PARTIE I
Chapitre 01 : Cadre Topographique Régional
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plonge très brutalement dans la mer au niveau du Cap (Dagorne, et al., 1985). Les plaines littorales,
limitées dans leur extension géographique, deviennent plus étroite au-delà de l'Oued Isser jusqu’à
disparaitre au niveau du Cap, pour reprendre à environ 5 km au Nord Est du Cap. Ces plaines
littorales représentent environ 50% du linéaire côtier notamment dans les zones proches des
embouchures des oueds en particulier l’oued Sébaou, tout en présentant une topographie plane.
5 La frange littorale
L'interface Terre/Mer entre le Cap Blanc et le Cap Bengut comporte de nombreuses
accumulations sableuses, dunaires, notamment dans la région de Zemmouri ; celles-ci sont étalées
au pied du massif de Thenia et des collines marneuses.
Orienté Sud ouest – Nord Est entre les deux embouchures (Isser et Sébaou), le cordon dunaire le
long de la plage est étroit dans sa globalité, avec une végétation plus ou moins intense, il s’étend sur
une longueur de 15 km avec une largeur de 5 à 20 m selon l’endroit. La continuité des dunes est
interrompue par les oueds temporaires (Oued Melk, Oued Amara, Oued Arba, … etc) et détruites
localement par les aménagements côtiers implantés sur les dunes bordières. Ces dernières sont
formées aux embouchures des principaux oueds et plus particulièrement au débouché de l’oued
Isser dont le débit solide a été estimé à 4,8 millions de tonnes/an contre 1,2 pour l'oued Sébaou. En
effet la largeur des plages du côté de l’oued Isser atteint les 350 m ou les dunes sont couvertes par
une végétation intense contrairement aux plages de l’oued Sébaou qui ne dépassent pas les 80m de
largeur.
La frange sablonneuse contourne le Cap Djinet et les autres pointes rocheuses, elle vient ourler
les pieds du massif Djinet et forme un saillant du littoral. Cette frange sablonneuse est due à
l’excroissance du plateau et à la présence de deux grands oueds sébaou et isser. Les sables et
sablons sont tantôt grossiers, tantôt très fins de couleur grise à gris brunâtre, ils sont assez
quartzeux, contenant des débris de roches, gneiss, micaschistes, feldspaths, peu de minéraux
accessoires (Pyroxènes), du calcaire bioclastique et des foraminifères.
L’avant plage est en général constitué par des sablons gris de même nature mais plus riches en
débris de roches et en micas. Ces sablons siliceux sont bordés au large par des vases silico-calcaires
et des boues silico-argileuses. Les boues argilo-siliceuses recouvrent le rebord et le début de la
pente continentale. La fraction aleuritique de ces sédiments est formée par quelques quartz, de rares
ostracodes, des débris d’oursins, et surtout par des foraminifères. Quelques lamelles de biotites
altérées apparaissent parfois.
6 La plate forme continentale
Dans l'ensemble, le précontinent Algérien se caractérise par une marge continentale étroite
particulièrement à l'aplomb des massifs montagneux. La zone de Djinet n'échappe pas à ce schéma
général et, si la marge continentale est un peu plus largement développée dans la baie de Zemmouri
(Sans dépasser la dizaine de kilomètres), elle se réduit à moins de 5 km au large du massif de Djinet
(Fig 3). De plus, cette marge est accidentée par deux entailles majeures dont la tête se situe près du
rivage : le canyon de Cap Blanc et celui de Zemmouri (le plus important de toute la pente
continentale Algérienne). Plus à l'Est, la vallée sous-marine du Sebaou rompt la régularité des
profils sous-marins (Dagorne, et al., 1985).
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