Chapitre 1
Généralités
26
Les dermatoses : Les incidents cutanés sont fréquents chez les baigneurs et les sujets
fréquentant les sables de plage. Les bactéries banales telles que les staphylocoques, les
streptocoques, les microcoques (Micrococcus epidermis) sont à l’origine des
furonculoses, abcès et des panaris auxquelles il faut ajouter les affections génitourinaires provoquées généralement par les « Chlamydies » (BRISOU et DENIS, 1978).
B- Les affections gastro-intestinales :
Il reste entendu que la majorité de ces syndromes liés aux affections gastro-intestinales
ont une origine bactérienne. Les salmonelles, shigelles, E.coli entérotoxique, Protéus et Vibrio
cholerae sont les principales bactéries incriminées. Ces bactéries sont à l’origine des diarrhées,
dysenteries, fièvres typhoïdes et parathyphoides et le choléra (BRISOU et DENIS, 1978).
1.1.4.5.2. Risques liés à la consommation des fruits de mer
Selon POGGI (1991), les consommateurs de coquillages sont trois fois plus exposés que
les autres aux maladies entériques. La consommation de tels coquillages était à l’origine de
nombreux cas de gastro-entérites et hépatites comme l’ont montré les enquêtes
épidémiologiques (MOUFOK, 2003).
Les germes présents dans l’eau de mer s’accumulent dans les coquillages filtreurs en
fonction de la nature des germes et de l’état physiologique des mollusques (DROUOT et
KLINGLER, 1986).
1.2. RÉSEAUX DE SURVEILLANCE DE LA POLLUTION MARINE
1.2.1. QU’EST-CE QUE LA SURVEILLANCE ?
La mise en place de programmes dits de « surveillance de l’environnement marin »
remonte seulement au début des années 1970, dans la mouvance de la conférence de juin 1972
sur l’environnement tenue sous l’égide des Nations Unies à Stockholm. Par la suite, différents
termes ont été utilisés indifféremment pour qualifier des activités parfois distinctes, usage
compliqué par la contamination anglo-saxonne : observation, surveillance continue, suivi,
contrôle, monitoring…
Répondant à un besoin d’une approche plus scientifique des problèmes de qualité du
milieu marin, le Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM) établissait en 1987
un groupe de travail sur l’évaluation environnementale et les stratégies de surveillance
(Working Group on Environnemental Assesment and Monitoring Strategies – WGEAMS).
Celui-ci s’est bien entendu penché sur ce que recouvre effectivement cette notion
de surveillance continue, sur la base de l’appellation anglaise « monitoring », dont la simplicité
a fait le succès.
Le WGEAMS a tout d’abord défini la surveillance comme un type d’activité : la mesure
répétée d’un paramètre du milieu ou d’un contaminant ou de l’effet direct ou indirect
de polluants, et précisé que cette activité peut s’exercer à un titre réglementaire (c’est alors
un contrôle), ou pour évaluer des niveaux ou des tendances, ou pour une étude scientifique.
Cette définition relativement simple a permis de clarifier ultérieurement bon nombre de débats
dans la définition des objectifs de surveillance. Elle a été à l’origine de la définition extensive
produite par la convention OSPAR, qui constitue la référence la plus actuelle en la matière,
présentée ci-après (JOANNY, 1997) :
Généralités
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Les dermatoses : Les incidents cutanés sont fréquents chez les baigneurs et les sujets
fréquentant les sables de plage. Les bactéries banales telles que les staphylocoques, les
streptocoques, les microcoques (Micrococcus epidermis) sont à l’origine des
furonculoses, abcès et des panaris auxquelles il faut ajouter les affections génitourinaires provoquées généralement par les « Chlamydies » (BRISOU et DENIS, 1978).
B- Les affections gastro-intestinales :
Il reste entendu que la majorité de ces syndromes liés aux affections gastro-intestinales
ont une origine bactérienne. Les salmonelles, shigelles, E.coli entérotoxique, Protéus et Vibrio
cholerae sont les principales bactéries incriminées. Ces bactéries sont à l’origine des diarrhées,
dysenteries, fièvres typhoïdes et parathyphoides et le choléra (BRISOU et DENIS, 1978).
1.1.4.5.2. Risques liés à la consommation des fruits de mer
Selon POGGI (1991), les consommateurs de coquillages sont trois fois plus exposés que
les autres aux maladies entériques. La consommation de tels coquillages était à l’origine de
nombreux cas de gastro-entérites et hépatites comme l’ont montré les enquêtes
épidémiologiques (MOUFOK, 2003).
Les germes présents dans l’eau de mer s’accumulent dans les coquillages filtreurs en
fonction de la nature des germes et de l’état physiologique des mollusques (DROUOT et
KLINGLER, 1986).
1.2. RÉSEAUX DE SURVEILLANCE DE LA POLLUTION MARINE
1.2.1. QU’EST-CE QUE LA SURVEILLANCE ?
La mise en place de programmes dits de « surveillance de l’environnement marin »
remonte seulement au début des années 1970, dans la mouvance de la conférence de juin 1972
sur l’environnement tenue sous l’égide des Nations Unies à Stockholm. Par la suite, différents
termes ont été utilisés indifféremment pour qualifier des activités parfois distinctes, usage
compliqué par la contamination anglo-saxonne : observation, surveillance continue, suivi,
contrôle, monitoring…
Répondant à un besoin d’une approche plus scientifique des problèmes de qualité du
milieu marin, le Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM) établissait en 1987
un groupe de travail sur l’évaluation environnementale et les stratégies de surveillance
(Working Group on Environnemental Assesment and Monitoring Strategies – WGEAMS).
Celui-ci s’est bien entendu penché sur ce que recouvre effectivement cette notion
de surveillance continue, sur la base de l’appellation anglaise « monitoring », dont la simplicité
a fait le succès.
Le WGEAMS a tout d’abord défini la surveillance comme un type d’activité : la mesure
répétée d’un paramètre du milieu ou d’un contaminant ou de l’effet direct ou indirect
de polluants, et précisé que cette activité peut s’exercer à un titre réglementaire (c’est alors
un contrôle), ou pour évaluer des niveaux ou des tendances, ou pour une étude scientifique.
Cette définition relativement simple a permis de clarifier ultérieurement bon nombre de débats
dans la définition des objectifs de surveillance. Elle a été à l’origine de la définition extensive
produite par la convention OSPAR, qui constitue la référence la plus actuelle en la matière,
présentée ci-après (JOANNY, 1997) :
