Chapitre 1
Généralités
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Les contaminants chimiques recherchés sont en général sélectionnés pour leur toxicité
ou leur rémanence, c’est-à-dire leur faculté à rester longtemps dans le milieu sans subir
de dégradation. L’importance de la qualité produite est parfois prise en compte, mais ce sont
surtout des considérations sur les possibilités analytiques et le coût des analyses qui ont
déterminé le choix des contaminants surveillés.
On trouvera donc le plus souvent dans les programmes de surveillance des résultats
sur le mercure, le cadmium, le plomb, le zinc et le cuivre en ce qui concerne les métaux,
et sur la famille du DDT ou du lindane, sur les polychlorobiphényles (PCB) et les hydrocarbures
polyaromatiques (PAH) en ce qui concerne les contaminants organiques. Les contaminants
sont le plus souvent mesurés dans la matière vivante (coquillage ou poisson) ou le sédiment,
mais parfois aussi dans l’eau ou la matière en suspension selon leur nature et leur origine (rejets
urbains par exemple).
De développements plus récents, la surveillance des effets biologiques des contaminants
recouvre un ensemble de techniques s’adressant aux différents niveaux de l’organisation
biologique du milieu (communauté, population, individu, cellule, …). Biochimie, physiologie,
biologie pélagique ou benthique peuvent contribuer à la mise en évidence d’effets biologiques
liés de façon plus ou moins claire à des contaminants ou des familles de contaminants
(qui redeviennent alors des polluants !).
1.2.2.3. LA MICROBIOLOGIE SANITAIRE
La microbiologie concerne l’ensemble des organismes vivants microscopiques (bactéries,
virus, champignons, protozoaires, …). Les microorganismes bactériens et viraux, susceptibles
d’être pathogènes pour l’homme sont véhiculés jusqu’au milieu marin par voie hydrique.
Ils proviennent directement ou indirectement de l’homme aux travers de ses activités (rejets
urbains, industriels et agricoles). Les pathologies d’origine bactérienne ou virale le plus souvent
associées à la consommation de coquillages sont actuellement dans les pays occidentaux
les gastroentérites et certaines hépatiques virales comme l’hépatite A. Les pays en voie
de développement, du fait d’un assainissement insuffisant et de mesures d’hygiène limités,
subissent encore des épidémies de typhoïde et de choléra.
La recherche de microorganismes peut être faite dans l’eau ou dans les coquillages selon
les besoins. Les huitres, moules ou coques sont les plus utilisés pour des raisons biologiques
et sanitaires évidentes : ces organismes filtreurs ou fouisseurs concentrent les particules
en suspension ou déposées, support habituel des bactéries et des virus et représentent une part
importante des produits de la mer consommées.
1.2.2.4. LES PARAMÈTRES D’ENRICHISSEMENT ET D’EUTROPHISATION
Non directement toxiques les nutriments (nitrates, ammonium, phosphates, silicate)
permettent le développement des organismes végétaux et sont donc à la base de la chaine
alimentaire. Du fait de l’apport massif d’engrais chimiques en agriculture et de détergents
phosphatés, un enrichissement significatif du milieu estuarien et côtier conduit à des
développements excessifs d’algues (macro ou microphytes) appelées eutrophisation par abus
de langage. Aussi est-il important de suivre certains paramètres témoins (chlorophylle, matière
organique) ou des facteurs associés (turbidité).
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