Etude de l'Acidification et de l'Oxygénation de la côte Algéroise : Eté 2014
| Généralités
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Figure 1-2: Régulation des fluctuations naturelles de CO2 atmosphérique par les pompes
de solubilité et biologiques. D’après Denman, et al., 2007
1.4.2 Respiration de l’océan côtier
Les échanges air-mer en CO 2 sont des processus lents qui dépendent de la pression
partielle de ce gaz, ainsi que de la température qui définit la solubilité du gaz et sa vitesse de
transfert. Le flux de transfert de gaz peut être dirigé de l’atmosphère vers la mer (puits de
CO 2 ) ou inversement de la mer vers l’atmosphère (source).
Les zones côtières jouent un rôle important dans les cycles biogéochimiques du carbone, car
elles reçoivent d'énormes quantités d'intrants upwelling et fluviaux de carbone et d'éléments
nutritifs, et maintiennent une grande activité biologique disproportionnée par rapport à leur
surface relative.
Tsunogai et al. (1999) ont mesuré des flux de CO 2 à l’interface air-mer en mer de chine de
l’ordre de -8 mmol C m
-2 j
-1 . Par convention, un flux négatif signifie un flux vers l’océan.
Extrapolé à toute la zone côtière, cela revient à 80 Tmol C an
-1 puisé par l’océan côtier (contre
140 Tmol C an
-1 pour l’océan ouvert, voir plus haut). Ces auteurs ont avancé le terme de
‘’continental shelf pump’’, à savoir la pompe du plateau continental. Depuis, (Frankignoulle,
et al., 2001 et Thomas, et al., 2004) ont mesuré des valeurs légèrement inférieures mais
toujours nettement significatives de l’ordre de -2 à -8 mmol C m
-2 j
-1 dans le Golfe de
Gascogne, la côte est nord-américaine (Middle Atlantic Bight) et la mer du nord,
respectivement. Toutefois, ces études ne concernent que des pentes continentales dans les
régions tempérées. En effet, le travail de Cai et al. (2003) au large des côtes de la Géorgie
suggère que les plateaux continentaux situés à des latitudes subtropicales seraient des sources
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