Chapitre 1
Généralités
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1.1.4.1.4. Les bactéries absorbées
Vecteur passif en cas de simple adsorption, le plancton (protozoaires, zooplancton,
métazoaires et organismes filtreurs) devient vecteur actif, conservateur, protecteur, véhicule de
micro-organismes s’il les absorbe. Ces organismes jouent alors le rôle de réservoirs et de
vecteurs de nombreux agents pathogènes pour l’homme et les animaux (BRISOU et DENIS,
1978).
1.1.4.2. ÉVOLUTION DE LA POLLUTION BACTÉRIENNE EN MILIEU MARIN
De nombreuses études ont été menées afin d’apporter des précisions concernant le devenir
des bactéries entériques rejetées dans le milieu marin. Elles sont réalisées soit in situ soit au
laboratoire pour tenter de mettre en évidence les facteurs et les paramètres intervenant dans la
décroissance bactérienne dans le milieu marin (CRANE et MORE, 1986 in POMMEPUY et al,
1991).
1.1.4.2.1. La contamination de l’eau
Elle peut se faire d’une manière directe par les rejets d’eaux usées ou indirecte par la
remise en suspension des particules décantées, la contamination sera dépendante de la qualité
physicochimique de l’eau de mer qui conditionnera la survie ou la mort des germes.
Selon POMMEPUY et al (1991), les paramètres qui déterminent la mortalité des
microorganismes ou leur survie dans l’eau de mer sont :
 La présence de composés organiques osmoprotecteurs qui permettent à la cellule de
supporter le choc osmotique lors du passage de l’eau usée douce à l’eau de mer salée ;
 La présence de matières organiques assimilables ;
 La température de l’eau et l’effet bactéricide de l’ensoleillement car il suffit d’une
exposition d’une à deux heures à l’ensoleillement pour qu’une suspension bactérienne
ne devienne plus cultivable.
1.1.4.2.2. La décantation des bactéries
Les bactéries issues des rejets se présentent sous forme libre ou agglomérée. La
décantation des bactéries est un phénomène lent car il faut en moyenne 10 heures pour que les
concentrations bactériennes diminuent d’un logarithme (POMMEPUY et al, 1991). Cependant
la décantation est sélective dans le sens où elle est conditionnée par la taille et la forme que
peuvent prendre certaines bactéries. Par exemple les streptocoques se disposent en chaînettes
de 20 à 40 μm ; ils auront tendance à se concentrer plus au fond que les coliformes 1 à 2 μm
(ANONOYME, 1980).
1.1.4.2.3. La contamination du sédiment
Les dépôts des particules chargées de bactéries seront fonction de l’hydrodynamisme et
se feront dans les zones peu profondes, abritées des courants et des clapots. Plus le sédiment est
riche en matière organique plus les bactéries fécales survivront plus longtemps. Ces dernières
peuvent acquérir une résistance vis-à-vis des facteurs inhibiteurs par l’échange de gènes avec
les bactéries autochtones (GAUTHIER et PIETRI, 1989).
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