Chapitre 1
Généralités
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Le sédiment peut être considéré comme un réservoir de bactéries, les temps de survie y
sont très élevés et les T90 (temps nécessaire pour que 90 % des bactéries disparaissent) peuvent
atteindre les 14 jours et exceptionnellement 40 jours lorsque les conditions y sont favorables
(LE GUYARDDER et al, 1990 in POMMEPUY, 1991). Lorsqu’il est remis en suspension, il
peut recontaminer l’eau surnageante (WOOD, 1967 in POMMEPUY et al, 1991).
1.1.4.3. FACTEURS INFLUANT LA TENEUR MICROBIENNE GLOBALE
1.1.4.3.1. Facteurs physico-chimiques
A- La dilution : elle intervient immédiatement après le rejet. Elle est favorisée par le mélange
des eaux : courants, turbulence et action des marées. On estime que 90 à 99% des bactéries
d’égout sont détruites après 48 heures de suspension dans l’eau de mer et que leur nombre
décroit avec la distance beaucoup plus rapidement que l’on pourrait s’y attendre du fait de la
simple dilution (MAURIN, 1974).
B- L’adsorption : c’est la fixation des polluants sur toutes les particules organiques ou
minérales en suspension dans le milieu aquatique. C’est un phénomène bien connu par lequel
les microbes s’accrochent à des corpuscules dont ils suivent le sort ; l’adsorption contribue donc
à un isolement des germes et à une efficace dissociation de la charge polluante, car elle peut
atteindre 90 à 95% des bactéries et des virus (WOOD et col, 1967 in BRISOU et DENIS, 1978).
C- La sédimentation : directe ou indirecte (après adsorption), elle explique la disparition
momentanée des microbes. Cette disparition peut être provisoire, car il peut y avoir remise en
suspension des sédiments et des bactéries. Très efficace en eaux calmes, elle se trouve
amoindrie par la turbulence du milieu (MAURIN, 1974).
D- La lumière : elle intervient sur la dispersion (dilution, adsorption, sédimentation) dans le
sens où elle conditionne les mouvements verticaux et horizontaux des masses planctoniques.
Une action bactéricide directe de la lumière ultraviolette est en principe admise, mais est très
modeste (BRISOU et DENIS, 1978) ; car son action ne dépasse pas une profondeur de
5 à 20cm selon la turbidité (MAURIN, 1974).
E- La température de l’eau : la décroissance des bactéries augmente avec la température de
l’eau. Ainsi, en période estivale, celle-ci est un des facteurs majeurs de l’épuration microbienne
(MANCINI, 1978).
F- Les variations de pH : au plan microbiologique, les fluctuations naturelles de pH
n’interviennent pratiquement pas. Par contre elles jouent un rôle dans les mouvements de
masses planctoniques (BRISOU et DENIS, 1978).
G- La salinité : les fortes variations de salinité d’un milieu à l’autre, ont tendance à empêcher
l’accoutumance des bactéries allochtones à leur nouveau milieu, ce qui conduit à la
décroissance de leur nombre (MAURIN, 1974).
1.1.4.3.2. Facteurs biologiques
A- La compétition interspécifique: la présence des microorganismes autochtones, plus aptes
à se multiplier dans leur milieu naturel, implique la décroissance des bactéries allochtones
(FLINT, 1987).
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