INTRODUCTION GENERALE
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Problématique
La côte sableuse de Cap Djinet constitue un exemple parfait des environnements côtiers dont
l’équilibre morpho-dynamique est contrôlé par la combinaison de facteurs humains et naturels. En
effet la côte de Cap Djinet limitée par l’embouchure de l’Oued Sébaou à l’Est et l’embouchure de
l’Oued Isser à l’Ouest, est constituée de plages sableuses rectilignes surmontées par un cordon
dunaire longé sur une vingtaine de kilomètres avec une largeur relative de 5 à 20 mètres d’Est en
Ouest. Ces environnements fragiles ont fait récemment l’objet d’occupations humaines qui se sont
traduites par des aménagements de toutes sortes ayant plus ou moins réussis, pour des fins de
développement économique (Construction da la Route Nationale RN 24 parallèle au rivage,
Construction d’un port de pêche et de plaisance, d’ouvrages de défense, d’une centrale électrique,
Expansion des habitations sur les plages, … etc).
Ces aménagements ont participé à l’instabilité morpho-dynamique de la côte notamment dans les
plages sableuses du Cap au niveau desquelles les infrastructures du port de pêche et de
plaisance ainsi que les ouvrages de défense constituent de véritables zones de piégeage des
sédiments marins sous l’action de la dérive littorale et forment donc une barrière au transit littoral
qui se traduit par des changements de la topographie de la côte et des fonds marins qui vont à leur
tour modifier les mouvements de la mer près du littoral (Modification de la propagation de la houle
et de la direction des courants côtiers par exemple).
En vue des multiples impacts de ces infrastructures maritimes (Port de pêche et de plaisance,
Ouvrages de défense) sur l’équilibre naturel des plages sableuses aux alentours du Cap, nous nous
sommes intéressés dans ce présent travail aux processus physiques responsables de ces
accumulations de sable au niveau du port et ses alentours immédiats. Pour mener à bien cette
recherche, notre intérêt porte sur le transport sédimentaire à l’avant côte de Cap Djinet.
De cet objectif se dégage une question majeure, pourquoi étudier le transport sédimentaire dans
ce cas précis, et plus particulièrement le sable, aurait-t-il un intérêt pour apporter des éléments de
réponses sur la problématique des accumulations de sable dans le port et ses alentours immédiats ?
Ainsi que sur l’instabilité du trait de côte ? La réponse est oui, car il constitue un des processus clés
puisqu’il intervient directement dans les phénomènes de recul (érosion) ou d’avancée du trait de
côte (dépôt). Partant de ce principe, d’autres questions secondaires sont posées :
De quelles directions proviennent les sables mobilisés par le courant de la dérive littorale à
court terme pour s’accumuler dans le port de Cap Djinet et ses alentours immédiats ?
Quels sont les ordres de grandeur des volumes de sable déplacés à court terme et des forçages
hydrodynamiques responsables de ces transferts sédimentaires parallèlement à la côte ?
Comment évolue le transport sédimentaire longitudinal et transversal dans la zone de
déferlement à l’échelle horaire ou journalière ?
Quelles sont les formules empiriques actuelles les plus adaptées à l’environnement de Cap
Djinet pour estimer les caractéristiques hydrodynamiques et les flux sédimentaires ?
Les réponses à ces questions ont nécessité de nous de procéder par une approche expérimentale
basée sur des mesures in situ au moyen de systèmes de mesure qualitatifs et quantitatifs des
forçages hydrodynamiques et des volumes sédimentaires déplacés. Ces résultats vont servir à mieux
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Problématique
La côte sableuse de Cap Djinet constitue un exemple parfait des environnements côtiers dont
l’équilibre morpho-dynamique est contrôlé par la combinaison de facteurs humains et naturels. En
effet la côte de Cap Djinet limitée par l’embouchure de l’Oued Sébaou à l’Est et l’embouchure de
l’Oued Isser à l’Ouest, est constituée de plages sableuses rectilignes surmontées par un cordon
dunaire longé sur une vingtaine de kilomètres avec une largeur relative de 5 à 20 mètres d’Est en
Ouest. Ces environnements fragiles ont fait récemment l’objet d’occupations humaines qui se sont
traduites par des aménagements de toutes sortes ayant plus ou moins réussis, pour des fins de
développement économique (Construction da la Route Nationale RN 24 parallèle au rivage,
Construction d’un port de pêche et de plaisance, d’ouvrages de défense, d’une centrale électrique,
Expansion des habitations sur les plages, … etc).
Ces aménagements ont participé à l’instabilité morpho-dynamique de la côte notamment dans les
plages sableuses du Cap au niveau desquelles les infrastructures du port de pêche et de
plaisance ainsi que les ouvrages de défense constituent de véritables zones de piégeage des
sédiments marins sous l’action de la dérive littorale et forment donc une barrière au transit littoral
qui se traduit par des changements de la topographie de la côte et des fonds marins qui vont à leur
tour modifier les mouvements de la mer près du littoral (Modification de la propagation de la houle
et de la direction des courants côtiers par exemple).
En vue des multiples impacts de ces infrastructures maritimes (Port de pêche et de plaisance,
Ouvrages de défense) sur l’équilibre naturel des plages sableuses aux alentours du Cap, nous nous
sommes intéressés dans ce présent travail aux processus physiques responsables de ces
accumulations de sable au niveau du port et ses alentours immédiats. Pour mener à bien cette
recherche, notre intérêt porte sur le transport sédimentaire à l’avant côte de Cap Djinet.
De cet objectif se dégage une question majeure, pourquoi étudier le transport sédimentaire dans
ce cas précis, et plus particulièrement le sable, aurait-t-il un intérêt pour apporter des éléments de
réponses sur la problématique des accumulations de sable dans le port et ses alentours immédiats ?
Ainsi que sur l’instabilité du trait de côte ? La réponse est oui, car il constitue un des processus clés
puisqu’il intervient directement dans les phénomènes de recul (érosion) ou d’avancée du trait de
côte (dépôt). Partant de ce principe, d’autres questions secondaires sont posées :
De quelles directions proviennent les sables mobilisés par le courant de la dérive littorale à
court terme pour s’accumuler dans le port de Cap Djinet et ses alentours immédiats ?
Quels sont les ordres de grandeur des volumes de sable déplacés à court terme et des forçages
hydrodynamiques responsables de ces transferts sédimentaires parallèlement à la côte ?
Comment évolue le transport sédimentaire longitudinal et transversal dans la zone de
déferlement à l’échelle horaire ou journalière ?
Quelles sont les formules empiriques actuelles les plus adaptées à l’environnement de Cap
Djinet pour estimer les caractéristiques hydrodynamiques et les flux sédimentaires ?
Les réponses à ces questions ont nécessité de nous de procéder par une approche expérimentale
basée sur des mesures in situ au moyen de systèmes de mesure qualitatifs et quantitatifs des
forçages hydrodynamiques et des volumes sédimentaires déplacés. Ces résultats vont servir à mieux
