Etude de l'Acidification et de l'Oxygénation de la côte Algéroise : Eté 2014
| Généralités
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des CO 2 vers l’atmosphère. La diversité de l’écosystème côtier cité plus haut implique des
mesures dans des systèmes variés :
- Upwellings (Goyet et al., 1998 ; Borges & Frankignoulle 2002 ; Friederich et al.,
2002)
- Estuaires (Cai & wang 1998 ; Frankignoulle, et al., 1998 ; Raymond et al.2000 ; Abril
& Borges 2004)
- Plumes de dilution (Borges& Frankignoulle et al. 1996 ; Gattuso et al. 1997 ; ohde &
Van Woesik 1999 ; Bates et al. 2001)
- Mangroves (Borges, et al., 2003)
- Marais salants (Wang & Cai 2004), etc. ….
Les résultats, depuis ceux de Frankignoulle et al. sur des mesures de 1992 et 1993 jusqu’à
ceux de Gypens, et al., (2011) sur des simulations de 1994 à 2004, dans la sous-région marine
Manche-mer du Nord qui correspond à la Manche et le sud de la mer du Nord (la Baie
Flamande) mettent en évidence des variations saisonnières fortes du flux air-mer de CO 2 .
A l’échelle du secteur tout entier, un cycle saisonnier apparaît.
La zone est successivement, par rapport au CO 2 atmosphérique :
- Au printemps, un puits important (forte production primaire à cause de l’efflorescence
du phytoplancton), de taux entre 1,2 et 20,2 mmol.m
-2 .jour
-1 , soit entre 0,44 et 7,38
mol.m
-2 .an
-1 ;
- En été, une source faible (augmentation de la température de surface, ce qui diminue
le coefficient de solubilité du CO 2 dans l’eau de mer, et début de la dégradation de la
matière organique produite au printemps) ;
- En automne, une source importante (forte dégradation de la matière organique) ;
- En hiver, un puits faible.
De manière générale, cette sous-région marine se comporte comme une source de CO 2
atmosphérique en été et en automne et comme un puits en hiver et au printemps. A l’échelle
annuelle, elle semble avoir un comportement relativement neutre.
Les travaux d’Aït-Ameur al.(2006), constituent la première description de la distribution du
ΔpCO 2 (pCO 2 eau-pCO 2 air) et des flux air-mer dans les eaux de surface du golfe du Lion au
cours des mois de février, mai, juin et septembre 2001. Le rôle de cette zone côtière comme
source ou puits de CO 2 pour l’atmosphère est influencé par les apports du Rhône. Le golfe du
Lion est en moyenne, sur l’ensemble des campagnes, une faible source de CO 2 pour
l’atmosphère (+17,7 mmol/m /jour) mais se comporte comme un puits de CO 2 en mai (-3,3
mmol/m /jour) et juin (-10,8 mmol/m /jour) suite à une forte production primaire conséquente
à un enrichissement des eaux de surface en sels nutritifs par les apports du Rhône.
Une synthèse des mesures à travers le monde de la pression partielle de CO 2 (pCO 2 ) faite par
Chen-Tung Arthur Chen et al en 2010 indique que la plupart des étagères ouvertes dans les
régions tempérées et hautes latitudes sont sous saturées par rapport à l'atmosphère en
CO 2 pendant toutes les saisons, bien que les étagères de basses latitudes semblent être
sursaturées. La plupart des estuaires et les zones intérieures littorales d'autre part sont
sursaturés par rapport à l'atmosphère en CO 2 .
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des CO 2 vers l’atmosphère. La diversité de l’écosystème côtier cité plus haut implique des
mesures dans des systèmes variés :
- Upwellings (Goyet et al., 1998 ; Borges & Frankignoulle 2002 ; Friederich et al.,
2002)
- Estuaires (Cai & wang 1998 ; Frankignoulle, et al., 1998 ; Raymond et al.2000 ; Abril
& Borges 2004)
- Plumes de dilution (Borges& Frankignoulle et al. 1996 ; Gattuso et al. 1997 ; ohde &
Van Woesik 1999 ; Bates et al. 2001)
- Mangroves (Borges, et al., 2003)
- Marais salants (Wang & Cai 2004), etc. ….
Les résultats, depuis ceux de Frankignoulle et al. sur des mesures de 1992 et 1993 jusqu’à
ceux de Gypens, et al., (2011) sur des simulations de 1994 à 2004, dans la sous-région marine
Manche-mer du Nord qui correspond à la Manche et le sud de la mer du Nord (la Baie
Flamande) mettent en évidence des variations saisonnières fortes du flux air-mer de CO 2 .
A l’échelle du secteur tout entier, un cycle saisonnier apparaît.
La zone est successivement, par rapport au CO 2 atmosphérique :
- Au printemps, un puits important (forte production primaire à cause de l’efflorescence
du phytoplancton), de taux entre 1,2 et 20,2 mmol.m
-2 .jour
-1 , soit entre 0,44 et 7,38
mol.m
-2 .an
-1 ;
- En été, une source faible (augmentation de la température de surface, ce qui diminue
le coefficient de solubilité du CO 2 dans l’eau de mer, et début de la dégradation de la
matière organique produite au printemps) ;
- En automne, une source importante (forte dégradation de la matière organique) ;
- En hiver, un puits faible.
De manière générale, cette sous-région marine se comporte comme une source de CO 2
atmosphérique en été et en automne et comme un puits en hiver et au printemps. A l’échelle
annuelle, elle semble avoir un comportement relativement neutre.
Les travaux d’Aït-Ameur al.(2006), constituent la première description de la distribution du
ΔpCO 2 (pCO 2 eau-pCO 2 air) et des flux air-mer dans les eaux de surface du golfe du Lion au
cours des mois de février, mai, juin et septembre 2001. Le rôle de cette zone côtière comme
source ou puits de CO 2 pour l’atmosphère est influencé par les apports du Rhône. Le golfe du
Lion est en moyenne, sur l’ensemble des campagnes, une faible source de CO 2 pour
l’atmosphère (+17,7 mmol/m /jour) mais se comporte comme un puits de CO 2 en mai (-3,3
mmol/m /jour) et juin (-10,8 mmol/m /jour) suite à une forte production primaire conséquente
à un enrichissement des eaux de surface en sels nutritifs par les apports du Rhône.
Une synthèse des mesures à travers le monde de la pression partielle de CO 2 (pCO 2 ) faite par
Chen-Tung Arthur Chen et al en 2010 indique que la plupart des étagères ouvertes dans les
régions tempérées et hautes latitudes sont sous saturées par rapport à l'atmosphère en
CO 2 pendant toutes les saisons, bien que les étagères de basses latitudes semblent être
sursaturées. La plupart des estuaires et les zones intérieures littorales d'autre part sont
sursaturés par rapport à l'atmosphère en CO 2 .
