PARTIE III
Chapitre 01 : Présentation du Réseau Expérimental
Page 142
2 Etape 02 : Piégeage des sédiments
Ils permettent une mesure directe des flux sédimentaires sur l'avant-côte et les plages (Kraus, et
al., 1987; Rosati, et al., 1991). Il en existe de nombreuses variantes reposant toujours sur le même
principe, à savoir: le déploiement sur une structure, installée sur les fonds marins ou mise en œuvre
à partir d'un bateau, de réceptacles destinés à piéger les sédiments en mouvement. Leur déploiement
peut s'avérer délicat dans les zones à haute énergie, en présence de courants intenses ou dans le
déferlement par exemple.
2.1 Inconvénients
Comme pour tout instrument de mesure, la condition première à l'utilisation des pièges est que
leur présence ne perturbe pas trop le phénomène à quantifier, c'est à dire les transports solides dans
le cas présent. D'un point de vue pratique, cette condition est évidemment impossible à satisfaire.
L'affouillement localisé sous la structure, d'autant plus marqué que les réceptacles sont proches du
fond, témoigne notamment de cette influence. Parmi les raisons de cette perturbation :
L’accentuation progressive du remplissage des réceptacles qui perturbe l’écoulement.
La durée d’immersion du piège qui doit être ajustée en fonction de l'intensité des transports
sédimentaires, ceci exige des contrôles réguliers du remplissage des réceptacles.
L'augmentation du nombre des réceptacles à la verticale qui certes améliore la définition du
profil vertical des transports mais, en contrepartie, accentue les perturbations induites sur
l'écoulement.
Le squelette du piège qui peut aussi dévier légèrement les directions de courant et perturber
l’écoulement.
La plupart du temps, les pièges sont testés dans des canaux pour apprécier la modification du
champ de courants à leur voisinage et dans l'entrée du réceptacle (Rosati, J.D et Kraus, N.C., 1989).
Il en ressort des courbes correctrices, mettant en relation la vitesse du courant avec et sans
l'instrument, qui laissent présager de l'influence du piège sur les transports sédimentaires.
Aucune loi correctrice standardisée ne permet en réalité d'évaluer le flux sédimentaire, qui aurait
été observé en l'absence du piège, à partir du matériel stocké.
Les pièges à sédiments donnent une information qui peut être quasi ponctuelle mais qui est
intégrée sur la durée de l'expérience. Donc les données recueillies restent instantanées et valables
seulement sur la période d’expérimentation.
Leur déploiement peut s'avérer délicat dans les zones à haute énergie, en présence de courants
intenses ou dans le déferlement par exemple.
La hauteur des réceptacles par rapport au fond est une donnée importante qui peut être difficile à
évaluer (zones à haute énergie ou déploiement à partir de navires) et évoluer au cours du temps avec
la modification du régime hydrodynamique.
Chapitre 01 : Présentation du Réseau Expérimental
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2 Etape 02 : Piégeage des sédiments
Ils permettent une mesure directe des flux sédimentaires sur l'avant-côte et les plages (Kraus, et
al., 1987; Rosati, et al., 1991). Il en existe de nombreuses variantes reposant toujours sur le même
principe, à savoir: le déploiement sur une structure, installée sur les fonds marins ou mise en œuvre
à partir d'un bateau, de réceptacles destinés à piéger les sédiments en mouvement. Leur déploiement
peut s'avérer délicat dans les zones à haute énergie, en présence de courants intenses ou dans le
déferlement par exemple.
2.1 Inconvénients
Comme pour tout instrument de mesure, la condition première à l'utilisation des pièges est que
leur présence ne perturbe pas trop le phénomène à quantifier, c'est à dire les transports solides dans
le cas présent. D'un point de vue pratique, cette condition est évidemment impossible à satisfaire.
L'affouillement localisé sous la structure, d'autant plus marqué que les réceptacles sont proches du
fond, témoigne notamment de cette influence. Parmi les raisons de cette perturbation :
L’accentuation progressive du remplissage des réceptacles qui perturbe l’écoulement.
La durée d’immersion du piège qui doit être ajustée en fonction de l'intensité des transports
sédimentaires, ceci exige des contrôles réguliers du remplissage des réceptacles.
L'augmentation du nombre des réceptacles à la verticale qui certes améliore la définition du
profil vertical des transports mais, en contrepartie, accentue les perturbations induites sur
l'écoulement.
Le squelette du piège qui peut aussi dévier légèrement les directions de courant et perturber
l’écoulement.
La plupart du temps, les pièges sont testés dans des canaux pour apprécier la modification du
champ de courants à leur voisinage et dans l'entrée du réceptacle (Rosati, J.D et Kraus, N.C., 1989).
Il en ressort des courbes correctrices, mettant en relation la vitesse du courant avec et sans
l'instrument, qui laissent présager de l'influence du piège sur les transports sédimentaires.
Aucune loi correctrice standardisée ne permet en réalité d'évaluer le flux sédimentaire, qui aurait
été observé en l'absence du piège, à partir du matériel stocké.
Les pièges à sédiments donnent une information qui peut être quasi ponctuelle mais qui est
intégrée sur la durée de l'expérience. Donc les données recueillies restent instantanées et valables
seulement sur la période d’expérimentation.
Leur déploiement peut s'avérer délicat dans les zones à haute énergie, en présence de courants
intenses ou dans le déferlement par exemple.
La hauteur des réceptacles par rapport au fond est une donnée importante qui peut être difficile à
évaluer (zones à haute énergie ou déploiement à partir de navires) et évoluer au cours du temps avec
la modification du régime hydrodynamique.
