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I.5. Interaction avec les paramètres du milieu
Les méduses ont une capacité de survie importante et une faculté de réaction rapide, en fonction des
conditions du milieu. Elles résistent aux fortes variations de la salinité et de la température (Goy, 1991).
I.5.1. Courantologie
Certains auteurs relient la richesse des eaux en méduses, au transport des larves hors de leurs zones de
pontes. Les upwellings font remonter les espèces en surface (Bouillon & al., 1993).
I.5.2. Température et salinité
Dans la Méditerranée Occidentale, la biodiversité de la faune de méduses est liée à la variabilité
thermique. En effet, nous distinguons plusieurs groupes d’espèces (Goy, 1991):
- celles de l’homothermie froide (de novembre à mars où la température des eaux est de 12 à 13°C) (Persa
incolorata et Solmissus albescens). Ces conditions favorisent le développement des espèces
holoplanctonique à affinité boréale ;
- celles de l’homothermie chaude (Liriope tetraphylla, Rhpalonema velatum et Aglaura hemistoma) sont
abondantes d’avril au octobre. Durant cette période, la température peut atteindre 27°C;
- celles des périodes de transition (à gradient thermique) où les espèces les plus fréquentes sont surtout liées
aux anthoméduses et aux leptoméduses. Leurs reproductions durant cette période est de type asexué
(assurée par des polypes).
La variation thermique des masses d’eau, peut avoir des effets sur les changements morphologiques externes
des individus (taille, nombre de tentacules…etc.) ou internes (nombre ou taille des cellules…). A titre
d’exemple, les populations de Modeeria rolunda montrent une régression de la taille avec l’augmentation de
la température (Edwards, 1973).
En outre, des changements dans le cycle de développement, avec une apparition précoce des gonades, ou
suppression de l’une des phases libre ou fixée, sont liés au facteur thermique. Certains cycles peuvent être
modifiés par une accélération de la maturation des gonades. Au contraire, le cycle de vie peut s’allonger avec
l’apparition d’un stade supplémentaire. Ce stade est fréquent chez les scyphoméduses. Il assure une résistance
aux conditions défavorables hivernales (Bouillon & al., 1993). Par ailleurs, la température peut affecter le
métabolisme des populations, et en particuliers celles de Mnemiopsis leidyi. Lorsque les températures
atteignent 19°C et plus, la disponibilité en nourriture n’est plus suffisante pour satisfaire ses besoins
métaboliques (Donnard, 2012).
D’autre part, la température peut avoir une influence sur la répartition et la prolifération des peuplements de
méduses. Pour les populations de P. noctiluca, les conditions chaudes et humides du printemps, favorisent
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Peuplement de meduses des côtes Algeriennes - 20/126

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