CHAPITRE III : TRANSPORT SÉDIMENTAIRE ET MORPHODYNAMIQUE
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III.4. Validation des formules de transport longitudinal :
En géomorphologie et/ou en ingénierie côtière, la quantification du transit littoral est très
souvent utile pour la compréhension et la quantification des déplacements sédimentaires à
macro-échelle dans le système des cellules littorales (Kumar et al.,2000) ou dans des
perspectives de modélisations simples d’évolution du rivage (Komar, 1998). Pouvoir
quantifier les transits longitudinaux est fondamental, mais il existe un grand nombre de
formules empiriques, qui contiennent toutes un coefficient empirique d’ajustement (K).
Nous avons donc choisi de mener une étude comparative des formules les plus
couramment utilisées pour le calcul du transport dans notre zone d’étude.
Les travaux expérimentaux restent encore cependant nécessaires pour intégrer les forçages
locaux. Par exemple, les mesures des vitesse de courants saisonniers ont révélé des
variations importantes du transport longshore le long des côtes indiennes (Kumar et al.,
2000). Les auteurs démontrent que les formules de vitesse du courant surestiment les
mesures de 6,5 à 32 %. Schoonees et Theron (1996) ont réalisé une étude statistique à
partir de la formule de Kamphuis (1991), en utilisant plusieurs données antérieures et en
différenciant les plages exposées aux houles avec des granulométries inférieures à 1 mm et
des plages abritées à granulométries plus grossières. Récemment, Miller (1999) a validé «
l’ancienne » formule de Inmam et Bagnold (1963) pour calculer le transit longitudinal
pendant les tempêtes sur une côte à barres de l’Atlantique. En Méditerranée, certaines
formules de transport ont été proposées par Jimenéz et Sanchez-Arcilla (1993), mais leur
validation ne repose sur aucune mesure in situ. La validation des formules de transport
existantes demeure donc toujours d’actualité compte tenu des lacunes existantes et des
différences géomorphologiques des sites étudiés.
III.4.1. Quantification du débit solide du littoral de Boumerdès :
III.4.1.1 Calcul du débit solide par la méthode de Kamphuis (1991)
Cette formule était obtenue après le développement de celle de 1986 du même auteur, qui
traduit le transit sédimentaire parallèle à la côte.
Particularités : Distinction entre le transport par charriage et en suspension. Les résultats
de l’expérience reflètent deux pics de distribution du transport, l’un dans la zone de
déferlement provenant exclusivement du transport par charriage, et l’autre sur la ligne du
déferlement provenant du couplage des transports par charriage et en suspension.
2
1.5
0.75
0.25
0.6
0
2.27
sin 2
br
S
H
T
d
… (III.10)
Avec : S : débit solide (m³/an)
Hbr : hauteur de la houle au déferlement (m).
T : période de la houle (s).
: pente de la plage (°).
d
: diamètre moyen du grain (m).
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III.4. Validation des formules de transport longitudinal :
En géomorphologie et/ou en ingénierie côtière, la quantification du transit littoral est très
souvent utile pour la compréhension et la quantification des déplacements sédimentaires à
macro-échelle dans le système des cellules littorales (Kumar et al.,2000) ou dans des
perspectives de modélisations simples d’évolution du rivage (Komar, 1998). Pouvoir
quantifier les transits longitudinaux est fondamental, mais il existe un grand nombre de
formules empiriques, qui contiennent toutes un coefficient empirique d’ajustement (K).
Nous avons donc choisi de mener une étude comparative des formules les plus
couramment utilisées pour le calcul du transport dans notre zone d’étude.
Les travaux expérimentaux restent encore cependant nécessaires pour intégrer les forçages
locaux. Par exemple, les mesures des vitesse de courants saisonniers ont révélé des
variations importantes du transport longshore le long des côtes indiennes (Kumar et al.,
2000). Les auteurs démontrent que les formules de vitesse du courant surestiment les
mesures de 6,5 à 32 %. Schoonees et Theron (1996) ont réalisé une étude statistique à
partir de la formule de Kamphuis (1991), en utilisant plusieurs données antérieures et en
différenciant les plages exposées aux houles avec des granulométries inférieures à 1 mm et
des plages abritées à granulométries plus grossières. Récemment, Miller (1999) a validé «
l’ancienne » formule de Inmam et Bagnold (1963) pour calculer le transit longitudinal
pendant les tempêtes sur une côte à barres de l’Atlantique. En Méditerranée, certaines
formules de transport ont été proposées par Jimenéz et Sanchez-Arcilla (1993), mais leur
validation ne repose sur aucune mesure in situ. La validation des formules de transport
existantes demeure donc toujours d’actualité compte tenu des lacunes existantes et des
différences géomorphologiques des sites étudiés.
III.4.1. Quantification du débit solide du littoral de Boumerdès :
III.4.1.1 Calcul du débit solide par la méthode de Kamphuis (1991)
Cette formule était obtenue après le développement de celle de 1986 du même auteur, qui
traduit le transit sédimentaire parallèle à la côte.
Particularités : Distinction entre le transport par charriage et en suspension. Les résultats
de l’expérience reflètent deux pics de distribution du transport, l’un dans la zone de
déferlement provenant exclusivement du transport par charriage, et l’autre sur la ligne du
déferlement provenant du couplage des transports par charriage et en suspension.
2
1.5
0.75
0.25
0.6
0
2.27
sin 2
br
S
H
T
d
… (III.10)
Avec : S : débit solide (m³/an)
Hbr : hauteur de la houle au déferlement (m).
T : période de la houle (s).
: pente de la plage (°).
d
: diamètre moyen du grain (m).
