à jeun (Bouillon & al., 1993).
I.6. Rôle dans le réseau trophique
Il existe une étroite corrélation entre les abondances des méduses et les populations zooplanctoniques
et ichtyologiques. Les œufs et les larves (de la faune ichtyologique) et les adultes (des copépodes) sont
soumises à une forte prédation exercée par les méduses (Riisgard & Madsen, 2010).
Certains organismes peuvent servir d’abris pour certains poissons juvéniles. Ces derniers trouvent refuge dans
les tentacules des méduses. Ces intrus se nourrissent des proies et des parasites, abrités par les méduses
(Lynman & Brierly, 2007).
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