Chapitre VI : Méthodes de protection contre l’érosion
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reliés à un collecteur lui-même couplé à une station de pompage ; l’eau chargée en grains de
sable apportés par la vague s’écoule par percolation, tandis que le sable est retenu sur la plage.
Une fois infiltrée, l’eau de mer est ensuite aspirée par la pompe.
Une canalisation de refoulement restitue à la mer l’eau libérée des sédiments, où peut
être réutilisée (piscine, pisciculture..) et l’engraissement de la plage est alors favorisé. Ce
procédé permet de combattre et de maitriser l’érosion des plages d’un littoral sans impact
négatif sur l’environnement. Il a l’avantage d’être invisible et totalement silencieux, de ne
provoquer aucun impact sur la faune ou la flore et de ne modifier ni les courants, ni le transit
sédimentaire parallèle au rivage.
Le procédé de STABIPLAGE :
C’est une technique qui consiste à mettre en œuvre des ouvrages de géo-composites qui,
une fois implantés, captent le sable naturellement transporté par les houles, les courants, et les
marées, pour reconstituer la plage et l’aider à retrouver un équilibre sédimentaire dynamique.
Les ouvrages dits freineurs de transit littoral sont eux posés perpendiculairement au trait de
côte ; un volume important de matériel sédimentaire est bloqué en amont de la dérive.
Les propriétés de souplesse et de perméabilité de la réalisation permettent de ne
pas faire barrage au sable comme le ferait une digue, mais plutôt de gérer les flux de
sédiments.
L’utilisation de telles techniques sur ce littoral ne serait que bénéfiques pour les plages à
risque. En effet, les actions à entreprendre dans ce cadre permettront de réhabiliter cet
écosystème dégradé ; de rendre aux plages leurs fonctions environnementales et leurs
bénéfices balnéaires. Engraisser les plages de cette côte doit être couplé à d’autres actions
telles que la fixation des dunes, technique à développer car c’est très important et pas trop
cher. Celles-ci joueraient un rôle tampon à toute invasion marine.
3.2.2. A long terme :
3.2.2.1. L’élaboration d’un plan de gestion des zones côtières (G.I.Z.C) :
Les stratégies de réponse aux changements climatiques ne pourront être efficaces que
dans le cadre plus global d’une gestion intégrée des zones côtières qui représente un outil
incontournable pour le développement durable des littoraux algériens en général et celui de
Béjaïa en particulier.
L’élaboration et la mise en œuvre des stratégies d’adaptation dans le cadre d’un plan de
G.I.Z.C nécessitent une bonne connaissance du fonctionnement organique du système côtier
en question. Celle-ci est conditionnée par la disponibilité des données.
L’absence de données océanographiques est un grand handicap dans l’estimation des
impacts physiques. Il devient donc indispensable d’installer sur la côte de Béjaïa des
instruments de mesure en continu de la houle et de la marée et de suivre l’évolution des plages
afin de disposer de longues séries de données qui permettraient de dégager des tendances
d’évolution.
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