Chapitre 1
Généralités
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Les apports anthropiques de Zinc dans l’environnement résultent des sources minières
industrielles (traitement minerai, raffinages, galvanisation du Fer, gouttières de toitures, piles
électriques, pigments, matières plastiques, caoutchouc), des épandages agricoles (alimentation
animaux, lisiers) et des activités urbaines (trafic routier, incinération ordures). Dans les zones
portuaires, le Zinc est introduit à partir de la dissolution des anodes destinées à la protection
des coques de bateaux contre la corrosion, et est contenu dans certaines peintures antisalissure
(ENGEL, 1999 ; CASAS, 2005).
Le zinc principalement sous forme de sulfure (blende) est assez uniformément distribué
dans les roches magmatiques (40 à 120 mg/kg). Sa concentration est un peu plus élevée dans
les sédiments argileux (80 à 120 mg/kg) et les schistes alors qu'elle est plus faible dans les
roches mêmes sableuses (PICHARD, 2005). Dans l’eau et en conditions naturelles, le zinc se
trouve avec de très faibles concentrations qui sont inférieures à 5 ug/l. Mais, ces concentrations
peuvent augmenter suite à des lâchers de zinc si des canalisations de l’étain ou de fer galvanisé
sont attaquées par les eaux riches en chlorure et en sulfate (RAKOTOVAHOAKA, 2007).
Le Zinc est un des métaux les moins toxiques et les problèmes de carence sont plus
fréquents et plus graves que ceux de toxicité. Les risques tératogènes, mutagènes et
cancérigènes sont pratiquement nuls aux doses utilisées chez l'homme (PICHARD, 2005 ;
NORDBERG et al, 2007). La quantité tolérable est limitée par un goût désagréable obtenu à
des concentrations de l’ordre de 5 à 15 mg/l. Et puisque le zinc est souvent couplé au cadmium
ou au chlore, la dose est abaissée à 1mg/l (RAKOTOVAHOAKA, 2007). Si les signes digestifs
aigus n'apparaissent qu'à dose élevée, une anémie sévère par interaction avec le Cuivre peut
survenir avec des doses peu supérieures aux apports recommandés (PICHARD, 2005 ;
NORDBERG et al, 2007).
L’effet toxique du zinc n’est généralement pas immédiat. Le zinc présente une toxicité
relative pour les organismes aquatiques à partir de quelques mg/l et ceci en fonction de la
minéralisation de l’eau et de l’espèce considérée (SADIQ, 1992). Un poisson soumis à une
pollution accidentelle contenant ce métal peut mourir que quelques jours après (AUBERT et
al, 1982). Il semble que le zinc exerce son action toxique par formation de composés insolubles
au niveau des muqueuses recouvrant les branchies ou par action toxique interne qui de plus en
présence du cuivre dans l’eau de mer semble produire un effet de synergie (QUILLET, 1984).
1.1.3.2. SELS NUTRITIFS
Ce sont des substances qui deviennent polluantes lorsque leurs concentrations dans
le milieu aquatique varient considérablement, certaines quand leur concentration augmente
et d’autres quand elle diminue. Le phosphore et l’azote sont les sels nutritifs les plus importants
pour le phénomène de l’eutrophisation (BONTOUX, 1993 ; COPIN-MONTÉGUT, 1996).
1.1.3.2.1. Composés azotés
L'azote est un élément essentiel des structures vivantes, il existe sous forme organique
(urée ou acides aminés), minérale (ammonium, nitrites, nitrates) ou neutre (azote moléculaire
ou gazeux) (GAUJOUS, 1995). Cette dernière est la plus abondante dans l’eau de mer mais
ne constitue pas une source directement assimilable par les organismes autotrophes (COPINMONTÉGUT, 1996).
Azote Kjeldahl = Azote ammoniacal + Azote organique (GAUJOUS, 1995).
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