Chapitre 1
Généralités
13
D- Cuivre
Le Cuivre est un élément essentiel à la vie (oligo-élément) (CLEMENS, 2001 ;
ELISABETTA et GIOACCHINO, 2004). Impliqué dans de nombreuses voies métaboliques,
notamment pour la formation d'hémoglobine, c’est aussi un co-facteur spécifique de
nombreuses enzymes et métalloprotéines de structure. Cependant le Cuivre en excès produit
des radicaux libres responsables de lésions cellulaires au niveau de l'ADN et d'organites tels
que les mitochondries ou les lysosomes (PICHARD, 2003b). Il devient donc toxiques à partir
d'un certain seuil de concentration (FERNANDES et HENRIQUES, 1991 ; OUZOUNIDOU et
al., 1992 ; CHANG et SIBLEY, 1993).
Le Cuivre est l'un des métaux les plus employés à cause de ses propriétés physiques et
particulièrement de sa conductibilité électrique et thermique. Il est très largement employé dans
la fabrication de matériels électriques (fils, enroulements de moteurs, dynamos,
transformateurs), dans la plomberie, dans les équipements industriels, dans l'automobile et en
chaudronnerie (NRIAGU, 1980 ; ATSDR, 1990 ; BENGUEDDA-RAHAL, 1993). L'utilisation
de l'oxyde CuO comme matière active des peintures antisalissures marines constitue une source
importante d'introduction dans les zones portuaires.
Le Cuivre est présent dans l’environnement, sa concentration dans l'écorce terrestre est
estimée à environ 70 ppm (30 à 100 ppm). Dans le milieu aquatique le cuivre existe sous forme
particulaire, colloïdale et dissoute. Il a tendance à former des complexes avec des bases fortes
telles que carbonates, nitrates, sulfates, chlorures. Il est introduit sous forme particulaire dans
les océans. Le transport par le vent des poussières de sol, les éruptions volcaniques, les
décompositions végétales, les feux de forêts et les aérosols marins constituent les principales
sources naturelles d'exposition. Étant rapidement adsorbé sur les sédiments riches en ligands,
tels qu'hydroxydes de fer et de manganèse, les niveaux de présence peuvent atteindre des
valeurs très élevées dans les zones sous influence des apports (ATSDR, 1990).
Le cuivre est relativement peu toxique, sa toxicité varie en fonction des espèces et de la
composition de l’eau. De façon générale, la toxicité est plus élevée pour le cuivre à l'état
d'oxydation +1 et décroît dans l'ordre +2 et 0 (BAE et FREEMAN, 2007). Les oxydes, CuO et
Cu2O, très peu solubles sont toxiques à des concentrations de l'ordre de 1 à 2 mg/l (ATSDR,
1990).
Chez les végétaux, les animaux et les microorganismes, le cuivre reste toxique à des doses
inférieures au mg/l (GAUJOUS, 1995). Il agit négativement sur l’activité photosynthétique,
provoque l’altération des branchies et retarde la ponte chez les poissons, et cause le
verdissement des huitres. Sa teneur est élevée chez l’enfant et diminue peu à peu au rythme de
la croissance et chez les sujets âgés son niveau est bas tandis que son dépôt apparaît dans le
tissu nerveux (DERACHE, 1986).
E- Zinc
Le Zinc est un oligo-élément nécessaire au métabolisme des êtres vivants, essentiel pour
de nombreux métallo-enzymes et les facteurs de transcription qui sont impliqués dans divers
processus cellulaires tels que l'expression des gènes, transduction du signal, la transcription et
la réplication (BOWEN, 1966 ; REGOLI et al., 1998 ; RENGEL, 1999 ; MIQUEL, 2001).
Le Zinc entre naturellement dans l’atmosphère à partir du transport par le vent de
particules du sol, des éruptions volcaniques, des feux de forêts et d’émission d’aérosols vers le
milieu marins.
Généralités
13
D- Cuivre
Le Cuivre est un élément essentiel à la vie (oligo-élément) (CLEMENS, 2001 ;
ELISABETTA et GIOACCHINO, 2004). Impliqué dans de nombreuses voies métaboliques,
notamment pour la formation d'hémoglobine, c’est aussi un co-facteur spécifique de
nombreuses enzymes et métalloprotéines de structure. Cependant le Cuivre en excès produit
des radicaux libres responsables de lésions cellulaires au niveau de l'ADN et d'organites tels
que les mitochondries ou les lysosomes (PICHARD, 2003b). Il devient donc toxiques à partir
d'un certain seuil de concentration (FERNANDES et HENRIQUES, 1991 ; OUZOUNIDOU et
al., 1992 ; CHANG et SIBLEY, 1993).
Le Cuivre est l'un des métaux les plus employés à cause de ses propriétés physiques et
particulièrement de sa conductibilité électrique et thermique. Il est très largement employé dans
la fabrication de matériels électriques (fils, enroulements de moteurs, dynamos,
transformateurs), dans la plomberie, dans les équipements industriels, dans l'automobile et en
chaudronnerie (NRIAGU, 1980 ; ATSDR, 1990 ; BENGUEDDA-RAHAL, 1993). L'utilisation
de l'oxyde CuO comme matière active des peintures antisalissures marines constitue une source
importante d'introduction dans les zones portuaires.
Le Cuivre est présent dans l’environnement, sa concentration dans l'écorce terrestre est
estimée à environ 70 ppm (30 à 100 ppm). Dans le milieu aquatique le cuivre existe sous forme
particulaire, colloïdale et dissoute. Il a tendance à former des complexes avec des bases fortes
telles que carbonates, nitrates, sulfates, chlorures. Il est introduit sous forme particulaire dans
les océans. Le transport par le vent des poussières de sol, les éruptions volcaniques, les
décompositions végétales, les feux de forêts et les aérosols marins constituent les principales
sources naturelles d'exposition. Étant rapidement adsorbé sur les sédiments riches en ligands,
tels qu'hydroxydes de fer et de manganèse, les niveaux de présence peuvent atteindre des
valeurs très élevées dans les zones sous influence des apports (ATSDR, 1990).
Le cuivre est relativement peu toxique, sa toxicité varie en fonction des espèces et de la
composition de l’eau. De façon générale, la toxicité est plus élevée pour le cuivre à l'état
d'oxydation +1 et décroît dans l'ordre +2 et 0 (BAE et FREEMAN, 2007). Les oxydes, CuO et
Cu2O, très peu solubles sont toxiques à des concentrations de l'ordre de 1 à 2 mg/l (ATSDR,
1990).
Chez les végétaux, les animaux et les microorganismes, le cuivre reste toxique à des doses
inférieures au mg/l (GAUJOUS, 1995). Il agit négativement sur l’activité photosynthétique,
provoque l’altération des branchies et retarde la ponte chez les poissons, et cause le
verdissement des huitres. Sa teneur est élevée chez l’enfant et diminue peu à peu au rythme de
la croissance et chez les sujets âgés son niveau est bas tandis que son dépôt apparaît dans le
tissu nerveux (DERACHE, 1986).
E- Zinc
Le Zinc est un oligo-élément nécessaire au métabolisme des êtres vivants, essentiel pour
de nombreux métallo-enzymes et les facteurs de transcription qui sont impliqués dans divers
processus cellulaires tels que l'expression des gènes, transduction du signal, la transcription et
la réplication (BOWEN, 1966 ; REGOLI et al., 1998 ; RENGEL, 1999 ; MIQUEL, 2001).
Le Zinc entre naturellement dans l’atmosphère à partir du transport par le vent de
particules du sol, des éruptions volcaniques, des feux de forêts et d’émission d’aérosols vers le
milieu marins.
