PARTIE I
Chapitre 01 : Cadre Topographique Régional
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alluviale qui s’y rattache se situe à une centaine de kilomètres (100 km) à l’Est-Sud-Est d’Alger.
Elle occupe le synclinal miocène de Tizi-ouzou limité au sud par la chaine du Djurdjura, à l’Est par
les massifs d’Akfadou et Beni Ghobri, au Nord par la chaine côtière, à l’Ouest par les reliefs du
bassin versant du moyen Sébaou. Le Sébaou serpente dans une zone assez large d’alluvions et
traverse une grande vallée intérieure, parfois resserrée sur son parcours, parfois aussi beaucoup plus
large comme à Sikh ou Meddour, partout cultivée ou couverte de pâturages. La vallée de l’Oued
Sebaou se prolonge vers l'Ouest par une dépression jalonnée par les agglomérations de Naciria, des
Isser, de Bordj Menaiel et empruntée par la route Nationale et la voie ferrée Alger-Constantine et
Alger-Tizi Ouzou (Dagorne, et al., 1985). De forme allongée et d’une superficie de 1432 km
2 , le
bassin versant se caractérise par un relief peu accidenté (90% de sa superficie est comprise entre
180 m et 1425 m). Il se développe largement sur la rive droite, sous l’aspect de « mamelons »
argileux dénudés, d’une altitude moyenne de 200-300 m, qui se relèvent au pied de la chaîne
littorale par les pentes ravinées, dominées par quelques chaînons aux parois découpées, dont le
principal est le rocher d’Abizar. A l’ouest, le bassin bifurque pour entourer le promontoire ancien
du djebel Aissa Mimoun (801 m). A l’est, le bassin se termine au grand coude du Sébaou
(Acif Boubehir).
Dans le cours inférieur de la vallée de l’Isser serpente un oued encaissé dans sa basse terrasse,
qui décrit plusieurs méandres. La largeur de la vallée est variable et on note un rétrécissement
notable à la hauteur de Sidi Zerzor (moins de 2 km). Les collines situées de part et d’autre de l’oued
Isser sont inégalement disséquées par ses affluents ; en rive droite, l’altitude atteint 416 m, alors
qu’en rive gauche, elle ne dépasse pas 150 m. Dans l’ensemble, ces paysages collinaires, dénommés
«touarès», sont plus fermés que ceux de la vallée. L’oued Isser, avec son principal affluent en
amont l’oued Djemaa, collecte les eaux de la marge occidentale de la Kabylie, de l’Atlas mitidjéen
et de la plaine des Aribs (Bouira). L’oued Isser, qui coule d’abord du nord au sud, change de
direction à la traversée des gorges de Lakhdaria.
Le bassin versant se caractérise par un couvert végétal peu dense localisé au centre et représente
20% de la superficie totale. Le reste de la surface, soit 80%, est occupé par des cultures
essentiellement céréalières et fourragères. Au bas Isser, on rencontre essentiellement les cultures
annuelles, et sur des superficies réduites, les cultures et l’arboriculture (PNUD, 1987) (figure
3). La nature tendre des matériaux (marnes et argiles) et le régime hydrique irrégulier ont
contribué à la formation d’un réseau hydrographique dense de type arborescent. Les Oueds sont
en crue durant la période des pluies, mais deviennent inactifs dès que s’annonce la saison
sèche. L’Oued Isser est principalement contrôlé par deux stations hydrométriques : pont de
Latraille à l’amont et la station de Lakhdaria vers l’aval. Le couvert végétal‚ tant peu répandu
et souvent dégradé, l’érosion est particulièrement active en présence de matériaux lithologiques
tendres et un régime hydrique défavorable (pluies irrégulières, ruissellement). Les formes et
les intensités différent selon la pente, la nature lithologique des sols et l’action anthropique
(déboisement, pâturage excessif, agriculture dégradante), (Rais, et al., 1989).
4 Les Plaines littorales
L'interface Terre/Mer entre l’embouchure de l’oued Isser et l’oued Sébaou comporte de
nombreuses accumulations sableuses et dunaires ; celles-ci sont étalées au pied des plaines littorales
destinées à l’agriculture et à l’urbanisme, au pied des collines marneuses et du massif de Djinet qui
Chapitre 01 : Cadre Topographique Régional
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alluviale qui s’y rattache se situe à une centaine de kilomètres (100 km) à l’Est-Sud-Est d’Alger.
Elle occupe le synclinal miocène de Tizi-ouzou limité au sud par la chaine du Djurdjura, à l’Est par
les massifs d’Akfadou et Beni Ghobri, au Nord par la chaine côtière, à l’Ouest par les reliefs du
bassin versant du moyen Sébaou. Le Sébaou serpente dans une zone assez large d’alluvions et
traverse une grande vallée intérieure, parfois resserrée sur son parcours, parfois aussi beaucoup plus
large comme à Sikh ou Meddour, partout cultivée ou couverte de pâturages. La vallée de l’Oued
Sebaou se prolonge vers l'Ouest par une dépression jalonnée par les agglomérations de Naciria, des
Isser, de Bordj Menaiel et empruntée par la route Nationale et la voie ferrée Alger-Constantine et
Alger-Tizi Ouzou (Dagorne, et al., 1985). De forme allongée et d’une superficie de 1432 km
2 , le
bassin versant se caractérise par un relief peu accidenté (90% de sa superficie est comprise entre
180 m et 1425 m). Il se développe largement sur la rive droite, sous l’aspect de « mamelons »
argileux dénudés, d’une altitude moyenne de 200-300 m, qui se relèvent au pied de la chaîne
littorale par les pentes ravinées, dominées par quelques chaînons aux parois découpées, dont le
principal est le rocher d’Abizar. A l’ouest, le bassin bifurque pour entourer le promontoire ancien
du djebel Aissa Mimoun (801 m). A l’est, le bassin se termine au grand coude du Sébaou
(Acif Boubehir).
Dans le cours inférieur de la vallée de l’Isser serpente un oued encaissé dans sa basse terrasse,
qui décrit plusieurs méandres. La largeur de la vallée est variable et on note un rétrécissement
notable à la hauteur de Sidi Zerzor (moins de 2 km). Les collines situées de part et d’autre de l’oued
Isser sont inégalement disséquées par ses affluents ; en rive droite, l’altitude atteint 416 m, alors
qu’en rive gauche, elle ne dépasse pas 150 m. Dans l’ensemble, ces paysages collinaires, dénommés
«touarès», sont plus fermés que ceux de la vallée. L’oued Isser, avec son principal affluent en
amont l’oued Djemaa, collecte les eaux de la marge occidentale de la Kabylie, de l’Atlas mitidjéen
et de la plaine des Aribs (Bouira). L’oued Isser, qui coule d’abord du nord au sud, change de
direction à la traversée des gorges de Lakhdaria.
Le bassin versant se caractérise par un couvert végétal peu dense localisé au centre et représente
20% de la superficie totale. Le reste de la surface, soit 80%, est occupé par des cultures
essentiellement céréalières et fourragères. Au bas Isser, on rencontre essentiellement les cultures
annuelles, et sur des superficies réduites, les cultures et l’arboriculture (PNUD, 1987) (figure
3). La nature tendre des matériaux (marnes et argiles) et le régime hydrique irrégulier ont
contribué à la formation d’un réseau hydrographique dense de type arborescent. Les Oueds sont
en crue durant la période des pluies, mais deviennent inactifs dès que s’annonce la saison
sèche. L’Oued Isser est principalement contrôlé par deux stations hydrométriques : pont de
Latraille à l’amont et la station de Lakhdaria vers l’aval. Le couvert végétal‚ tant peu répandu
et souvent dégradé, l’érosion est particulièrement active en présence de matériaux lithologiques
tendres et un régime hydrique défavorable (pluies irrégulières, ruissellement). Les formes et
les intensités différent selon la pente, la nature lithologique des sols et l’action anthropique
(déboisement, pâturage excessif, agriculture dégradante), (Rais, et al., 1989).
4 Les Plaines littorales
L'interface Terre/Mer entre l’embouchure de l’oued Isser et l’oued Sébaou comporte de
nombreuses accumulations sableuses et dunaires ; celles-ci sont étalées au pied des plaines littorales
destinées à l’agriculture et à l’urbanisme, au pied des collines marneuses et du massif de Djinet qui
