Chapitre I : Quelques rappels
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La zone de déferlement (Surf zone) :
Cette zone marque la transition entre le déferlement des vagues et leur amortissement total
sur la plage. C’est une région particulièrement complexe où les vagues, après s’être brisées, se
propagent sous forme de fronts d’ondes (bores) et peuvent se reformer pour à nouveau déferler
près de la plage. Des effets de turbulence et de vortex contribuent à la complexité des
écoulements dans ce milieu. Un courant orienté vers le large compense l’afflux d’eau dans cette
zone. Ce courant de retour est proportionnel à la hauteur des vagues dans la zone de déferlement.
La zone des brisants (Breaker zone) :
Cette zone très dynamique est le lieu de dissipation maximale de l’énergie des vagues
incidentes. Le déferlement des vagues se produit lorsque la profondeur d’eau devient faible
comparée à leur hauteur. Dans le cas d’une onde monochromatique, le déferlement se produit
lorsque hb=Hb/γ avec γ comme critère de déferlement (γ = 0.78, Mc Cowan, 1894).
La zone de shoaling (Shoaling wave zone) :
Dans cette zone, la profondeur d’eau est telle qu’il se produit une perte d’énergie des vagues
par friction sur le fond. Cette friction entraîne une augmentation de la hauteur des vagues et une
réduction de la longueur d’onde. Tout au long de la propagation des crêtes vers la côte, il se
produit donc une augmentation de la cambrure des vagues (H/L) s’accompagnant d’une
augmentation de l’asymétrie des courants orbitaux au niveau des fonds (Uon > Uoff), qui
participent à un transport sédimentaire résiduel vers le haut de plage, dans les conditions
d’agitation les plus courantes.
La largeur de ces zones est fonction de l’amplitude de la houle au large. En effet, les vagues
de tempêtes déferlant plus au large, la zone de déferlement est alors très large et peut présenter
plusieurs lignes de brisants. A l’inverse, en conditions de très faible agitation, le déferlement
primaire se produit juste au niveau du rivage et il y a, dans ce cas, une transition directe entre la
zone des brisants et celle de swash.
6. Les données sédimentologiques :
Les sédiments sont issus de l’altération des formations continentales superficielles et de
l’activité biologique in situ. L’altération constitue l’ensemble des mécanismes qui libèrent les
particules des roches et soustraient les éléments dissous à la surface terrestre, ces particules
chutent, sédimentent et se déposent sur le fond pour former le sédiment. Dans le sédiment se
produit des processus de tassement et de consolidation.
Les sédiments sont de nature très variée selon les roches dont ils dérivent et sont dominés par
des silicates, surtout le quartz pour les fractions grossières, et les minéraux argileux et les
carbonates d’origine biogénique.
Le spectre granulométrique est très étendu, depuis les fines poussières jusqu’aux gigantesques
blocs, et les sédiments ont des formes très variées : ils sont curviformes, allongés, aplatis ou en
feuillets mais rarement sphériques.
L’analyse des tailles fait appel à une échelle partagée en classes granulométriques, dont la
progression est géométrique par commodité historique. La progression la plus utilisée est celle
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La zone de déferlement (Surf zone) :
Cette zone marque la transition entre le déferlement des vagues et leur amortissement total
sur la plage. C’est une région particulièrement complexe où les vagues, après s’être brisées, se
propagent sous forme de fronts d’ondes (bores) et peuvent se reformer pour à nouveau déferler
près de la plage. Des effets de turbulence et de vortex contribuent à la complexité des
écoulements dans ce milieu. Un courant orienté vers le large compense l’afflux d’eau dans cette
zone. Ce courant de retour est proportionnel à la hauteur des vagues dans la zone de déferlement.
La zone des brisants (Breaker zone) :
Cette zone très dynamique est le lieu de dissipation maximale de l’énergie des vagues
incidentes. Le déferlement des vagues se produit lorsque la profondeur d’eau devient faible
comparée à leur hauteur. Dans le cas d’une onde monochromatique, le déferlement se produit
lorsque hb=Hb/γ avec γ comme critère de déferlement (γ = 0.78, Mc Cowan, 1894).
La zone de shoaling (Shoaling wave zone) :
Dans cette zone, la profondeur d’eau est telle qu’il se produit une perte d’énergie des vagues
par friction sur le fond. Cette friction entraîne une augmentation de la hauteur des vagues et une
réduction de la longueur d’onde. Tout au long de la propagation des crêtes vers la côte, il se
produit donc une augmentation de la cambrure des vagues (H/L) s’accompagnant d’une
augmentation de l’asymétrie des courants orbitaux au niveau des fonds (Uon > Uoff), qui
participent à un transport sédimentaire résiduel vers le haut de plage, dans les conditions
d’agitation les plus courantes.
La largeur de ces zones est fonction de l’amplitude de la houle au large. En effet, les vagues
de tempêtes déferlant plus au large, la zone de déferlement est alors très large et peut présenter
plusieurs lignes de brisants. A l’inverse, en conditions de très faible agitation, le déferlement
primaire se produit juste au niveau du rivage et il y a, dans ce cas, une transition directe entre la
zone des brisants et celle de swash.
6. Les données sédimentologiques :
Les sédiments sont issus de l’altération des formations continentales superficielles et de
l’activité biologique in situ. L’altération constitue l’ensemble des mécanismes qui libèrent les
particules des roches et soustraient les éléments dissous à la surface terrestre, ces particules
chutent, sédimentent et se déposent sur le fond pour former le sédiment. Dans le sédiment se
produit des processus de tassement et de consolidation.
Les sédiments sont de nature très variée selon les roches dont ils dérivent et sont dominés par
des silicates, surtout le quartz pour les fractions grossières, et les minéraux argileux et les
carbonates d’origine biogénique.
Le spectre granulométrique est très étendu, depuis les fines poussières jusqu’aux gigantesques
blocs, et les sédiments ont des formes très variées : ils sont curviformes, allongés, aplatis ou en
feuillets mais rarement sphériques.
L’analyse des tailles fait appel à une échelle partagée en classes granulométriques, dont la
progression est géométrique par commodité historique. La progression la plus utilisée est celle
