Chapitre 1
Généralités
22
1.1.4.4.2. Les indicateurs microbiens
A- La Flore Mésophile Aérobie Totale (FMAT)
La Flore Mésophile Aérobie Totale (FMAT) est utilisée comme un indicateur global
de la pollution microbiologique. Elle englobe l’ensemble des microorganismes capables de se
multiplier à l’air aux températures moyennes, surtout à une température optimale de croissance
située entre 25 et 40°C. La FMAT renseigne aussi bien sur la microflore autochtone que sur la
microflore allochtone apportée par la pollution.
B- Les coliformes totaux (CT)
Les coliformes sont des bâtonnets, anaérobie facultatif, gram (-) non sporulant
(PNUE/OMS, 1977). Ils sont capables de croître en présence de sels biliaires et fermentent le
lactose en produisant de l’acide et du gaz en 48 heures à des températures de 35 à 37º C
(RODIER et al, 1996). Ils regroupent les genres Echerichia, Citrobacter, Entérobacter,
Klébsiella, Yersinia, Serratia, Rahnella, et Buttiauxella (RODIER et al, 1996 ; JOLY et
REYNAUD, 2003).
La recherche et le dénombrement de l’ensemble des coliformes (coliformes totaux), sans
préjuger de leur appartenance taxonomique et de leur origine, est capital pour la vérification de
l’efficacité d’un traitement d’un désinfectant mais il est d’un intérêt nuancé pour déceler une
contamination d’origine fécale (RODIER et al, 1996).
C- Les coliformes thermotolérants (CTH)
Ce sont des bâtonnets Gram (-), aérobies et facultativement anaérobies ; non sporulant,
capables de fermenter le lactose avec production de l’acide et de gaz à 36 et 44ºC en moins de
24 heures. Les coliformes qui produisent de l’indole dans l’eau peptonée contenant du
tryptophane à 44ºC, sont souvent désignés sous le nom d’Eschericia Coli bien que le groupe
comporte plusieurs souches différentes (Citrobacter freundii, Entérobacter aerogenes,
Klebsiella pneumoniae…etc.) (PNUE/OMS, 1977 ; RODIER et al ,1996 ; JOLY et
REYNAUD, 2003).
La recherche et le dénombrement des coliformes fécaux thermotolérants est un examen
proposé en raison d’une concordance statistique entre leur présence et l’existence d’une
contamination fécale quasi certaine (RODIER et al, 1996). Ils dénotent normalement une
pollution fécale récente car ils ne se propagent pas dans le milieu marin. Ils sont donc considérés
comme de bons indicateurs. Cependant, la principale difficulté qui s’attache à leur emploi, est,
justement, leur survie relativement courte en eau de mer, ce qui peut exiger un recourt à des
indicateurs supplémentaires (PNUE/OMS, 1977).
C- Les streptocoques fécaux
Sont considérées comme streptocoques fécaux, toutes les bactéries Gram (+) de forme
oblongue ou de cocci sphériques légèrement ovales (RODIER et al, 1996). Ils se disposent, le
plus souvent, en diplocoques ou en chainettes (LECLERC et al, 1995 ; JOLY et REYNAUD,
2003), se développent le mieux à 37°C et possèdent le caractère homoférmentaire avec
production de l’acide lactique sans gaz (MANUEL DE BERGEY, 1984).
Selon la classification sérologique de Lancefield (1933), 5 espèces sont reconnues parmi
les streptocoques fécaux (streptocoques du groupe D). Il s’agit de : S.bovis, S.equinus, S.avium,
S.faecalis et S.faecium, car les autres streptocoques ont une origine fécale douteuse (RODIER
et al, 1996).
Généralités
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1.1.4.4.2. Les indicateurs microbiens
A- La Flore Mésophile Aérobie Totale (FMAT)
La Flore Mésophile Aérobie Totale (FMAT) est utilisée comme un indicateur global
de la pollution microbiologique. Elle englobe l’ensemble des microorganismes capables de se
multiplier à l’air aux températures moyennes, surtout à une température optimale de croissance
située entre 25 et 40°C. La FMAT renseigne aussi bien sur la microflore autochtone que sur la
microflore allochtone apportée par la pollution.
B- Les coliformes totaux (CT)
Les coliformes sont des bâtonnets, anaérobie facultatif, gram (-) non sporulant
(PNUE/OMS, 1977). Ils sont capables de croître en présence de sels biliaires et fermentent le
lactose en produisant de l’acide et du gaz en 48 heures à des températures de 35 à 37º C
(RODIER et al, 1996). Ils regroupent les genres Echerichia, Citrobacter, Entérobacter,
Klébsiella, Yersinia, Serratia, Rahnella, et Buttiauxella (RODIER et al, 1996 ; JOLY et
REYNAUD, 2003).
La recherche et le dénombrement de l’ensemble des coliformes (coliformes totaux), sans
préjuger de leur appartenance taxonomique et de leur origine, est capital pour la vérification de
l’efficacité d’un traitement d’un désinfectant mais il est d’un intérêt nuancé pour déceler une
contamination d’origine fécale (RODIER et al, 1996).
C- Les coliformes thermotolérants (CTH)
Ce sont des bâtonnets Gram (-), aérobies et facultativement anaérobies ; non sporulant,
capables de fermenter le lactose avec production de l’acide et de gaz à 36 et 44ºC en moins de
24 heures. Les coliformes qui produisent de l’indole dans l’eau peptonée contenant du
tryptophane à 44ºC, sont souvent désignés sous le nom d’Eschericia Coli bien que le groupe
comporte plusieurs souches différentes (Citrobacter freundii, Entérobacter aerogenes,
Klebsiella pneumoniae…etc.) (PNUE/OMS, 1977 ; RODIER et al ,1996 ; JOLY et
REYNAUD, 2003).
La recherche et le dénombrement des coliformes fécaux thermotolérants est un examen
proposé en raison d’une concordance statistique entre leur présence et l’existence d’une
contamination fécale quasi certaine (RODIER et al, 1996). Ils dénotent normalement une
pollution fécale récente car ils ne se propagent pas dans le milieu marin. Ils sont donc considérés
comme de bons indicateurs. Cependant, la principale difficulté qui s’attache à leur emploi, est,
justement, leur survie relativement courte en eau de mer, ce qui peut exiger un recourt à des
indicateurs supplémentaires (PNUE/OMS, 1977).
C- Les streptocoques fécaux
Sont considérées comme streptocoques fécaux, toutes les bactéries Gram (+) de forme
oblongue ou de cocci sphériques légèrement ovales (RODIER et al, 1996). Ils se disposent, le
plus souvent, en diplocoques ou en chainettes (LECLERC et al, 1995 ; JOLY et REYNAUD,
2003), se développent le mieux à 37°C et possèdent le caractère homoférmentaire avec
production de l’acide lactique sans gaz (MANUEL DE BERGEY, 1984).
Selon la classification sérologique de Lancefield (1933), 5 espèces sont reconnues parmi
les streptocoques fécaux (streptocoques du groupe D). Il s’agit de : S.bovis, S.equinus, S.avium,
S.faecalis et S.faecium, car les autres streptocoques ont une origine fécale douteuse (RODIER
et al, 1996).
