Chapitre 1
Généralités
17
En outre, à côté du carbone, il y a d’autres facteurs secondaires, parmi lesquels on trouve
la lumière qui est un facteur naturel inévitable ainsi que des facteurs de croissance tels que le
potassium, le magnésium, les sulfates et certains métaux à l’état de trace (COPINMONTÉGUT, 1996).
De plus, l’impact de l’enrichissement en sels nutritifs dépend du temps de résidence
moyen des eaux dans la zone. Si une circulation générale de grande emprise entraîne les eaux
côtières riches et les dilue au large, les apports terrigènes réaliseront une fertilisation bénéfique
au milieu marin, particulièrement si celui-ci est oligotrophe. Par contre, si les courants sont
assez faibles et qu’une petite stratification peut s’installer momentanément, l’enrichissement se
traduira par une importante production végétale sur place. Il faut dès lors distinguer les effets
des eutrophisations à phytoplanctons de ceux des eutrophisations à macro-algues vertes : les
proliférations d’algues vertes sont plus gênantes que toxiques, alors que les proliférations
phytoplanctoniques, par le déficit en oxygène qu’elles peuvent induire, sont beaucoup plus
pernicieuses.
1.1.4. POLLUTION MICROBIOLOGIQUE DU MILIEU MARIN
Dans les écosystèmes aquatiques, les organismes les plus nombreux sont les microorganismes, les bactéries forment la composante majoritaire. Leur rôle est fondamental dans
l’équilibre écologique des milieux aquatiques, principalement par la régulation des cycles
biogéochimique et énergétique (BIANCHI et al, 1989).
Les bactéries marines diffèrent physiologiquement de celles qui ont des habitats non
marins ; elles sont très adaptées aux conditions très spéciales offertes par le milieu marin
(salinité, pH, oxygénation réduite, basses températures et des pressions souvent considérables)
(MORITA et COLWELL, 1974).
Dans le milieu marin, les bactéries servent de nourriture à de nombreux organismes
marins, elles favorisent la fixation d’algues ou de larves sur certains substrats, elles permettent
également la dégradation de certains polluants tels que naphtalène, pesticides, cellulose,
hydrocarbures, etc. Cependant, leur effet peut être nuisible car certaines d’entre elles ont aussi
la capacité de concentrer des polluants tels que les métaux lourds (mercure) et leur
consommation par des mollusques filtreurs ou des vers peut contaminer la chaîne alimentaire
(EQUINOXE, 1990).
Les espèces prédominantes appartiennent aux genres suivants : Pseudomonas, Vibrio,
Spirillum, Achromobacter, Flavobacterium, Bacillus, … etc. (ZOBELL, 1946 ; BERTRAND
et LARSEN, 1989 ; LECLERC et al, 1995).
À côté de la flore autochtone adaptée rigoureusement aux conditions de la vie marine,
une flore accidentelle, introduite soit par ruissellement ou par les égouts domestiques, se
rencontre le long des côtes, des baies ou d’estuaires et à proximité des villes.
Les principales espèces rencontrées sont d’origines fécales appartenant au groupe des
entérobactéries telles que : les coliformes, les streptocoques et les salmonelles (BELLAN et
PERES, 1974). Ces bactéries ont à la fois un rôle en pathologie et un intérêt épidémiologique
(BRISOU et DENIS, 1978 ; GHAUTIER et PIETRI, 1989), c’est pour cela qu’elles sont, entre
autre, utilisés dans le cadre de la surveillance de la qualité microbiologique des eaux littorales
et des produits de la mer.
Généralités
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En outre, à côté du carbone, il y a d’autres facteurs secondaires, parmi lesquels on trouve
la lumière qui est un facteur naturel inévitable ainsi que des facteurs de croissance tels que le
potassium, le magnésium, les sulfates et certains métaux à l’état de trace (COPINMONTÉGUT, 1996).
De plus, l’impact de l’enrichissement en sels nutritifs dépend du temps de résidence
moyen des eaux dans la zone. Si une circulation générale de grande emprise entraîne les eaux
côtières riches et les dilue au large, les apports terrigènes réaliseront une fertilisation bénéfique
au milieu marin, particulièrement si celui-ci est oligotrophe. Par contre, si les courants sont
assez faibles et qu’une petite stratification peut s’installer momentanément, l’enrichissement se
traduira par une importante production végétale sur place. Il faut dès lors distinguer les effets
des eutrophisations à phytoplanctons de ceux des eutrophisations à macro-algues vertes : les
proliférations d’algues vertes sont plus gênantes que toxiques, alors que les proliférations
phytoplanctoniques, par le déficit en oxygène qu’elles peuvent induire, sont beaucoup plus
pernicieuses.
1.1.4. POLLUTION MICROBIOLOGIQUE DU MILIEU MARIN
Dans les écosystèmes aquatiques, les organismes les plus nombreux sont les microorganismes, les bactéries forment la composante majoritaire. Leur rôle est fondamental dans
l’équilibre écologique des milieux aquatiques, principalement par la régulation des cycles
biogéochimique et énergétique (BIANCHI et al, 1989).
Les bactéries marines diffèrent physiologiquement de celles qui ont des habitats non
marins ; elles sont très adaptées aux conditions très spéciales offertes par le milieu marin
(salinité, pH, oxygénation réduite, basses températures et des pressions souvent considérables)
(MORITA et COLWELL, 1974).
Dans le milieu marin, les bactéries servent de nourriture à de nombreux organismes
marins, elles favorisent la fixation d’algues ou de larves sur certains substrats, elles permettent
également la dégradation de certains polluants tels que naphtalène, pesticides, cellulose,
hydrocarbures, etc. Cependant, leur effet peut être nuisible car certaines d’entre elles ont aussi
la capacité de concentrer des polluants tels que les métaux lourds (mercure) et leur
consommation par des mollusques filtreurs ou des vers peut contaminer la chaîne alimentaire
(EQUINOXE, 1990).
Les espèces prédominantes appartiennent aux genres suivants : Pseudomonas, Vibrio,
Spirillum, Achromobacter, Flavobacterium, Bacillus, … etc. (ZOBELL, 1946 ; BERTRAND
et LARSEN, 1989 ; LECLERC et al, 1995).
À côté de la flore autochtone adaptée rigoureusement aux conditions de la vie marine,
une flore accidentelle, introduite soit par ruissellement ou par les égouts domestiques, se
rencontre le long des côtes, des baies ou d’estuaires et à proximité des villes.
Les principales espèces rencontrées sont d’origines fécales appartenant au groupe des
entérobactéries telles que : les coliformes, les streptocoques et les salmonelles (BELLAN et
PERES, 1974). Ces bactéries ont à la fois un rôle en pathologie et un intérêt épidémiologique
(BRISOU et DENIS, 1978 ; GHAUTIER et PIETRI, 1989), c’est pour cela qu’elles sont, entre
autre, utilisés dans le cadre de la surveillance de la qualité microbiologique des eaux littorales
et des produits de la mer.
