CONCLUSION ET PERSPECTIVES
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CONCLUSION ET PERSPECTIVES
L’objectif principal de ce travail était d’établir les variations mensuelles des concentrations en
hydrates de carbone non structuraux dans les feuilles (3
ème
feuille) et rhizomes (1
er
cm de rhizome)
de P. oceanica, en relation avec les facteurs physiologiques (activité photosynthétique, paramètres
biométriques) et environnementaux (lumière, température).
Les sucres solubles représentent la forme dominante des hydrates de carbone non structuraux chez
P. oceanica, dont le rhizome est l’organe de stockage principal. A l’exception de l’amidon dans
les feuilles, les concentrations en sucres présentent un cycle saisonnier bien marqué dans les
feuilles et les rhizomes. Cette dynamique saisonnière informe quant à l’état du bilan carbone de la
plante. Ainsi, durant les périodes d’activité photosynthétique hivernale réduite, la fixation du
carbone est insuffisante et les réserves en sucres solubles et en amidon sont alors remobilisées
depuis les rhizomes et utilisées pour répondre aux besoins métaboliques de la plante. Ceci indique
un bilan carbone négatif. A l’opposé, quand les conditions environnementales redeviennent
favorables, la production photosynthétique excède les besoins en carbone (bilan carbone positif),
cet excédent étant stocké dans les rhizomes en vue de la période d’hivernage à venir. De plus, le
cycle saisonnier des teneurs en hydrates de carbone non structuraux dépend de la température qui
contrôle la respiration de la plante. Photosynthèse, accumulation des hydrates de carbone non
structuraux, et facteurs environnementaux sont donc étroitement liés. Le seul profil bathymétrique
effectué au début de l’été ne présente pas d’évolution des teneurs en hydrates de carbone non
structuraux dans les 3
ème
feuilles et rhizomes, si ce n’est à la limite inférieure de l’herbier à 37 m.
Cette constance peut s’expliquer par une utilisation et un stockage similaires aux différentes
profondeurs, 37 m exclus. Enfin, l’évolution saisonnière et bathymétrique des paramètres
biométriques suit les mêmes tendances connues et largement discutées dans la littérature
scientifique.
A l’avenir, il serait intéressant de réaliser une étude plus fine de la dynamique bathymétrique des
hydrates de carbone non structuraux, en réalisant plusieurs profils uniformément répartis sur les
différentes saisons. De plus, P. oceanica comme la plupart des magnoliophytes marines
accumulent moins l’amidon en tant que produit de stockage contrairement aux plantes terrestres.
D'autres travaux sur le partitionnement des réserves en hydrates de carbone non structuraux
fourniraient des informations précieuses quant aux stratégies d’utilisation du carbone pendant les
périodes de croissance au bilan carbone négatif. Connaissant le cycle saisonnier précis des
concentrations en ces hydrates de carbone chez P. oceanica de l’herbier sain de la Baie de Calvi,
il serait intéressant de réaliser une étude comparative en des sites impactés par des stresseurs
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CONCLUSION ET PERSPECTIVES
L’objectif principal de ce travail était d’établir les variations mensuelles des concentrations en
hydrates de carbone non structuraux dans les feuilles (3
ème
feuille) et rhizomes (1
er
cm de rhizome)
de P. oceanica, en relation avec les facteurs physiologiques (activité photosynthétique, paramètres
biométriques) et environnementaux (lumière, température).
Les sucres solubles représentent la forme dominante des hydrates de carbone non structuraux chez
P. oceanica, dont le rhizome est l’organe de stockage principal. A l’exception de l’amidon dans
les feuilles, les concentrations en sucres présentent un cycle saisonnier bien marqué dans les
feuilles et les rhizomes. Cette dynamique saisonnière informe quant à l’état du bilan carbone de la
plante. Ainsi, durant les périodes d’activité photosynthétique hivernale réduite, la fixation du
carbone est insuffisante et les réserves en sucres solubles et en amidon sont alors remobilisées
depuis les rhizomes et utilisées pour répondre aux besoins métaboliques de la plante. Ceci indique
un bilan carbone négatif. A l’opposé, quand les conditions environnementales redeviennent
favorables, la production photosynthétique excède les besoins en carbone (bilan carbone positif),
cet excédent étant stocké dans les rhizomes en vue de la période d’hivernage à venir. De plus, le
cycle saisonnier des teneurs en hydrates de carbone non structuraux dépend de la température qui
contrôle la respiration de la plante. Photosynthèse, accumulation des hydrates de carbone non
structuraux, et facteurs environnementaux sont donc étroitement liés. Le seul profil bathymétrique
effectué au début de l’été ne présente pas d’évolution des teneurs en hydrates de carbone non
structuraux dans les 3
ème
feuilles et rhizomes, si ce n’est à la limite inférieure de l’herbier à 37 m.
Cette constance peut s’expliquer par une utilisation et un stockage similaires aux différentes
profondeurs, 37 m exclus. Enfin, l’évolution saisonnière et bathymétrique des paramètres
biométriques suit les mêmes tendances connues et largement discutées dans la littérature
scientifique.
A l’avenir, il serait intéressant de réaliser une étude plus fine de la dynamique bathymétrique des
hydrates de carbone non structuraux, en réalisant plusieurs profils uniformément répartis sur les
différentes saisons. De plus, P. oceanica comme la plupart des magnoliophytes marines
accumulent moins l’amidon en tant que produit de stockage contrairement aux plantes terrestres.
D'autres travaux sur le partitionnement des réserves en hydrates de carbone non structuraux
fourniraient des informations précieuses quant aux stratégies d’utilisation du carbone pendant les
périodes de croissance au bilan carbone négatif. Connaissant le cycle saisonnier précis des
concentrations en ces hydrates de carbone chez P. oceanica de l’herbier sain de la Baie de Calvi,
il serait intéressant de réaliser une étude comparative en des sites impactés par des stresseurs
