Chapitre 1
Généralités
11
Les teneurs dans les eaux côtières sont à peine plus élevées qu’en zone océanique à cause
de l’ampleur de l’enlèvement dans les zones où les concentrations en matières en suspension
sont fortes. Des eaux côtières, dont les teneurs sont inférieures à 50 ng/l peuvent être considérées
comme non contaminées (CASAS, 2005).
Pour les organismes aquatiques, le plomb présente une toxicité létale lors des
concentrations comprises entre 2,46 et 8,8 mg/l. Sa concentration inhibant le développement
embryonnaire de la moule dépend de la salinité et de la température. Les concentrations
inhibitrices les plus fortes sont de l’ordre de 500 μg/l et elles sont notées aux conditions
optimales de 15,6°C et d’une salinité de 35 %0. Pour le plomb inorganique, les concentrations
à partir desquelles des effets sublétaux peuvent être observés sont comprises entre 0,5 μg/l pour
la croissance du phytoplancton et 500 μg/l pour l'apparition d'anomalies dans le développement
embryonnaire des bivalves (DREISBACH, 1983 ; MARCHAND ET KANTIN, 1997). Les
huîtres sont parmi les organismes marins les plus concentrateur de plomb, elles peuvent contenir
jusqu’à 250 µg de plomb par Kg (FEILLET, 2002).
Pour l’homme, lors de l’absorption d’aliments contenant de fortes proportions de plomb
ou conservés dans des conditionnements faisant appel à ce métal, une intoxication appelée
Saturnisme peut avoir lieu (RODIER et al., 1996 ; MARCHAND ET KANTIN, 1997 ; SIMON,
1999). Les symptômes de l’intoxication aiguë qui est relativement rare, débutent par des
nausées, des vomissements et des douleurs épigastriques. L’atteinte du système nerveux se
traduit par des paresthésies, des myalgies et une asthénie musculaire intense. Le décès peut
survenir en deux jours si non, les signes d’intoxication chronique apparaissent (DREISBACH,
1983). En effet, les manifestations cliniques de l’intoxication chronique sont l’anémie, fatigue,
malaises intestinaux, constipation ou diarrhée avec des nausées. Les enfants sont
particulièrement exposés à l’empoisonnement, même pour des concentrations minimes. En
effet, le plomb peut retarder le développement moteur, altérer la mémoire et provoquer des
problèmes d’audition et des troubles de l’équilibre. Chez les adultes, il peut provoquer une
augmentation de la pression artérielle (DREISBACH, 1983).
C- Cadmium
Le Cadmium (Cd) est un métal blanc argent, légèrement bleuté. Il est très malléable et
ductile, de numéro atomique 48. Il est le 65
ème élément naturel le plus abondant dans la croûte
terrestre. Le Cadmium a une grande résistance à la corrosion ; son point de fusion est bas ; il a
une bonne conductivité de l’électricité ; ses produits dérivés ont une bonne résistance aux fortes
températures ; il présente des caractéristiques chimiques proches de celles du Calcium, en
particulier le rayon ionique, facilitant ainsi sa pénétration dans les organismes (LEHOCZKY et
al., 1998 ; ADRIANO, 2001 ; JURADO et al., 2007).
Le Cadmium est principalement utilisé pour la fabrication des batteries, comme pigment
de peintures, et dans les traitements de surface et la mise au points de nouveaux alliages ont
contribué dans l’augmentation de son utilisation (COSSA et LASSUS, 1989). Il est également
utilisé comme matériel de contrôle ou de protection dans les centrales nucléaires, car il absorbe
facilement les neutrons de faible énergie (CASAS, 2005). Les activités industrielles telles que
le raffinage des métaux non ferreux, la combustion du charbon et des produits pétroliers, les
incinérateurs d’ordures ménagères et la métallurgie de l’acier constituent les principales sources
de rejet du Cadmium dans l’atmosphère. Dans l’eau, le Cadmium provient de l’érosion
naturelle, du lessivage des sols (engrais phosphatés) ainsi que des décharges industrielles et du
traitement des effluents industriels et des mines (TIMIZAR, 1989).
Généralités
11
Les teneurs dans les eaux côtières sont à peine plus élevées qu’en zone océanique à cause
de l’ampleur de l’enlèvement dans les zones où les concentrations en matières en suspension
sont fortes. Des eaux côtières, dont les teneurs sont inférieures à 50 ng/l peuvent être considérées
comme non contaminées (CASAS, 2005).
Pour les organismes aquatiques, le plomb présente une toxicité létale lors des
concentrations comprises entre 2,46 et 8,8 mg/l. Sa concentration inhibant le développement
embryonnaire de la moule dépend de la salinité et de la température. Les concentrations
inhibitrices les plus fortes sont de l’ordre de 500 μg/l et elles sont notées aux conditions
optimales de 15,6°C et d’une salinité de 35 %0. Pour le plomb inorganique, les concentrations
à partir desquelles des effets sublétaux peuvent être observés sont comprises entre 0,5 μg/l pour
la croissance du phytoplancton et 500 μg/l pour l'apparition d'anomalies dans le développement
embryonnaire des bivalves (DREISBACH, 1983 ; MARCHAND ET KANTIN, 1997). Les
huîtres sont parmi les organismes marins les plus concentrateur de plomb, elles peuvent contenir
jusqu’à 250 µg de plomb par Kg (FEILLET, 2002).
Pour l’homme, lors de l’absorption d’aliments contenant de fortes proportions de plomb
ou conservés dans des conditionnements faisant appel à ce métal, une intoxication appelée
Saturnisme peut avoir lieu (RODIER et al., 1996 ; MARCHAND ET KANTIN, 1997 ; SIMON,
1999). Les symptômes de l’intoxication aiguë qui est relativement rare, débutent par des
nausées, des vomissements et des douleurs épigastriques. L’atteinte du système nerveux se
traduit par des paresthésies, des myalgies et une asthénie musculaire intense. Le décès peut
survenir en deux jours si non, les signes d’intoxication chronique apparaissent (DREISBACH,
1983). En effet, les manifestations cliniques de l’intoxication chronique sont l’anémie, fatigue,
malaises intestinaux, constipation ou diarrhée avec des nausées. Les enfants sont
particulièrement exposés à l’empoisonnement, même pour des concentrations minimes. En
effet, le plomb peut retarder le développement moteur, altérer la mémoire et provoquer des
problèmes d’audition et des troubles de l’équilibre. Chez les adultes, il peut provoquer une
augmentation de la pression artérielle (DREISBACH, 1983).
C- Cadmium
Le Cadmium (Cd) est un métal blanc argent, légèrement bleuté. Il est très malléable et
ductile, de numéro atomique 48. Il est le 65
ème élément naturel le plus abondant dans la croûte
terrestre. Le Cadmium a une grande résistance à la corrosion ; son point de fusion est bas ; il a
une bonne conductivité de l’électricité ; ses produits dérivés ont une bonne résistance aux fortes
températures ; il présente des caractéristiques chimiques proches de celles du Calcium, en
particulier le rayon ionique, facilitant ainsi sa pénétration dans les organismes (LEHOCZKY et
al., 1998 ; ADRIANO, 2001 ; JURADO et al., 2007).
Le Cadmium est principalement utilisé pour la fabrication des batteries, comme pigment
de peintures, et dans les traitements de surface et la mise au points de nouveaux alliages ont
contribué dans l’augmentation de son utilisation (COSSA et LASSUS, 1989). Il est également
utilisé comme matériel de contrôle ou de protection dans les centrales nucléaires, car il absorbe
facilement les neutrons de faible énergie (CASAS, 2005). Les activités industrielles telles que
le raffinage des métaux non ferreux, la combustion du charbon et des produits pétroliers, les
incinérateurs d’ordures ménagères et la métallurgie de l’acier constituent les principales sources
de rejet du Cadmium dans l’atmosphère. Dans l’eau, le Cadmium provient de l’érosion
naturelle, du lessivage des sols (engrais phosphatés) ainsi que des décharges industrielles et du
traitement des effluents industriels et des mines (TIMIZAR, 1989).
