Chapitre 1
Généralités
12
Les concentrations en cadmium dans les eaux de surface de la Méditerranée sont
inférieurs à 0,5-12 mg/l (MART et al 1982; KREMLING, 1985 ; COSSA, 1987 ;
HARALDSSON et WESTERLAND, 1988). En Mer du Nord, les concentrations en cadmium
dans les eaux de surface varient de 8 à 25mg/l (KREMLING et HYDES, 1988). Les teneurs en
cadmium dans les sédiments côtiers sont très variables en raison de la diversité de la nature et
de l’origine des grains sédimentaires. Les particules sédimentaires offrent aux éléments
métalliques une surface spécifique d’adsorption qui est en fonction de leur taille.
À l'état naturel, le cadmium est presque toujours associé à d'autres métaux (zinc et plomb).
Sa toxicité est accrue avec le zinc mais avec les cyanures et le plomb il a un pouvoir synergique
(EISLER ET GARDNER, 1973) et sa demi-vie biologique courte estimée entre 16 à 33 ans
augmente sa dangerosité car elle engendre une bioaccumulation plus importante (GUTHRIE et
PERRY, 1980). En effet, Le Cadmium fait partie des métaux lourds les plus dangereux. Même
à de faibles concentrations, il tend à s’accumuler dans le cortex rénal sur de très longues
périodes où il entraîne une perte anormale de protéines par les urines (protéinurie) et provoque
des dysfonctionnements urinaires chez les personnes âgées (CASAS, 2005).
Il ne présente pas de toxicité aiguë pour les organismes marins à des concentrations
susceptibles d'être rencontrées dans le milieu. Au niveau sublétal, des concentrations de 0,05 à
1,2 μg/l peuvent provoquer des effets physiologiques pour les larves de crustacés (respiration,
stimulation enzymatique) et des inhibitions de croissance pour le phytoplancton. En effet, en
présence des concentrations élevées qui sont estimées à l’ordre de 3,3-25 mg/l, les mollusques
peuvent s’isoler du milieu ambiant en fermant leurs valves. Par conséquent, le stress survient
quand l’isolement est rapide, mais tôt ou tard, la mort aura lieu (DREISBACH, 1983).
La présence du Cadmium dans le milieu aquatique a un impact sur les organismes, mais
sa toxicité diffère selon l’espèce et la concentration.
Dans le phytoplancton, les concentrations en cadmium vont de 0,4 à 6,5ug/g et de 0,8 à
9,6ug/g dans le zooplancton (SADIQ, 1992).
Chez les Mollusques des concentrations de 0,01 à 140 ug/g (poids frais) dans les tissus
mous et les plus fortes concentrations se rencontrent chez la patelle et l’huitre (MARCUS et
THOMPSON, 1988). Chez les bivalves, les branchies et l’hépatopancréas sont les organes les
plus chargés (AMIARD et al, 1987), les concentrations dans le muscle des sardines est de 0,2
ug/g et de 0,5 ug/g (poids sec) dans les morues de l’Atlantique Nord (THIBAUD, 1987) et de
0,981 ppm dans le tissu hépatique chez le merlu (BELHOUCINE, 2005) et chez les Crustacés
(crevette), il est de 0,32 ppm (TERBECHE, 2006).
Chez les crustacés exposés à des concentrations sublétales de 6,4 ug/l, la fertilité peut être
affectée par une malformation de la carapace qui gênerait la femelle pour effectuer sa ponte,
alors que chez les poissons, le cadmium peut perturber l’équilibre ionique en altérant la
perméabilité des membranes cellulaires (DREISBACH, 1983).
Chez l’homme, sa toxicité est connue depuis 1950 avec la maladie d’Itai-Itai qui est
apparue au Japon chez des personnes ayant consommé du riz récolté sur un sol apparemment
fortement contaminé en cadmium par une mine d’extraction de zinc et de plomb
(KJELLSTRÖM, 1986 ; OGAWA et al., 2004).
Généralités
12
Les concentrations en cadmium dans les eaux de surface de la Méditerranée sont
inférieurs à 0,5-12 mg/l (MART et al 1982; KREMLING, 1985 ; COSSA, 1987 ;
HARALDSSON et WESTERLAND, 1988). En Mer du Nord, les concentrations en cadmium
dans les eaux de surface varient de 8 à 25mg/l (KREMLING et HYDES, 1988). Les teneurs en
cadmium dans les sédiments côtiers sont très variables en raison de la diversité de la nature et
de l’origine des grains sédimentaires. Les particules sédimentaires offrent aux éléments
métalliques une surface spécifique d’adsorption qui est en fonction de leur taille.
À l'état naturel, le cadmium est presque toujours associé à d'autres métaux (zinc et plomb).
Sa toxicité est accrue avec le zinc mais avec les cyanures et le plomb il a un pouvoir synergique
(EISLER ET GARDNER, 1973) et sa demi-vie biologique courte estimée entre 16 à 33 ans
augmente sa dangerosité car elle engendre une bioaccumulation plus importante (GUTHRIE et
PERRY, 1980). En effet, Le Cadmium fait partie des métaux lourds les plus dangereux. Même
à de faibles concentrations, il tend à s’accumuler dans le cortex rénal sur de très longues
périodes où il entraîne une perte anormale de protéines par les urines (protéinurie) et provoque
des dysfonctionnements urinaires chez les personnes âgées (CASAS, 2005).
Il ne présente pas de toxicité aiguë pour les organismes marins à des concentrations
susceptibles d'être rencontrées dans le milieu. Au niveau sublétal, des concentrations de 0,05 à
1,2 μg/l peuvent provoquer des effets physiologiques pour les larves de crustacés (respiration,
stimulation enzymatique) et des inhibitions de croissance pour le phytoplancton. En effet, en
présence des concentrations élevées qui sont estimées à l’ordre de 3,3-25 mg/l, les mollusques
peuvent s’isoler du milieu ambiant en fermant leurs valves. Par conséquent, le stress survient
quand l’isolement est rapide, mais tôt ou tard, la mort aura lieu (DREISBACH, 1983).
La présence du Cadmium dans le milieu aquatique a un impact sur les organismes, mais
sa toxicité diffère selon l’espèce et la concentration.
Dans le phytoplancton, les concentrations en cadmium vont de 0,4 à 6,5ug/g et de 0,8 à
9,6ug/g dans le zooplancton (SADIQ, 1992).
Chez les Mollusques des concentrations de 0,01 à 140 ug/g (poids frais) dans les tissus
mous et les plus fortes concentrations se rencontrent chez la patelle et l’huitre (MARCUS et
THOMPSON, 1988). Chez les bivalves, les branchies et l’hépatopancréas sont les organes les
plus chargés (AMIARD et al, 1987), les concentrations dans le muscle des sardines est de 0,2
ug/g et de 0,5 ug/g (poids sec) dans les morues de l’Atlantique Nord (THIBAUD, 1987) et de
0,981 ppm dans le tissu hépatique chez le merlu (BELHOUCINE, 2005) et chez les Crustacés
(crevette), il est de 0,32 ppm (TERBECHE, 2006).
Chez les crustacés exposés à des concentrations sublétales de 6,4 ug/l, la fertilité peut être
affectée par une malformation de la carapace qui gênerait la femelle pour effectuer sa ponte,
alors que chez les poissons, le cadmium peut perturber l’équilibre ionique en altérant la
perméabilité des membranes cellulaires (DREISBACH, 1983).
Chez l’homme, sa toxicité est connue depuis 1950 avec la maladie d’Itai-Itai qui est
apparue au Japon chez des personnes ayant consommé du riz récolté sur un sol apparemment
fortement contaminé en cadmium par une mine d’extraction de zinc et de plomb
(KJELLSTRÖM, 1986 ; OGAWA et al., 2004).
