Chapitre 1
Généralités
16
Les nitrates ne sont pas toxiques ; mais des teneurs élevées en nitrates provoquent une
prolifération algale qui contribue à l’eutrophisation du milieu. Leur potentiel danger reste
néanmoins relatif à leur réduction en nitrites en absence d’oxygène.
1.1.3.2.2. Composés phosphatés
Le phosphore est un élément nutritif essentiel à la vie aquatique présent dans l’eau sous
plusieurs formes : phosphates (orthophosphates), polyphosphates et phosphore organique. Sa
forme minérale majoritaire est l'orthophosphate (PO4
3), résultat des différentes étapes de
dissociation de l’acide orthophosphorique (AMINOT et CHAUSSEPIED, 1983 ; COPINMONTÉGUT, 1996).
Gênant dans le milieu naturel, les phosphates n’ont pas d’incidence sanitaire et les
polyphosphates sont autorisés comme adjuvants pour la prévention de l’entartrage dans les
réseaux (BONTOUX, 1993). Lors de la minéralisation de la matière organique par les microorganismes, le phosphore organique est progressivement transformé en phosphate soluble, qui
est rapidement assimilée et recyclée (LACROIX, 1991 in TIDADINI et AMDOUN, 2003).
Les apports en phosphore les plus importants proviennent des déjections humaines et
animales (résidus métaboliques), et surtout des produits de lavage (détergents), excès d'engrais
agricoles et de l'industrie (ZOUREZ et FARHANI, 2003).
Les composés phosphorés sont indésirables dans les écosystèmes naturels parce qu’ils
contribuent au développement d’algues et plus généralement du phytoplancton. En effet, Dans
les écosystèmes aquatiques continentaux, on considère généralement le phosphore comme le
principal facteur limitant de la production de la biomasse phytoplanctonique (LEVÊQUE,
1996 ; SIGG et al, 2006).
1.1.3.2.3. Eutrophisation
On appelle eutrophisation (du grec eutrophia) l’ajout des substances nutritives aux eaux
de surface et la perturbation qui s’en résulte dans l’équilibre biologique suite à un excès de
production primaire (COPIN-MONTÉGUT, 1996). Elle se déclare préférentiellement dans des
régions à circulation d’eau réduite comme les lacs, les estuaires, les zones côtières, les mers
fermées ou semi fermées, et où elle entraîne une prolifération massive de la végétation
aquatique et une diminution de la teneur en oxygène dissous dans les eaux (BONTOUX, 1993).
En effet, à cause de tels apports de substances nutritives dans les eaux, les algues se
développent plus rapidement. En conséquence, il pénètre moins de lumière solaire dans les
couches d’eaux profondes, la photosynthèse est réduite, et donc il y a moins d’oxygène produit.
Des algues mortes provenant de couches supérieures tombent dans les couches plus profondes
et sont alors détruites en utilisant de l’oxygène. L’oxygène n’est alors plus en quantité suffisante
dans les eaux pour les besoins des organismes supérieurs, entrainant par exemple la mort des
poissons (COPIN-MONTÉGUT, 1996). Au fur et à mesure de la raréfaction de l’oxygène, les
bactéries réalisent des fermentations anaérobies, qui produisent de l’hydrogène sulfuré, à
l’odeur putride et de l’ammoniac. À terme, toute vie animale disparaît.
Les facteurs responsables de l’eutrophisation sont les facteurs primordiaux présentés par
l’azote et le phosphore qui sont les sels nutritifs les plus importants pour le phénomène de
l’eutrophisation car ils peuvent devenir fortement nocifs pour les eaux, lorsqu’ils sont utilisés
en excès (BONTOUX, 1993 ; COPIN-MONTÉGUT, 1996).
Généralités
16
Les nitrates ne sont pas toxiques ; mais des teneurs élevées en nitrates provoquent une
prolifération algale qui contribue à l’eutrophisation du milieu. Leur potentiel danger reste
néanmoins relatif à leur réduction en nitrites en absence d’oxygène.
1.1.3.2.2. Composés phosphatés
Le phosphore est un élément nutritif essentiel à la vie aquatique présent dans l’eau sous
plusieurs formes : phosphates (orthophosphates), polyphosphates et phosphore organique. Sa
forme minérale majoritaire est l'orthophosphate (PO4
3), résultat des différentes étapes de
dissociation de l’acide orthophosphorique (AMINOT et CHAUSSEPIED, 1983 ; COPINMONTÉGUT, 1996).
Gênant dans le milieu naturel, les phosphates n’ont pas d’incidence sanitaire et les
polyphosphates sont autorisés comme adjuvants pour la prévention de l’entartrage dans les
réseaux (BONTOUX, 1993). Lors de la minéralisation de la matière organique par les microorganismes, le phosphore organique est progressivement transformé en phosphate soluble, qui
est rapidement assimilée et recyclée (LACROIX, 1991 in TIDADINI et AMDOUN, 2003).
Les apports en phosphore les plus importants proviennent des déjections humaines et
animales (résidus métaboliques), et surtout des produits de lavage (détergents), excès d'engrais
agricoles et de l'industrie (ZOUREZ et FARHANI, 2003).
Les composés phosphorés sont indésirables dans les écosystèmes naturels parce qu’ils
contribuent au développement d’algues et plus généralement du phytoplancton. En effet, Dans
les écosystèmes aquatiques continentaux, on considère généralement le phosphore comme le
principal facteur limitant de la production de la biomasse phytoplanctonique (LEVÊQUE,
1996 ; SIGG et al, 2006).
1.1.3.2.3. Eutrophisation
On appelle eutrophisation (du grec eutrophia) l’ajout des substances nutritives aux eaux
de surface et la perturbation qui s’en résulte dans l’équilibre biologique suite à un excès de
production primaire (COPIN-MONTÉGUT, 1996). Elle se déclare préférentiellement dans des
régions à circulation d’eau réduite comme les lacs, les estuaires, les zones côtières, les mers
fermées ou semi fermées, et où elle entraîne une prolifération massive de la végétation
aquatique et une diminution de la teneur en oxygène dissous dans les eaux (BONTOUX, 1993).
En effet, à cause de tels apports de substances nutritives dans les eaux, les algues se
développent plus rapidement. En conséquence, il pénètre moins de lumière solaire dans les
couches d’eaux profondes, la photosynthèse est réduite, et donc il y a moins d’oxygène produit.
Des algues mortes provenant de couches supérieures tombent dans les couches plus profondes
et sont alors détruites en utilisant de l’oxygène. L’oxygène n’est alors plus en quantité suffisante
dans les eaux pour les besoins des organismes supérieurs, entrainant par exemple la mort des
poissons (COPIN-MONTÉGUT, 1996). Au fur et à mesure de la raréfaction de l’oxygène, les
bactéries réalisent des fermentations anaérobies, qui produisent de l’hydrogène sulfuré, à
l’odeur putride et de l’ammoniac. À terme, toute vie animale disparaît.
Les facteurs responsables de l’eutrophisation sont les facteurs primordiaux présentés par
l’azote et le phosphore qui sont les sels nutritifs les plus importants pour le phénomène de
l’eutrophisation car ils peuvent devenir fortement nocifs pour les eaux, lorsqu’ils sont utilisés
en excès (BONTOUX, 1993 ; COPIN-MONTÉGUT, 1996).
