CHAPITRE IV DISCUSSION
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VI. DISCUSSION
L’ensemble des données recueillies ont été mises en commun afin d’établir un cycle annuel de
variation des différents paramètres et les relations entre eux.
IV.1. Cycle saisonnier à 10 m des paramètres environnementaux
Les paramètres environnementaux : température, lumière et PAR montrent une même tendance
saisonnière. Ces paramètres sont directement liés à l’ensoleillement. En hiver, l’ensoleillement
réduit ainsi que l’augmentation de la turbidité avec les tempêtes hivernales diminuent la quantité
de lumière pénétrant dans l’eau d’où les minima observés en cette période.
L’intensité lumineuse reçue au pied des faisceaux de P. oceanica est moins importante (Figure
III.2) que celle mesurée juste au-dessus de l’herbier. Cette différence marquée (14 % en moyenne)
traduit l’effet d’ombrage par la canopée de feuilles. De plus, les maxima d’intensité lumineuse
présentent un décalage dans le temps : ils sont respectivement mesurés en juin et en septembre
au-dessus de la canopée et à l’interface eau-sédiments. Ce décalage entre les 2 maxima peut
s’expliquer par la chute importante des feuilles en fin de saison estivale, particulièrement au mois
d’aout (Gobert, 2002), ce qui diminue l’absorption de la lumière par l’herbier à cette période.
Les maxima et minima de température et d’intensité lumineuse présentent un décalage de 1 à 3
mois (maxima pour la température et la lumière atteints respectivement en juillet et juin 2015 ;
minima atteints respectivement en mars 2016 et décembre 2015). En effet, du fait l’inertie des
masses d’eau lorsque l’énergie lumineuse est maximale (maximum d’intensité lumière) l’eau se
réchauffe moins vite et la température maximale est atteinte plus tard et de la même façon elle se
refroidit lentement.
IV.2. Cycle saisonnier à 10 m des paramètres biométriques
L’ensemble des paramètres biométriques étudiés montrent une évolution cyclique au cours de
l’année. L’évolution du poids sec des feuilles et des épiphytes correspond à celle décrite par BAY
(1978) et GOBERT (2002) qui étudièrent le même herbier respectivement dans les années 70 et
90. L’évolution de la biomasse épiphytique suit étroitement celle des feuilles (r=0.94). Elle est très
fortement corrélée à la surface foliaire (r=0.95) puisque ces dernières procurent le support pour
l’installation et le développement des épiphytes. Les variations de la biomasse foliaire peuvent
être reliées à la dynamique saisonnière des feuilles. La chute plus importante des feuilles
sénescentes en août et le renouvellement des faisceaux de feuilles traduit par la présence plus
abondante de feuilles juvéniles font que la biomasse foliaire diminue à partir de la fin de l’été pour
atteindre des valeurs minimales en hivers.
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Etude échophysiologique de Posidonia oceanica (L.) Delile - 38/55

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