PARTIE III
Chapitre 01 : Présentation du Réseau Expérimental
Page 141
1.4 Conclusion partielle
Cette première étape nous a permis de répondre à quelques questions posées en problématique.
En effet, l’opération du traçage fluorescent a clarifié le schéma des transports sédimentaires dans les
alentours du port de Cap Djinet.
Les résultats obtenus à partir des deux expérimentations mettent en évidence une dérive littorale
Nord – Sud sous l’effet des houles de l’Ouest et du Nord-Est. En effet le centre de masse du traceur
rouge injecté dans la plage Nord s’est déplacé dans la direction SW avec un débit net annuel qui
s’élève à 7021 m
3 /an sous l’effet des houles en provenance de l’Ouest ayant de faibles amplitudes
ne dépassant pas les 0.5 m et 5 s, ce volume de sable déplacé a nécessité un temps d’immersion de
91 heures durant lesquelles la surface du nuage de point ne dépassait pas les 70 m
2 . Par contre les
prélèvements au moyen des carottes nous ont laissé constater que l’épaisseur de la couche mobile
est importante dans la plage Nord, car elle dépasse les 40 cm. Ceci pourrait éventuellement être
justifié par la présence de barres d’avant très mobiles dans le site d’étude.
Le centre de masse du traceur Jaune s’est déplacé dans la direction E avec un débit annuel
d’environ 152665 m
3 /an. La différence dans les volumes de sable charriés est expliquée par le degré
du forçage qui a été faible durant la dispersion du traceur Rouge et fort durant la dispersion du
traceur Jaune. La surface du nuage de dispersion du traceur Jaune dépassait les 500 m
2 , et la
profondeur de remaniement était de l’ordre de 10 cm. Cette différence pourrait être expliquée par le
caractère vaseux des sédiments qui sont répartis dans le secteur Sud.
Après le passage de la tempête venue du Nord, les prélèvements effectués dans le secteur Sud
ont révélé la présence de particules rouges mélangés au jaune, ce résultat impressionnant mais tout a
fait logique a mis en évidence une dynamique sédimentaire importante dans le site d’étude, car les
courants engendrés par les houles de tempête ont été très intenses et ont joué un rôle important dans
le charriage du traceur rouge vers le secteur de la passe d’entrée du port. Ces résultats viennent
appuyer la carte de simulation obtenus par le module HD du Mike 21 pour la période allant du 22
au 26 Octobre 2014 (Episode de tempête). Finalement ce courant longshore formé par les houles du
Nord-Est arrive à contourner l’épi Nord quand le forçage est intense et charrie par conséquent les
sables vers le Sud.
Pour conclure, il est souhaitable que ce type d’expérimentation soit répétée dans le temps afin
d’englober différents régimes de houles pouvant solliciter le site d’étude, dans le but de synthétiser
une carte qui schématise les transferts sédimentaires qui peuvent en résulter. Ces expérimentations
doivent bien évidemment être accompagnées de mesures intenses de courants à la côte afin de
mieux connaitre le régime courantologique et d’enduire les déplacements de sables pour différents
degrés d’énergie.
La quantification des transferts sédimentaires par les pièges est réalisée afin de quantifier le
volume de sable déplacé sous l’effet de la houle déferlante. Cette opération fera l’objet du prochain
chapitre.
Chapitre 01 : Présentation du Réseau Expérimental
Page 141
1.4 Conclusion partielle
Cette première étape nous a permis de répondre à quelques questions posées en problématique.
En effet, l’opération du traçage fluorescent a clarifié le schéma des transports sédimentaires dans les
alentours du port de Cap Djinet.
Les résultats obtenus à partir des deux expérimentations mettent en évidence une dérive littorale
Nord – Sud sous l’effet des houles de l’Ouest et du Nord-Est. En effet le centre de masse du traceur
rouge injecté dans la plage Nord s’est déplacé dans la direction SW avec un débit net annuel qui
s’élève à 7021 m
3 /an sous l’effet des houles en provenance de l’Ouest ayant de faibles amplitudes
ne dépassant pas les 0.5 m et 5 s, ce volume de sable déplacé a nécessité un temps d’immersion de
91 heures durant lesquelles la surface du nuage de point ne dépassait pas les 70 m
2 . Par contre les
prélèvements au moyen des carottes nous ont laissé constater que l’épaisseur de la couche mobile
est importante dans la plage Nord, car elle dépasse les 40 cm. Ceci pourrait éventuellement être
justifié par la présence de barres d’avant très mobiles dans le site d’étude.
Le centre de masse du traceur Jaune s’est déplacé dans la direction E avec un débit annuel
d’environ 152665 m
3 /an. La différence dans les volumes de sable charriés est expliquée par le degré
du forçage qui a été faible durant la dispersion du traceur Rouge et fort durant la dispersion du
traceur Jaune. La surface du nuage de dispersion du traceur Jaune dépassait les 500 m
2 , et la
profondeur de remaniement était de l’ordre de 10 cm. Cette différence pourrait être expliquée par le
caractère vaseux des sédiments qui sont répartis dans le secteur Sud.
Après le passage de la tempête venue du Nord, les prélèvements effectués dans le secteur Sud
ont révélé la présence de particules rouges mélangés au jaune, ce résultat impressionnant mais tout a
fait logique a mis en évidence une dynamique sédimentaire importante dans le site d’étude, car les
courants engendrés par les houles de tempête ont été très intenses et ont joué un rôle important dans
le charriage du traceur rouge vers le secteur de la passe d’entrée du port. Ces résultats viennent
appuyer la carte de simulation obtenus par le module HD du Mike 21 pour la période allant du 22
au 26 Octobre 2014 (Episode de tempête). Finalement ce courant longshore formé par les houles du
Nord-Est arrive à contourner l’épi Nord quand le forçage est intense et charrie par conséquent les
sables vers le Sud.
Pour conclure, il est souhaitable que ce type d’expérimentation soit répétée dans le temps afin
d’englober différents régimes de houles pouvant solliciter le site d’étude, dans le but de synthétiser
une carte qui schématise les transferts sédimentaires qui peuvent en résulter. Ces expérimentations
doivent bien évidemment être accompagnées de mesures intenses de courants à la côte afin de
mieux connaitre le régime courantologique et d’enduire les déplacements de sables pour différents
degrés d’énergie.
La quantification des transferts sédimentaires par les pièges est réalisée afin de quantifier le
volume de sable déplacé sous l’effet de la houle déferlante. Cette opération fera l’objet du prochain
chapitre.
