CONCLUSION GENERALE
Page 180
sédimentaires qui ont dominé durant l’expérimentation en mer. Les valeurs du modèle validé restent
sous-estimées par rapports aux résultats du traçage fluorescent à 25%, ceci pourrait être corrigé au
moyen d’autres mesures très importantes notamment le niveau de la mer et le climat de houle à la
côte.
Les résultats de simulation ont mis en évidence une dérive littorale Nord-Sud générée par les
houles de secteur Nord-Est, et Sud-Nord par les houles de secteur Ouest. Les courants générés par
les houles prennent souvent des formes circulaires en raison de la présence d’ouvrages qui jouent un
rôle important dans leur déviation.
La troisième partie de ce mémoire a été consacrée au réseau expérimental, qui constitue l’une
des tâches les plus importantes accomplies dans ce travail. L’objectif principal de cette partie était
de contribuer à la compréhension des processus hydro-sédimentaires qui s’opèrent à l’avant côte de
Cap Djinet, et donc pour répondre aux questions posées en problématique, nous avons choisi de
procéder par deux types d’approches, la première étant qualitative indirecte de type lagrangienne,
basée sur l’utilisation de traceurs fluorescents et la seconde étant directe de type Eulérien, basée sur
l’emploi des pièges à sédiments.
Ces expérimentations réalisées à court terme nous ont permis de tirer plusieurs informations sur
le plan méthodologique en testant plusieurs formules empiriques qui traitent la houle au déferlement
et les transferts dans la zone de déferlement. Les résultats des flux sédimentaires obtenus par la
première approche ont été choisis pour valider les modèles de prédiction les plus adaptés à la région
de Cap Djinet et nous ont conduits à réajuster les coefficients en fonctions des flux mesurées.
Compte tenu des conditions de faible agitation dans lesquelles nous avons travaillé, les mesures
effectuées peuvent être entachées d’une marge d’erreur puisque les plus grands charriages et
transferts se font lors des tempêtes et grands forçages. Mais ceci n’empêche pas de dire que nous
avons réalisé une expérimentation qui n’a jamais été effectuées sur le terrain de Cap Djinet et qui
nous a apporté des éléments de réponse originaux et nouveaux.
La validation des formules empiriques a été effectuée sur la base d’indices statistiques qui nous
ont permis de comparer les valeurs des flux sédimentaires prédites et calculées. Cette validation
nécessite néanmoins une répétitivité des expérimentations sur le terrain afin d’englober les
différents climats de houle et d’agitation auxquelles est exposé le site d’étude.
En synthèse générale,
Le schéma général de la dynamique sédimentaire dans les alentours de Cap Djinet a été
perceptible grâce aux travaux de modélisation et d’expérimentation par des traceurs fluorescents.
Ainsi l’existence de cellules hydro-sédimentaires tout au long du Cap a été mise en évidence à partir
des résultats du traçage, elles témoignent d’une grande mobilité du stock sédimentaire côtier dans
les deux sens, en effet les résultats obtenus montrent que la côte de Cap Djinet, a été soumise aux
houles de fortes amplitudes provenant du secteur Nord. Le flux énergétique longshore provient du
secteur Nord–Est et s’oriente vers le Sud-Ouest. Le courant longshore mis en évidence par la
simulation et les mesures in-situ est généré par les houles déferlantes. Ce courant prend une
direction Nord-Sud lorsque les houles atteignent obliquement la côte en provenance du Nord Est, et
une direction Sud-Nord pour des houles de l’ouest. Les vitesses de ce courant enregistrées dans des
Précédent

Etude hydro-sédimentaire a l\'avant côte de cap djinet wilaya de Boumerdes - 201/217

Suivant