INTRODUCTION GENERALE
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INTRODUCTION GENERALE
La zone littorale se trouve à l’interface entre la mer, le continent, l’atmosphère (Carter, 1988), et
parfois les fleuves et les infrastructures humaines. Ces environnements sont contrôlés par
l’interaction de multiple processus physiques très complexes entre les sédiments et le fluide (SPM.,
1984) évoluant de l’échelle géologique jusqu'aux étroites interactions qui existent entre le fluide et
le sédiment (Van Rijn, 1986b) mais aussi des processus climatiques et anthropiques intervenant à
des échelles temporelles et spatiales diverses. Plusieurs classifications sont fondées sur un
découpage de la morpho-dynamique des plages selon trois à quatre principales échelles spatiotemporelles (Stive, et al., 1990; Schwartz, 2005) : L’échelle événementielle s’évoluant de quelques
heures à quelques semaines (le court terme) ; L’échelle saisonnière s’évoluant sur un pas de temps
de quelques mois à quelques années (le moyen terme) ; L’échelle décennale concerne un pas de
temps de quelques dizaines d’années (le long terme) ; L’échelle géologique s’évoluant sur quelques
centaines d’années à centaines de milliers d’années, et intègre notamment les fluctuations
millénaires du niveau marin. Cette dernière évolution tend à régulariser les côtes en émoussant les
zones convexes et en remblayant les zones concaves (Graillot, 1987).
L’ampleur des évolutions des littoraux dépend de la puissance des forçages hydrodynamiques,
du temps de réponse des systèmes et des capacités techniques à observer ces modifications. La
petite échelle à laquelle on s’intéresse dans ce présent travail, est comprise entre quelques secondes
et un an. Cette échelle englobe les variations de la ligne de côte et le profil de la plage (déplacement
et formation des barres sableuses, méga-rides et rides), l’étude de ces évolutions consiste d’abord à
comprendre les phénomènes hydrologiques (vagues, courants, tempêtes, …) qui constituent une
source d’énergie absorbée par les forces de défense naturelles du système littoral telle que la pente
(SPM., 1984) puis la quantification du transport sédimentaire induit par ces forçages.
En regard des facteurs hydrodynamiques, sédimentaires et géomorphologiques, la plupart des
environnements côtiers sont en équilibre dynamique entre les phénomènes de dépôt et d’érosion
(Carter, 1988). Toutefois, cet équilibre est fragile, comme en témoigne l'érosion côtière sévère qui
affecte les littoraux du monde plus particulièrement les plages (Bird, 2008; RAMOGE, 2002;
Paskoff, 2000; Stone, et al., 2004) dont les caractéristiques générales variant à long terme, mais
également à court terme sous l’effet des actions anthropiques, devenant ainsi problématiques
lorsque cet équilibre dynamique naturel est interrompue, en accentuant le phénomène de dépôt
(Avancée de la ligne de rivage) qui cause des problèmes d’ensablement touchant principalement les
ports, tel est le cas du port de Cap Djinet ou d’énormes quantités de sable s’accumulent au niveau
de la passe d’entrée, bloquant ainsi la circulation des bateaux, ou érosif (Recul de ligne de rivage)
qui touche plus de 80% des côtes mondiales avec des taux qui varient entre 1 cm/an et 10 m/an
(Pilkey, et al., 2001). Pour sa part, le littoral Algérien est soumis à un recul important dans environ
50% des côtes dont plus de 75% sont des plages sableuses (Boutiba, 2006). Dans un contexte de
changements climatiques, on assiste actuellement à une hausse du niveau marin relatif (G.I.E.C.,
2001) de 1 à 2 mm/an depuis un siècle (Pirazzoli, 1989; Woodworth, et al., 1999; Morner, 2004) et
de 3,1 mm/an depuis la dernière décennie (G.I.E.C, 2007) dont les conséquences sont l'accélération
de l'érosion des plages et l'augmentation de la fréquence de submersion côtière.
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INTRODUCTION GENERALE
La zone littorale se trouve à l’interface entre la mer, le continent, l’atmosphère (Carter, 1988), et
parfois les fleuves et les infrastructures humaines. Ces environnements sont contrôlés par
l’interaction de multiple processus physiques très complexes entre les sédiments et le fluide (SPM.,
1984) évoluant de l’échelle géologique jusqu'aux étroites interactions qui existent entre le fluide et
le sédiment (Van Rijn, 1986b) mais aussi des processus climatiques et anthropiques intervenant à
des échelles temporelles et spatiales diverses. Plusieurs classifications sont fondées sur un
découpage de la morpho-dynamique des plages selon trois à quatre principales échelles spatiotemporelles (Stive, et al., 1990; Schwartz, 2005) : L’échelle événementielle s’évoluant de quelques
heures à quelques semaines (le court terme) ; L’échelle saisonnière s’évoluant sur un pas de temps
de quelques mois à quelques années (le moyen terme) ; L’échelle décennale concerne un pas de
temps de quelques dizaines d’années (le long terme) ; L’échelle géologique s’évoluant sur quelques
centaines d’années à centaines de milliers d’années, et intègre notamment les fluctuations
millénaires du niveau marin. Cette dernière évolution tend à régulariser les côtes en émoussant les
zones convexes et en remblayant les zones concaves (Graillot, 1987).
L’ampleur des évolutions des littoraux dépend de la puissance des forçages hydrodynamiques,
du temps de réponse des systèmes et des capacités techniques à observer ces modifications. La
petite échelle à laquelle on s’intéresse dans ce présent travail, est comprise entre quelques secondes
et un an. Cette échelle englobe les variations de la ligne de côte et le profil de la plage (déplacement
et formation des barres sableuses, méga-rides et rides), l’étude de ces évolutions consiste d’abord à
comprendre les phénomènes hydrologiques (vagues, courants, tempêtes, …) qui constituent une
source d’énergie absorbée par les forces de défense naturelles du système littoral telle que la pente
(SPM., 1984) puis la quantification du transport sédimentaire induit par ces forçages.
En regard des facteurs hydrodynamiques, sédimentaires et géomorphologiques, la plupart des
environnements côtiers sont en équilibre dynamique entre les phénomènes de dépôt et d’érosion
(Carter, 1988). Toutefois, cet équilibre est fragile, comme en témoigne l'érosion côtière sévère qui
affecte les littoraux du monde plus particulièrement les plages (Bird, 2008; RAMOGE, 2002;
Paskoff, 2000; Stone, et al., 2004) dont les caractéristiques générales variant à long terme, mais
également à court terme sous l’effet des actions anthropiques, devenant ainsi problématiques
lorsque cet équilibre dynamique naturel est interrompue, en accentuant le phénomène de dépôt
(Avancée de la ligne de rivage) qui cause des problèmes d’ensablement touchant principalement les
ports, tel est le cas du port de Cap Djinet ou d’énormes quantités de sable s’accumulent au niveau
de la passe d’entrée, bloquant ainsi la circulation des bateaux, ou érosif (Recul de ligne de rivage)
qui touche plus de 80% des côtes mondiales avec des taux qui varient entre 1 cm/an et 10 m/an
(Pilkey, et al., 2001). Pour sa part, le littoral Algérien est soumis à un recul important dans environ
50% des côtes dont plus de 75% sont des plages sableuses (Boutiba, 2006). Dans un contexte de
changements climatiques, on assiste actuellement à une hausse du niveau marin relatif (G.I.E.C.,
2001) de 1 à 2 mm/an depuis un siècle (Pirazzoli, 1989; Woodworth, et al., 1999; Morner, 2004) et
de 3,1 mm/an depuis la dernière décennie (G.I.E.C, 2007) dont les conséquences sont l'accélération
de l'érosion des plages et l'augmentation de la fréquence de submersion côtière.
