INTRODUCTION
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Introduction
Avec une production totale de plus de 6 millions de tonnes , la crevette
constitue le produit le plus valorisé sur le marché mondial des produits de la mer,
pêche et aquaculture. Destinée en sa totalité à l‘alimentation humaine, la partie
comestible représente près de 60% du poids de la crevette entière. Une grande partie
de la production fait alors l’objet l‘une transformation industrielle telle que l‘étêtage et
le décorticage. Cette transformation génère des co-produits (têtes, carapaces et queues)
dont le devenir pose des problèmes aux industriels. La majeure partie est rejetée, soit
directement dans l‘environnement, ce qui présente des risques de pollution et de santé
; soit par incinération sans récupération de chaleur . Les solutions actuelles de la gestion
des déchets de crevettes issus de l’industrie agroalimentaire sont multiples. Certaines
entreprises préconisent tout simplement l'enfouissement ou la calcination. Cette façon de
procéder est coûteuse, car il faut souvent faire appel à une entreprise externe, et est
écologiquement reprochable. Une autre façon, permettant de gérer les résidus de crevette, est
leur transformation en compost. Cette façon de procéder, moins polluante, n'amène
néanmoins que très peu de revenus à l'entreprise, voir aucun. La transformation des carapaces
de crevettes en farine pouvant être utilisée dans l'alimentation animale est une autre méthode
de recycler les rejets. Mais cette transformation est coûteuse, peu rentable et donc peu utilisée.
En dernier recours, l'usine rejette ses déchets directement à la mer engendrant une pollution
organique non-désirée.
La valorisation des déchets de crevette par récupération de la chitine est une autre
voie qui semble être plus profitable, car ce composé peut être transformé en chitosane qui
possède une bonne valeur commerciale
La chitine est une fibre naturelle qui se retrouve en grande quantité dans les déchets de
biomasse marine tels les carapaces de crustacés. En Algérie, plusieurs tonnes de déchets de ce
type sont générées annuellement. Dans sa forme originale, la chitine n’est d’aucune utilité.
Toutefois, après transformation, elle trouve des applications intéressantes dans divers domaines
tels la pharmacologie et l’environnement.
La valorisation des co-produits permettrait, en plus du respect de l‘environnement, de
maximiser le profit des entreprises. Elle consiste à les transformer de façon à ce qu’ils
deviennent des matières premières ou des matières intermédiaires pour la production d’autres
produits.
La chitine est une substance naturelle, abondante et renouvelable qui possède tous les
atouts pour servir de base à une filière de diversification industrielle. Elle-même, mais surtout
ses dérivés, à commencer par les chitosanes, renferment des propriétés à ce point intéressantes
que d’aucuns n’ont pas hésité à présenter comme la substance du 31
ème siècle. En effet, la
chitine et ses dérivés sont des biopolymères naturels biodégradables, antibactériens,
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Mise au point d\'un protocole d\'extraction assistée aux micro-ondes du chitosane à partir de carapaces de crevettes - 10/64

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