Etude de l'Acidification et de l'Oxygénation de la côte Algéroise : Eté 2014
| Généralités
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A l’heure actuelle, du fait du faible nombre de mesures disponibles et de la grande diversité
des écosystèmes côtiers, il n’est pas possible de donner une valeur globale du flux net de CO 2
entre l’atmosphère et l’océan côtier (Frédéric Gazeau 2010).
Une grande part de l’incertitude de l’estimation du flux de CO 2 et attribuée au calcul de ce
coefficient. Il dépend principalement de l’état de turbulence de l’interface air-mer, et que ce
soit en océan ouvert ou en zone côtière, il a été paramétrisé en fonction de la vitesse du vent
considéré comme le principal générateur de turbulence à la surface. Toutefois, Raymond &
Cole (2001) ont mis en évidence que cette paramétrisation du coefficient d’échange pouvait
varier en fonction de la géomorphologie du site concerné (système ouvert ou fermé). Afin de
fournir des estimations de flux de CO 2 faibles au niveau de la zone côtière, il devient
impératif de diminuer la marge d’erreur due à l’estimation du coefficient d’échange.
De plus, pour réaliser ces budgets de CO 2 , il est nécessaire de connaitre la quantité de
carbone inorganique dissous (DIC) transporté par les revirées et susceptible d’être dégazé au
niveau de l’océan côtier (estuaires principalement) et estimé la production nette des
écosystèmes côtiers (Frédéric Gazeau 2010).
En conclusion, que ce soit à partir de mesures directes de pCO 2 ou d’extrapolation des
paramètres métaboliques (production/respiration, précipitation/dissolution de carbonate de
calcium) gouvernant le flux net biologique entre l’atmosphère et l’océan côtier, il est très
difficile de quantifier le rôle de la zone côtière dans le cycle global du carbone, plusieurs
approches peuvent être utilisées pour préciser ce rôle :
(1) Augmenter les mesures de pCO 2 dans le domaine côtier et calculer les flux tout en
affinant l’estimation du coefficient d’échange,
(2) Augmenter les mesures de production/respiration de matière organique au moyen des
méthodes d’incubation classique,
(3) Utiliser de nouvelles méthodes permettant d’estimer la production nette des
écosystèmes côtiers à de plus grandes échelles spatiales et temporelles et (4) quantifier de
façon plus faible le rôle et la calcification au niveau du cycle du carbone côtier.
1.4.3 Acidification des océans
Depuis le milieu du 18
ème siècle et l’avènement de l’ère industrielle, la concentration en
CO 2 atmosphérique n’a cessé d’augmenter passant de 280 μatm dans les années 1850 à 400
μatm fin 2013 (http://co2now.org/). Cette augmentation est principalement causée par le
développement important des activités humaines comme la combustion d’énergies fossiles,
l’industrialisation et la déforestation (Sabine, et al., 2004). L’augmentation de la concentration
en CO 2 est l’une des causes d’un phénomène bien connu, le réchauffement climatique qui
entraine une augmentation globale de la température terrestre et des océans par augmentation
de l’effet de serre. Un deuxième phénomène moins connu est causé par cette augmentation du
CO 2 atmosphérique : l’acidification des océans (AO). Il résulte d’un changement dans
l’équilibre chimique des océans engendré par l’augmentation de la pCO 2 atmosphérique.
D’après la loi de Henry, une augmentation de la concentration en CO 2 atmosphérique entraine
une augmentation correspondante de pCO 2 à la surface des océans. Cette absorption accrue de
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