PARTIE I
Chapitre 01 : Cadre Topographique Régional
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crête sommitale a une position charnière, puisqu’elle correspond à la rencontre de la chaîne côtière
et de la dorsale du Djurdjura.
Massif ancien kabyle : Au nord du Djurdjura s’étend un ensemble de contreforts montagneux et
de collines aux formes arrondies et d’altitude inférieure à 1 000 m en général, qu’on désigne sous le
nom de « massif ancien kabyle ». C’est une vaste région qui comprend les territoires de Larbâa
Nath Irathen, Aïn el Hammam, Beni Yenni, Aït Menguellet, Ouadhia, et la chaîne de Flissa (ou
Iflissen) qui culmine au Sid Ali Bounab, à 885 m.
2.3 Chaine littorale
La chaîne littorale est séparée de la chaîne centrale par la vallée de l'Oued Sebaou dont l'axe EstOuest, prolongé par le seuil de Naciria-Bordj Menaiel se situe dans le prolongement de la
subsidence Mitidjienne (Dagorne, et al., 1985). Cette chaîne commence à l’ouest près de
l’embouchure de l’Isser et va en s’élevant vers l’est, pour atteindre son point culminant au Tamgout
de Beni Djenad (1 278 m), dont la pyramide remarquable, aux flancs boisés, domine toute la zone
littorale. Son flanc oriental est profondément entaillé par la coupure de l’Acif el Hammam. Plus
loin, la chaîne littorale se confond avec les massifs d’Akfadou et de Taourirt Ighil ; elle émet vers la
mer des chaînons décroissant en altitude de l’ouest à l’est, séparés entre eux par de petits oueds
côtiers à régime torrentiel. La ligne de crêtes, vers l’ouest, marquée de quelques saillies rocheuses
de grès, conserve une altitude moyenne de 800 m ; la partie culminante atteint 939 m (forêt
d’Aberrane). Les versants accidentés, aux falaises généralement abruptes, qui s’abaissent vers le
rivage sont le plus souvent broussailleux ou boisés, et découpés de façon enchevêtrée par les
nombreux torrents qui sillonnent la chaîne littorale.
A l'Ouest de Tizi Ouzou, dans la région de l’Isser, les reliefs sont moins vigoureux mais
néanmoins très morcelés ; ils ne dépassent pas 900 m dans la partie la plus méridionale de la
coupure de Djinet (Dagorne, et al., 1985). Sur le littoral, le massif de Thenia dont le point culminant
est à 452 m (Koudiat Sidi Fredj) s'abaisse rapidement vers le Nord et l'Est en direction de l’Oued
Isser. La transition se fait par des dépôts marneux qui ne dépassent pas 164 m au Kef Lala Touila.
Au-delà de la plaine de Tisser, le massif sub-littoral de Thenia est relayé par le massif de Djinet qui
atteint 438 m et, plus loin, par le Djebel Bou Berak, avec 593 m qui domine l'embouchure de
l’Oued Sebaou (Dagorne, et al., 1985) et se divise en deux crêtes distinctes vers le nord, séparant le
bassin de l’Isser de celui du Sébaou, et à Flisset el Bahr (Iflissen el Bahar), le versant principal vient
se terminer au promontoire du Cap Tedlès. Le schéma structural de cette zone est relativement
simple : des massifs granitiques et métamorphiques au sud de la feuille de Djinet sont bordés au
Nord par des formations marneuses miocènes traversées d'émissions volcaniques ; à l'Est,
prédominent des dépôts de flysch très complexes dans le détail (Dagorne, et al., 1985).
3 Les bassins et vallées du Sébaou et de l’Isser
Le principal cours d’eau du réseau hydrographique de la région d’étude est le Sébaou. Formé par
la réunion de plusieurs affluents torrentueux (Séba qui signifie sept), lesquels prennent naissance
sur les versants Nord et Est du massif principal du Djurdjura, ou sur les pentes sud de la chaîne
littorale qui lui est parallèle. Il coule entre la région des contreforts et la chaîne littorale et se jette
dans la mer à l’Est de Cap Djinet. Le bassin versant du haut Sébaou, en l’occurrence la plaine
Chapitre 01 : Cadre Topographique Régional
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crête sommitale a une position charnière, puisqu’elle correspond à la rencontre de la chaîne côtière
et de la dorsale du Djurdjura.
Massif ancien kabyle : Au nord du Djurdjura s’étend un ensemble de contreforts montagneux et
de collines aux formes arrondies et d’altitude inférieure à 1 000 m en général, qu’on désigne sous le
nom de « massif ancien kabyle ». C’est une vaste région qui comprend les territoires de Larbâa
Nath Irathen, Aïn el Hammam, Beni Yenni, Aït Menguellet, Ouadhia, et la chaîne de Flissa (ou
Iflissen) qui culmine au Sid Ali Bounab, à 885 m.
2.3 Chaine littorale
La chaîne littorale est séparée de la chaîne centrale par la vallée de l'Oued Sebaou dont l'axe EstOuest, prolongé par le seuil de Naciria-Bordj Menaiel se situe dans le prolongement de la
subsidence Mitidjienne (Dagorne, et al., 1985). Cette chaîne commence à l’ouest près de
l’embouchure de l’Isser et va en s’élevant vers l’est, pour atteindre son point culminant au Tamgout
de Beni Djenad (1 278 m), dont la pyramide remarquable, aux flancs boisés, domine toute la zone
littorale. Son flanc oriental est profondément entaillé par la coupure de l’Acif el Hammam. Plus
loin, la chaîne littorale se confond avec les massifs d’Akfadou et de Taourirt Ighil ; elle émet vers la
mer des chaînons décroissant en altitude de l’ouest à l’est, séparés entre eux par de petits oueds
côtiers à régime torrentiel. La ligne de crêtes, vers l’ouest, marquée de quelques saillies rocheuses
de grès, conserve une altitude moyenne de 800 m ; la partie culminante atteint 939 m (forêt
d’Aberrane). Les versants accidentés, aux falaises généralement abruptes, qui s’abaissent vers le
rivage sont le plus souvent broussailleux ou boisés, et découpés de façon enchevêtrée par les
nombreux torrents qui sillonnent la chaîne littorale.
A l'Ouest de Tizi Ouzou, dans la région de l’Isser, les reliefs sont moins vigoureux mais
néanmoins très morcelés ; ils ne dépassent pas 900 m dans la partie la plus méridionale de la
coupure de Djinet (Dagorne, et al., 1985). Sur le littoral, le massif de Thenia dont le point culminant
est à 452 m (Koudiat Sidi Fredj) s'abaisse rapidement vers le Nord et l'Est en direction de l’Oued
Isser. La transition se fait par des dépôts marneux qui ne dépassent pas 164 m au Kef Lala Touila.
Au-delà de la plaine de Tisser, le massif sub-littoral de Thenia est relayé par le massif de Djinet qui
atteint 438 m et, plus loin, par le Djebel Bou Berak, avec 593 m qui domine l'embouchure de
l’Oued Sebaou (Dagorne, et al., 1985) et se divise en deux crêtes distinctes vers le nord, séparant le
bassin de l’Isser de celui du Sébaou, et à Flisset el Bahr (Iflissen el Bahar), le versant principal vient
se terminer au promontoire du Cap Tedlès. Le schéma structural de cette zone est relativement
simple : des massifs granitiques et métamorphiques au sud de la feuille de Djinet sont bordés au
Nord par des formations marneuses miocènes traversées d'émissions volcaniques ; à l'Est,
prédominent des dépôts de flysch très complexes dans le détail (Dagorne, et al., 1985).
3 Les bassins et vallées du Sébaou et de l’Isser
Le principal cours d’eau du réseau hydrographique de la région d’étude est le Sébaou. Formé par
la réunion de plusieurs affluents torrentueux (Séba qui signifie sept), lesquels prennent naissance
sur les versants Nord et Est du massif principal du Djurdjura, ou sur les pentes sud de la chaîne
littorale qui lui est parallèle. Il coule entre la région des contreforts et la chaîne littorale et se jette
dans la mer à l’Est de Cap Djinet. Le bassin versant du haut Sébaou, en l’occurrence la plaine
