PARTIE III
Chapitre 01 : Présentation du Réseau Expérimental
Page 143
2.2 Méthodologie
L’approche méthodologique de cette seconde étape consiste à :
Mesurer les flux sédimentaires sous l’effet des houles déferlantes au moyen des pièges
unidirectionnels au niveau de la plage Nord caractérisée par des agitations fréquentes.
Mesurer les forçages hydrodynamiques (Houle déferlante et Courant côtier) par des moyens
empiriques (Mât à houle et Objet flottant).
2.2.1
Mesure des flux sédimentaires par piégeage sous l’effet de houles déferlantes
2.2.1.1 Présentation des types de piège utilisés
Le taux de transport longitudinal a été mesuré au moyen de pièges à sables portables. Si
plusieurs types de pièges existent ( (Horikawa, 1988; Van Rijn, 1986b), celui défini par (Kraus, et
al., 1987) est aujourd’hui le plus performant (Rosati, et al., 1988) et le plus utilisé (Levoy, 1994).
Les pièges sont constitués d’une armature métallique, sur laquelle sont accrochés des collecteurs
formés de filets rectangulaires de 0.5m de long, en polyester dont le diamètre de la maille est de
100µm. Ils sont montés sur une ossature en acier galvanisé d’une hauteur de 1.4m et 0.35m de
large. Trois à quatre collecteurs sont fixés sur la face avant de l’ossature, permettant de piéger les
sédiments transportés à différents niveaux de la tranche d’eau (Fig 89).
L’efficacité hydraulique Eh de ces pièges a été étudiée par (Rosati, J.D et Kraus, N.C., 1989) en
canal à courant afin de valider les mesures effectuées. Ces travaux ont tous montré que l’efficacité
hydraulique de ces pièges est bonne, les valeurs de Eh se rapprochent toujours de 1 même si
certains pièges viennent perturber fortement les trajectoires des filets d’eau.
Quant à l’efficacité sédimentaire Eq de ces pièges, elle reste relativement moins bonne surtout au
voisinage immédiat du fond ou des affouillements basaux apparaissent à cause des effets de la
structure sur le fond marin.
Les pièges à sédiment mis en œuvre par le Professeur (Boutiba, 2006) sont légèrement modifiés
par rapport à ceux utilisés par (Kraus, et al., 1989) et (Rosati, et al., 1990) dans le cadre des
programmes DUCK et SUPERDUCK. Ils se rapprochent beaucoup de ceux utilisés sur la côte ouest
du Contentin (France) dans le cadre du programme général de défense contre la mer (Levoy, 1994).
Les collecteurs qui sont en bas du piège sont moins hauts et comportent une avancée métallique
de 5 cm par rapport au cadre du collecteur, leur efficacité sédimentaire Eq est de 0.68 (Levoy,
1994). Les collecteurs supérieurs ont une efficacité sédimentaire de 0.86 (Kraus, et al., 1989).
Cette technique de mesure des transferts sédimentaires développée par le CREC reste donc très
efficace en dépit des difficultés attachées à la détermination de l’efficacité de ces pièges. Cette
dernière varie entre 1.5 et 10 dans la zone de déferlement de la houle.
Chapitre 01 : Présentation du Réseau Expérimental
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2.2 Méthodologie
L’approche méthodologique de cette seconde étape consiste à :
Mesurer les flux sédimentaires sous l’effet des houles déferlantes au moyen des pièges
unidirectionnels au niveau de la plage Nord caractérisée par des agitations fréquentes.
Mesurer les forçages hydrodynamiques (Houle déferlante et Courant côtier) par des moyens
empiriques (Mât à houle et Objet flottant).
2.2.1
Mesure des flux sédimentaires par piégeage sous l’effet de houles déferlantes
2.2.1.1 Présentation des types de piège utilisés
Le taux de transport longitudinal a été mesuré au moyen de pièges à sables portables. Si
plusieurs types de pièges existent ( (Horikawa, 1988; Van Rijn, 1986b), celui défini par (Kraus, et
al., 1987) est aujourd’hui le plus performant (Rosati, et al., 1988) et le plus utilisé (Levoy, 1994).
Les pièges sont constitués d’une armature métallique, sur laquelle sont accrochés des collecteurs
formés de filets rectangulaires de 0.5m de long, en polyester dont le diamètre de la maille est de
100µm. Ils sont montés sur une ossature en acier galvanisé d’une hauteur de 1.4m et 0.35m de
large. Trois à quatre collecteurs sont fixés sur la face avant de l’ossature, permettant de piéger les
sédiments transportés à différents niveaux de la tranche d’eau (Fig 89).
L’efficacité hydraulique Eh de ces pièges a été étudiée par (Rosati, J.D et Kraus, N.C., 1989) en
canal à courant afin de valider les mesures effectuées. Ces travaux ont tous montré que l’efficacité
hydraulique de ces pièges est bonne, les valeurs de Eh se rapprochent toujours de 1 même si
certains pièges viennent perturber fortement les trajectoires des filets d’eau.
Quant à l’efficacité sédimentaire Eq de ces pièges, elle reste relativement moins bonne surtout au
voisinage immédiat du fond ou des affouillements basaux apparaissent à cause des effets de la
structure sur le fond marin.
Les pièges à sédiment mis en œuvre par le Professeur (Boutiba, 2006) sont légèrement modifiés
par rapport à ceux utilisés par (Kraus, et al., 1989) et (Rosati, et al., 1990) dans le cadre des
programmes DUCK et SUPERDUCK. Ils se rapprochent beaucoup de ceux utilisés sur la côte ouest
du Contentin (France) dans le cadre du programme général de défense contre la mer (Levoy, 1994).
Les collecteurs qui sont en bas du piège sont moins hauts et comportent une avancée métallique
de 5 cm par rapport au cadre du collecteur, leur efficacité sédimentaire Eq est de 0.68 (Levoy,
1994). Les collecteurs supérieurs ont une efficacité sédimentaire de 0.86 (Kraus, et al., 1989).
Cette technique de mesure des transferts sédimentaires développée par le CREC reste donc très
efficace en dépit des difficultés attachées à la détermination de l’efficacité de ces pièges. Cette
dernière varie entre 1.5 et 10 dans la zone de déferlement de la houle.
