Chapitre 1
Généralités
21
B- La prédation : On peut citer :
Les bactéries prédatrices : comme les Bdellovibrio (groupe de bactéries de petite taille
qui se fixent sur d’autres bactéries pour les « dévorer » ; ce sont des vibrions très mobiles
qui n’attaquent que les bactéries Gram négatif) (BRISOU et DENIS, 1978 ; PELMONT,
1993) ; et les Myxobactéries (germes à Gram négatif ayant pour singularité d’hydrolyser
les molécules insolubles, de lyser les cellules bactériennes et de les utiliser comme
substrat) (BRISOU et DENIS, 1978) ;
Les bactériophages : extrêmement répondus dans la nature ; ils parasitent et détruisent
bactéries et Cyanophycées. Ils peuvent détruire une population bactérienne entière ou
seulement une partie de celle-ci, s’intégrer dans le chromosome pour établir la lysogénie
(BRISOU et DENIS, 1978) ;
Les prédateurs microphages : Ce sont tous les organismes qui se nourrissent de
microbes. Ils sont représentés par les amibes, les flagellés, les ciliés ou des êtres plus
évolués tels que les mollusques filtrants qui absorbent une grande quantité de bactéries
et de virus avec leur nourriture. Il faut souligner que pour ces deux derniers, les germes
absorbés ne sont pas nécessairement détruits (BRISOU et DENIS, 1978).
1.1.4.4. PARAMÈTRES D’UNE ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE
1.1.4.4.1. Aspects Généraux
Les espèces considérées comme pathogènes pour l’homme en milieu marin sont reparties
au sein de quatre genres : Salmonella (bacilles de la typhoïde, des paratyphoïdes A
et B et de diverses gastro-entérites), Shigella (bacilles dysentérique) et Escherichia
(essentiellement E.coli ou colibacille) parmi les Entérobactéries, et Vibrio (vibrion du cholera)
parmi les Vibrionacées (BRISOU et DENIS, 1978 ; GAUTHIER et PIETRI, 1989 ; EBERLIN,
1997).
La présence de ces micro-organismes dans l’eau, le sédiment ou les produits de la mer
confirme bien évidement, l’existence d’une pollution. Cependant, comme pour les eaux douces,
le degré de pollution des eaux de mer est évalué par le dénombrement d’autres bactéries
entériques, appelés « indicateurs de contamination fécale », en général les coliformes fécaux et
les streptocoques fécaux (groupe D), qui sont en grande partie dénués de pathogénicité pour
l’homme, mais sont très abondants dans les eaux usées. La raison de ce choix tient
essentiellement au fait que la numération de ces bactéries est beaucoup plus simple et rapide
(24 à 48 heures) que celle des espèces véritablement pathogènes (généralement quelques jours,
avec souvent nécessité d’identification sérologique) (GAUTHIER et PIETRI, 1989).
Par ailleurs, si la présence des espèces indicatrices ne confirme pas celle des espèces
pathogènes dans les eaux analysées, elle la laisse supposée, car une certaine relation quantitative
existe entre les deux groupes de bactéries (GAUTHIER et PIETRI, 1989). En effet, la présence
simultanée des coliformes et des entérocoques suffit à confirmer qu’il y a pollution (BRISOU
ET DENIS, 1978).
Généralités
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B- La prédation : On peut citer :
Les bactéries prédatrices : comme les Bdellovibrio (groupe de bactéries de petite taille
qui se fixent sur d’autres bactéries pour les « dévorer » ; ce sont des vibrions très mobiles
qui n’attaquent que les bactéries Gram négatif) (BRISOU et DENIS, 1978 ; PELMONT,
1993) ; et les Myxobactéries (germes à Gram négatif ayant pour singularité d’hydrolyser
les molécules insolubles, de lyser les cellules bactériennes et de les utiliser comme
substrat) (BRISOU et DENIS, 1978) ;
Les bactériophages : extrêmement répondus dans la nature ; ils parasitent et détruisent
bactéries et Cyanophycées. Ils peuvent détruire une population bactérienne entière ou
seulement une partie de celle-ci, s’intégrer dans le chromosome pour établir la lysogénie
(BRISOU et DENIS, 1978) ;
Les prédateurs microphages : Ce sont tous les organismes qui se nourrissent de
microbes. Ils sont représentés par les amibes, les flagellés, les ciliés ou des êtres plus
évolués tels que les mollusques filtrants qui absorbent une grande quantité de bactéries
et de virus avec leur nourriture. Il faut souligner que pour ces deux derniers, les germes
absorbés ne sont pas nécessairement détruits (BRISOU et DENIS, 1978).
1.1.4.4. PARAMÈTRES D’UNE ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE
1.1.4.4.1. Aspects Généraux
Les espèces considérées comme pathogènes pour l’homme en milieu marin sont reparties
au sein de quatre genres : Salmonella (bacilles de la typhoïde, des paratyphoïdes A
et B et de diverses gastro-entérites), Shigella (bacilles dysentérique) et Escherichia
(essentiellement E.coli ou colibacille) parmi les Entérobactéries, et Vibrio (vibrion du cholera)
parmi les Vibrionacées (BRISOU et DENIS, 1978 ; GAUTHIER et PIETRI, 1989 ; EBERLIN,
1997).
La présence de ces micro-organismes dans l’eau, le sédiment ou les produits de la mer
confirme bien évidement, l’existence d’une pollution. Cependant, comme pour les eaux douces,
le degré de pollution des eaux de mer est évalué par le dénombrement d’autres bactéries
entériques, appelés « indicateurs de contamination fécale », en général les coliformes fécaux et
les streptocoques fécaux (groupe D), qui sont en grande partie dénués de pathogénicité pour
l’homme, mais sont très abondants dans les eaux usées. La raison de ce choix tient
essentiellement au fait que la numération de ces bactéries est beaucoup plus simple et rapide
(24 à 48 heures) que celle des espèces véritablement pathogènes (généralement quelques jours,
avec souvent nécessité d’identification sérologique) (GAUTHIER et PIETRI, 1989).
Par ailleurs, si la présence des espèces indicatrices ne confirme pas celle des espèces
pathogènes dans les eaux analysées, elle la laisse supposée, car une certaine relation quantitative
existe entre les deux groupes de bactéries (GAUTHIER et PIETRI, 1989). En effet, la présence
simultanée des coliformes et des entérocoques suffit à confirmer qu’il y a pollution (BRISOU
ET DENIS, 1978).
