8
Figure 2. Cycle de vie des Meduzoa (Hydrozoa) (In Goy, 1982)
L’alternance entre les deux phases (polype et méduse) implique un double mode de reproduction (sexuée et
asexuée). Elle assure à ces animaux une importante capacité reproductive.
I.2 Répartitions géographique et bathymétrique
Les méduses sont des animaux opportunistes à large répartition géographique. Ils se répartissent sur
toutes les eaux marines, les eaux douces et sous toutes les latitudes. Elles sont d’une grande diversité dans les
zones tempérées (Goy, 1980).
Pour la plupart des espèces, la densité est plus importante au niveau des zones côtières et les eaux peu
profondes. Pour certaines hydroméduses, cette répartition est expliquée par la présence d’un stade fixe (polype)
(Goy & Thiriot, 1976). En Méditerranée, cette phase se limite à une frange côtière réduite, en raison de
l’étroitesse du plateau continental. Les méduses libérées par ces polypes sont des espèces néritiques (Goy &
al., 1991). Les narcomedusae, trachymedusae et les siphonophores sont typiquement océanique, y compris de
nombreuses formes de haute mer (Sullivan & Kremer, 2011).
La répartition bathymétrique, particulièrement des hydroméduses, est essentiellement superficielle (Goy,
1971; Benović & al., 2005). Peu d’espèces occupent les eaux profondes. Elles peuvent être :
- mésopélagiques (Sminthea eurygaster, Persa incolorata et Solmaris leucostyla);
- infrapélagiques et bathypélagiques (Octophialucium funerarium, Solmissus albencens et les Coronates);
- eurybathes (Zanclea costata); elles se répartissent sur toute la colonne d’eau (Goy, 1991).
Certaines espèces de méduses ont montré une migration nycthémérale, dénommée Migration Verticale
Journalière (MVJ). Cette migration peut être attribuée à des facteurs environnementaux ou trophiques. En effet,
Précédent

Peuplement de meduses des côtes Algeriennes - 16/126

Suivant