Chapitre VII
Impact de l’infrastructure portuaire
102
VII.5 Recommandation des ouvrages de protection
Il est de tradition de confier à des ingénieurs la protection des littoraux contre l’attaque
de la mer. Cette agression est vue par eux comme un défi de la nature qu’il convient de
relever en fortifiant les rivages. Aux états unis, c’est un corps d’ingénieurs de l’armée qui est
chargé de la défense des côtes et, dans un texte publié en 1964 par cet organisme, il est
significatif de lire que « la compagne contre la mer doit être menée avec autant de
détermination que celle qui pourrait être conduite contre tout autre ennemi menaçant une
frontière ». Les ingénieurs dimensionnent et positionnent des ouvrages qui réussissent souvent
à mettre à l’abri des aménagements menacés par les vagues, mais en général ils se
préoccupent peu des effets induits qui risquent de perturber irrémédiablement les équilibres
dynamiques précaires des milieux côtiers et donc de dégrader l’environnement de façon
irréversible. (Paskoff, 1992).
La zone de Cap Djinet connait une forte perturbation dans la dynamique et la
distribution du sédiment après l’installation de la structure portuaire, de ce fait, il est possible
d’envisager la mise en place d’ouvrages solides qui auront pour action le maintien du trait de
côte ou la modification de l’évolution de sa configuration géométrique. Ces techniques de
protection regroupent :
Les ouvrages longitudinaux, qui visent à fixer le trait de côte, constitués le plus
souvent de pierres maçonnées et d’enrochements
Les ouvrages transversaux, qui favorisent la retenue des sédiments, tels que les épis,
les structures en géotextiles, ou les brise-lames.
VII.5.1 Les ouvrages longitudinaux
Construits parfois au pied des falaises, plus souvent sur le haut des plages, murs de
protection et cordons d’enrochement viennent à contenir l’attaque frontale de la houle et à
arrêter l’avancée de la mer.
Ce type d'ouvrage, bien qu'il assure une protection immédiate des infrastructures côtières,
porte atteinte à la plage, par la présence d'une paroi quasi verticale qui augmente la
réflexion de la houle. Les éléments mis en suspension au large de l'ouvrage sont éloignés par
les courants et le phénomène d'érosion est accentué, ce qui provoque, à terme, le
creusement des fonds et l'usure de la base des ouvrages, avec risque d'effondrement et
nécessité de travaux d'entretien coûteux.
Impact de l’infrastructure portuaire
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VII.5 Recommandation des ouvrages de protection
Il est de tradition de confier à des ingénieurs la protection des littoraux contre l’attaque
de la mer. Cette agression est vue par eux comme un défi de la nature qu’il convient de
relever en fortifiant les rivages. Aux états unis, c’est un corps d’ingénieurs de l’armée qui est
chargé de la défense des côtes et, dans un texte publié en 1964 par cet organisme, il est
significatif de lire que « la compagne contre la mer doit être menée avec autant de
détermination que celle qui pourrait être conduite contre tout autre ennemi menaçant une
frontière ». Les ingénieurs dimensionnent et positionnent des ouvrages qui réussissent souvent
à mettre à l’abri des aménagements menacés par les vagues, mais en général ils se
préoccupent peu des effets induits qui risquent de perturber irrémédiablement les équilibres
dynamiques précaires des milieux côtiers et donc de dégrader l’environnement de façon
irréversible. (Paskoff, 1992).
La zone de Cap Djinet connait une forte perturbation dans la dynamique et la
distribution du sédiment après l’installation de la structure portuaire, de ce fait, il est possible
d’envisager la mise en place d’ouvrages solides qui auront pour action le maintien du trait de
côte ou la modification de l’évolution de sa configuration géométrique. Ces techniques de
protection regroupent :
Les ouvrages longitudinaux, qui visent à fixer le trait de côte, constitués le plus
souvent de pierres maçonnées et d’enrochements
Les ouvrages transversaux, qui favorisent la retenue des sédiments, tels que les épis,
les structures en géotextiles, ou les brise-lames.
VII.5.1 Les ouvrages longitudinaux
Construits parfois au pied des falaises, plus souvent sur le haut des plages, murs de
protection et cordons d’enrochement viennent à contenir l’attaque frontale de la houle et à
arrêter l’avancée de la mer.
Ce type d'ouvrage, bien qu'il assure une protection immédiate des infrastructures côtières,
porte atteinte à la plage, par la présence d'une paroi quasi verticale qui augmente la
réflexion de la houle. Les éléments mis en suspension au large de l'ouvrage sont éloignés par
les courants et le phénomène d'érosion est accentué, ce qui provoque, à terme, le
creusement des fonds et l'usure de la base des ouvrages, avec risque d'effondrement et
nécessité de travaux d'entretien coûteux.
