PARTIE I
Chapitre 01 : Cadre Topographique Régional
Page 10
Figure 2 : Carte des divers géo-systèmes de la Kabylie du Djurdjura
( (MATET/CENEAR, 2008) modifiée)
2.1 Chaîne du Djurdjura
Le massif montagneux le plus important est le Djurdjura, Relief majeur de tout le Tell algérotunisien qui forme le noyau autour duquel vient se rattacher tout le système montagneux de la
contrée. Par son altitude, le Djurdjura vient au second rang des massifs montagneux de l’Algérie du
Nord (2 308 m au Tamgout de Lalla Khedidja contre 2 328 m au Chélia dans les Aurès). Le
Djurdjura et ses prolongements parcourent, sur une étendue de 150 km environ, la partie
méridionale et orientale de la « Grande Kabylie ». Puis, il s'infléchit dans sa partie moyenne vers le
nord-est, et se termine brusquement à la mer, non loin de l'embouchure de l'oued Soummam. La
chaîne de Djurdjura s’étend d’ouest en est sur un peu plus de 50 km avec une largeur qui n’excède
pas 10 km. Les escarpements calcaires du haut Djurdjura se dressent au-dessus des contreforts
environnants avec une dénivelée de 1 000 m ou plus. Elle est formée de hautes crêtes parallèles
entre elles s’allongeant d’ouest en est. La barre calcaire la plus méridionale est la plus élevée ; elle
forme en partie la crête du Djurdjura et monte jusqu’au col de Tirourda vers l’est. Les principaux
sommets du massif du Djurdjura sont disposés successivement sur une étendue de 50 à 60 km
environ, de Tizi Oudjaboub à l'ouest jusqu'au Tizi Tirourda à l'est, et sur une distance de 40 km du
col de Tirourda au col d'Akfadou.
2.2 Chaîne centrale
Massif montagneux de Beni Ghobri-Akfadou : Au Nord Est de Djurdjura, l’orographie de
l’ensemble du massif de Beni Ghobri-Akfadou s’articule autour d’une succession de lignes de
crêtes étroites, orientées ENE-WSW, séparées par de profonds talwegs. Cette zone boisée, où de
nombreux cours d’eau dissèquent profondément le relief, se distingue par l’importance des volumes
montagneux, puisque près de la moitié de la surface est située à plus de 800 m d’altitude (Dagorne,
et al., 1985). Les versants de l’Akfadou et de Beni Ghobri, dont les sommets gréseux sont découpés
en rochers saillants, dominent vers l’ouest le cirque du Haut Sébaou (acif n’Boubehir). La
décroissance de l’altitude sur le versant méridional est rapide, car elle passe de 1 600 m à moins de
200 m vers Sidi Aïch, sur moins de 10 km, en direction de la vallée de la Soummam. Cette longue
Cap Djinet
Chapitre 01 : Cadre Topographique Régional
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Figure 2 : Carte des divers géo-systèmes de la Kabylie du Djurdjura
( (MATET/CENEAR, 2008) modifiée)
2.1 Chaîne du Djurdjura
Le massif montagneux le plus important est le Djurdjura, Relief majeur de tout le Tell algérotunisien qui forme le noyau autour duquel vient se rattacher tout le système montagneux de la
contrée. Par son altitude, le Djurdjura vient au second rang des massifs montagneux de l’Algérie du
Nord (2 308 m au Tamgout de Lalla Khedidja contre 2 328 m au Chélia dans les Aurès). Le
Djurdjura et ses prolongements parcourent, sur une étendue de 150 km environ, la partie
méridionale et orientale de la « Grande Kabylie ». Puis, il s'infléchit dans sa partie moyenne vers le
nord-est, et se termine brusquement à la mer, non loin de l'embouchure de l'oued Soummam. La
chaîne de Djurdjura s’étend d’ouest en est sur un peu plus de 50 km avec une largeur qui n’excède
pas 10 km. Les escarpements calcaires du haut Djurdjura se dressent au-dessus des contreforts
environnants avec une dénivelée de 1 000 m ou plus. Elle est formée de hautes crêtes parallèles
entre elles s’allongeant d’ouest en est. La barre calcaire la plus méridionale est la plus élevée ; elle
forme en partie la crête du Djurdjura et monte jusqu’au col de Tirourda vers l’est. Les principaux
sommets du massif du Djurdjura sont disposés successivement sur une étendue de 50 à 60 km
environ, de Tizi Oudjaboub à l'ouest jusqu'au Tizi Tirourda à l'est, et sur une distance de 40 km du
col de Tirourda au col d'Akfadou.
2.2 Chaîne centrale
Massif montagneux de Beni Ghobri-Akfadou : Au Nord Est de Djurdjura, l’orographie de
l’ensemble du massif de Beni Ghobri-Akfadou s’articule autour d’une succession de lignes de
crêtes étroites, orientées ENE-WSW, séparées par de profonds talwegs. Cette zone boisée, où de
nombreux cours d’eau dissèquent profondément le relief, se distingue par l’importance des volumes
montagneux, puisque près de la moitié de la surface est située à plus de 800 m d’altitude (Dagorne,
et al., 1985). Les versants de l’Akfadou et de Beni Ghobri, dont les sommets gréseux sont découpés
en rochers saillants, dominent vers l’ouest le cirque du Haut Sébaou (acif n’Boubehir). La
décroissance de l’altitude sur le versant méridional est rapide, car elle passe de 1 600 m à moins de
200 m vers Sidi Aïch, sur moins de 10 km, en direction de la vallée de la Soummam. Cette longue
Cap Djinet
