Matériel et Méthodes
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saisonnière des lieux pour la baignade. Ce secteur est représentatif du territoire côtier, le
moins urbanisé et le moins développé de la baie de Bou Ismaïl (Grimes, 2011). D’ailleurs,
l’ensemble Mont Chenoua-anses de Kouâli a été retenu par les autorités algériennes
chargées de l’environnement pour bénéficier du statut d’Aire Marine et Côtière Protégée
(AMCP) (Semroud et al., 1971 ; Mangos et Claudot, 2013). L’herbier à Posidonia
oceanica de l’anse de Kouâli s’étend entre 0,3 et 20m de profondeur et se développe sur
substrat dur. Sa productivité primaire est l’une des plus importantes enregistrées en
Méditerranée et constitue de ce fait un herbier de référence dans la baie de Bou Ismaïl
(Boumaza et Semroud, 2000 ; Boumaza et al., 2014 ). En outre, cette station est
caractérisée par la présence d’un certain nombre de paysages marins menacés en
Méditerranée, tels le récif-barrière à Posidonia oceanica et les trottoirs à vermets
(Boudouresque et al., 1990). Cependant, depuis 2010, le petit cours d’eau - reliant l’oued
Seris et l’oued Hadjidji - qui se déverse au centre de l’anse, charrie des eaux usées dont
l’impact sur le récif-barrière est déjà perceptible par la présence de matte morte (Boumaza,
comm. Pers.).
2.1.1.3. Station de Berrard (Br)
Cette station située dans la commune d’Aïn Tagouraït, a été choisie du fait de sa
proximité d’une ferme mytilicole SEAM « Sarl d’Elevage Aquacole Méditerranée ». Cette
ferme a une capacité annuelle de production de 50 Tonnes de moules (Mytilus
galloprovincialis) pour un total de cinq (05) filières.
La mytiliculture introduit dans le milieu des structures physiques qui altèrent la
dynamique hydrosédimentaire en modifiant les courants et en augmentant les taux de
sédimentation. Les biodépôts rejetés par les moules et les organismes associés accroissent
l’eutrophisation et les processus biogéochimiques, modifiant la demande en O2, le pH, les
potentiels redox, les concentrations en sulfures dissous et les flux de CO2 et de nutriments
à l’interface eau-sédiment. La mytiliculture peut aussi modifier la dynamique des herbiers
et des macroalgues, cependant ces effets restent peu documentés. À plus large échelle, les
effets sur le benthos sont liés notamment aux concentrations des épibiontes
macrobenthiques dans les concessions, aux changements locaux des communautés
planctoniques et à la prolifération d’espèces invasives ou autres espèces nuisibles à cause
de l’addition de structures physiques dans le milieu (Mc Kindsey et al., 2011).
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saisonnière des lieux pour la baignade. Ce secteur est représentatif du territoire côtier, le
moins urbanisé et le moins développé de la baie de Bou Ismaïl (Grimes, 2011). D’ailleurs,
l’ensemble Mont Chenoua-anses de Kouâli a été retenu par les autorités algériennes
chargées de l’environnement pour bénéficier du statut d’Aire Marine et Côtière Protégée
(AMCP) (Semroud et al., 1971 ; Mangos et Claudot, 2013). L’herbier à Posidonia
oceanica de l’anse de Kouâli s’étend entre 0,3 et 20m de profondeur et se développe sur
substrat dur. Sa productivité primaire est l’une des plus importantes enregistrées en
Méditerranée et constitue de ce fait un herbier de référence dans la baie de Bou Ismaïl
(Boumaza et Semroud, 2000 ; Boumaza et al., 2014 ). En outre, cette station est
caractérisée par la présence d’un certain nombre de paysages marins menacés en
Méditerranée, tels le récif-barrière à Posidonia oceanica et les trottoirs à vermets
(Boudouresque et al., 1990). Cependant, depuis 2010, le petit cours d’eau - reliant l’oued
Seris et l’oued Hadjidji - qui se déverse au centre de l’anse, charrie des eaux usées dont
l’impact sur le récif-barrière est déjà perceptible par la présence de matte morte (Boumaza,
comm. Pers.).
2.1.1.3. Station de Berrard (Br)
Cette station située dans la commune d’Aïn Tagouraït, a été choisie du fait de sa
proximité d’une ferme mytilicole SEAM « Sarl d’Elevage Aquacole Méditerranée ». Cette
ferme a une capacité annuelle de production de 50 Tonnes de moules (Mytilus
galloprovincialis) pour un total de cinq (05) filières.
La mytiliculture introduit dans le milieu des structures physiques qui altèrent la
dynamique hydrosédimentaire en modifiant les courants et en augmentant les taux de
sédimentation. Les biodépôts rejetés par les moules et les organismes associés accroissent
l’eutrophisation et les processus biogéochimiques, modifiant la demande en O2, le pH, les
potentiels redox, les concentrations en sulfures dissous et les flux de CO2 et de nutriments
à l’interface eau-sédiment. La mytiliculture peut aussi modifier la dynamique des herbiers
et des macroalgues, cependant ces effets restent peu documentés. À plus large échelle, les
effets sur le benthos sont liés notamment aux concentrations des épibiontes
macrobenthiques dans les concessions, aux changements locaux des communautés
planctoniques et à la prolifération d’espèces invasives ou autres espèces nuisibles à cause
de l’addition de structures physiques dans le milieu (Mc Kindsey et al., 2011).
