Chapitre 1
Généralités
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« La surveillance continue est la mesure répétée :
 De la qualité du milieu marin et de chacun de ses compartiments, à savoir eau, sédiments
et milieu vivant ;
 Des activités ou des apports naturels et anthropiques susceptibles d’influer sur la qualité
du milieu marin ;
 Des effets de ces activités et apports.
Pour qu’ils puissent jouer un rôle réel dans le processus d’évaluation, les objectifs
de la surveillance continue peuvent être exprimés sous les formes suivantes :
 Décrire la distribution spatiale d’une série de paramètres physiques, chimiques
et biologiques et autres (dont la démographie, les apports, les activités spécifiques) ;
 Déterminer les tendances chronologiques, soit comme moyen de juger de l’efficacité
des mesures politiques, soit afin d’apprécier, grâce à des indicateurs adéquats,
l’évolution de certains aspects de la qualité du milieu marin ;
 Définir les rapports entre les activités anthropiques, les gradients spatiaux observés
et les tendances chronologiques décelées dans le milieu marin ».
En complément à cette définition, il faut rappeler que pour la surveillance exercée
à titre réglementaire, l’usage réserve plutôt le terme de « contrôle ». Le caractère qui différencie
le « contrôle » de « la surveillance » est l’existence d’une norme à laquelle les mesures réalisées
sont systématiquement comparées. Le résultat est en lui-même de peu d’intérêt, seul compte sa
position au-dessus ou en dessous de la norme, ou dans telle gamme de la norme implique
généralement une capacité de régulation, par exemple une interdiction de rejet (JOANNY,
1997).
L’utilisation des termes « surveillance » ou « observation » devrait être utilisée lorsque
la surveillance n’a apparemment aucun autre objet que la connaissance scientifique. Elle porte
alors normalement sur des phénomènes ou des évènements qu’il s’agit de mieux connaitre
(JOANNY, 1997).
1.2.2. SUR QUOI PORTE-T-ELLE EN GÉNÉRAL ?
1.2.2.1. LES PARAMÈTRES GÉNÉRAUX DE QUALITÉ
L’eau de mer stricto sensu possède un ensemble de caractéristiques physico-chimiques
relativement stables telles que la composition globale des sels (la salinité), la température,
l’oxygène dissous, le pH. Toutefois, au voisinage de la côte et plus encore en estuaire,
le mélange avec les eaux continentales modifie significativement ces caractéristiques. Elles
en deviennent des marqueurs importants de l’influence continentale, qui peut être sensible
à plusieurs dizaines de kilomètres de la côte. La mesure de ces caractéristiques est donc
indispensable à la compréhension et à l’interprétation des autres données.
1.2.2.2. LES CONTAMINANTS CHIMIQUES ET LEURS EFFETS
Les espèces chimiques plus ou moins toxiques forment un réservoir inépuisable
de polluants, c’est-à-dire de substances susceptibles d’avoir un effet délétère sur le milieu
marin. Mais les pollutions dont les agents et les effets peuvent être identifiés résultent pour
l’essentiel d’épisodes accidentels. L’apport chronique des espèces chimiques dans le milieu
se traduit aux mieux par une contamination plus ou moins importante, c’est-à-dire un niveau de
concentration au-dessus de la normale, ou un niveau au moins détectable pour une substance
synthétique.
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