INTRODUCTION GENERALE
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Traits morphologiques de la côte de Cap Djinet
La côte de Cap Djinet entre les embouchures de l’oued Sébaou et l’oued Isser est caractérisée par
des entités morphologiques formées essentiellement d’une longue côte sableuse (~ 20 km). Selon
(Leclaire, 1972), le cap Djinet est le seul exemple en Algérie où l’on voit une importante frange
sablonneuse ourlée le pied d’un massif (Djenet), formant un saillant du littoral. La largeur de la
plage variant de quelques mètres à quelques centaines de mètres.
L'interface Terre/Mer entre l’embouchure de l’oued Isser et l’oued Sébaou comporte de
nombreuses accumulations sableuses et dunaires ; celles-ci sont étalées au pied des plaines littorales
destinées à l’agriculture et à l’urbanisme, au pied des collines marneuses et du massif de Djinet qui
plonge très brutalement dans la mer au niveau du Cap (Dagorne, et al., 1985). Les plaines littorales,
limitées dans leur extension géographique, deviennent plus étroite au-delà de l'Oued Isser jusqu’à
disparaitre au niveau du Cap, pour reprendre à environ 5 km au Nord Est du Cap. Ces plaines
littorales représentent environ 50% du linéaire côtier notamment dans les zones proches des
embouchures des oueds en particulier l’oued Sébaou, tout en présentant une topographie plane.
Orienté Sud ouest – Nord Est entre les deux embouchures, le cordon dunaire le long de la plage
est étroit dans sa globalité, avec une végétation plus ou moins intense, il s’étend sur une longueur de
15 km avec une largeur de 5 à 20 m selon l’endroit. La continuité des dunes est interrompue par les
oueds temporaires (Oued Melk, Oued Amara, Oued Arba, … etc) et détruites localement par les
aménagements côtiers implantés sur les dunes bordières. Ces dernières sont formées aux
embouchures des principaux oueds et plus particulièrement au débouché de l’oued Isser dont le
débit solide a été estimé à 4,8 millions de tonnes/an contre 1,2 pour l'oued Sébaou. En effet la
largeur des plages du côté de l’oued Isser atteint les 350 m ou les dunes sont couvertes par une
végétation intense contrairement aux plages de l’oued Sébaou qui ne dépassent pas les 80m de
largeur.
L’observation des traces de recul et d’avancées sur de nombreuses plages, nous laisse penser que
cette côte est sujette à des variations de la position du trait de côte qui ne sont pas seulement due
aux conditions hydro-climatiques mais aussi aux tempêtes et aux actions humaines. Hormis les
tempêtes, plusieurs résultats d’auteurs ont démontré que les courants de houles contrôlent l’essentiel
de la sédimentation qui s’opère à l’avant côte et sur les plages, notamment pendant les tempêtes
accompagnées de sur-côte (Levoy, 1994; Pilkey, et al., 1993) ; (Niedoroda et al., 1984 ; Wright et
al., 1991 ; Héquete et al., 1993 in Boutiba, 2006).
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