Chapitre VI : Méthodes de protection contre l’érosion
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Il faut donc ajouter des structures à mesure que s’élève le niveau de la mer et ce pour les
ouvrages déjà présents à Aokas, à Tichy, au niveau de la piste d’atterrissage de l’aéroport de
Béjaïa et à l’embouchure de l’oued Soummam, de telle sorte que ces murs d’enrochement
puissent absorber l’énergie supplémentaire des vagues. Il en serait de même pour les jetées
des ports ; les mesures à apporter consisteraient entre autre à surélever progressivement la
crête des digues jusqu’à une valeur légèrement supérieure au niveau d’inondation maximum.
Le rechargement artificiel en sable pour réhabiliter les plages érodées, vu la présence de
nombreux complexes touristiques à proximité de la mer le long de tout le linéaire côtier. La
seule alternative pour éviter la disparition des plages au cours du prochain siècle, serait leur
alimentation artificielle.
Les dragages périodiques du port de Béjaïa assurerait la restitution des sédiments aux
zones érodées, dans le but d’assurer un bon rechargement des plages et de maintenir une
largeur suffisante de celles-ci. De telles initiatives permettraient d’assurer alors leur stabilité,
d’atténuer par conséquent l’intensité des impacts d’une élévation accélérée du niveau des
eaux méditerranéennes et les effets conjugués à ceux des houles des tempêtes épisodiques.
La gestion du stock de sédiment fait que l’on recharge les plages mais aussi que l’on
laisse aux dunes suffisamment de souplesse pour accompagner les mouvements de la mer.
Malgré un meilleur amortissement des houles, qui limiteraient l’érosion du trait de côte, les
rechargements en sable doivent être renouvelés périodiquement. D’après les études faites aux
Etats-Unis (Leatherman, 1989), la couche de sable, régulièrement déposée, devrait avoir une
épaisseur au moins égale à l’élévation du niveau de la mer considérée.
Ceci soulève évidemment le problème de la disponibilité du sable ; les sédiments
dragués ne peuvent pas à eux seuls assurer l’alimentation des plages en recul, d’autres sites
doivent être explorés d’où la recherche de dragage de zones sableuses en off-shore sous
réserve, bien sûr, de la préservation des ressources halieutiques de la zone.
En effet, les méthodes de rechargement doivent répondre à des contraintes techniques et
environnementales : choix des sites d’emprunt de sable, impact sur les herbiers et la
communauté benthique du fait de l’extraction des matériaux …etc.
Une fois les plages qui ont tendance à reculer sont diagnostiquées, il serait primordial de
présenter une assistance sédimentaire à ces plages qui, à travers elles le tourisme se
développe. De nouvelles techniques douces dites d’ECOUPLAGE et de STABIPLAGE ont
été employées dans de nombreuses plages mondiales à fin de limiter le transport de sable et
donc lutter contre l’érosion.
Le principe de l’ECOPLAGE :
Il consiste à drainer la plage dans la zone du jet de rive pour diminuer le transport des
sédiments par la nappe de retrait. Ce procédé d’origine danoise a été installé en France en
avril 1999.
Il consiste à enterrer sous la plage un système de drains parallèles au trait de côte à un
niveau défini en fonction des conditions hydrodynamiques spécifiques du site. Ces drains sont
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