Matériel et Méthodes
13
lui confèrent un aspect touristique et agricole (Grimes, 2010). La population
supplémentaire d’estivants dans la Wilaya de Tipasa a été estimée à 17 millions pour
l'année 2011, selon Haouchine et al. (2015). La région littorale et l'arrière-pays de la baie
de Bou Ismaïl sont surtout à vocation agricole : les cultures intensives sous serres ont
connu un grand développement avec un recours abusif aux engrais chimiques et produits
phytosanitaires, ce qui n'est pas sans conséquences sur l'environnement marin (Bakalem,
2008).
L’herbier à Posidonia oceanica est la principale communauté benthique de l’étage
infralittoral de la baie de Bou Ismaïl. Il se développe sur substrat dur et la position
bathymétrique de sa limite inférieure – située à 20 m de profondeur en moyenne- coïncide
avec la bordure inférieure du platier rocheux. La nature du substrat semble être à l’origine
de ce type de limite, comme signalé par Clabaut et al. (2010) en Corse. En outre, la baie de
Bou Ismaïl est exposée à des courants de fond orientés d’ouest vers l’est rendant difficile le
maintien ou la progression de l’herbier vers le large (Braïk, 1989). Dans la partie orientale
de la baie, les herbiers sont moins florissants en raison de l’influence des courants
parallèles à la côte et des apports de l’oued Mazafran (Le Gall, 1969 ; PNUE/ PAM/ CAR/
ASP/2004).
2.1.1.1. Station de Cap El Hamouche (CH)
Cette station se situe à l’ouest de la commune de Tipasa, au pied du mont Chenoua et
à l’extrémité ouest de la baie de Bou Ismaïl. La région est caractérisée par une agriculture
intensive pratiquée sur la frange littorale et une urbanisation anarchique. Les rejets des
eaux usées évacués en mer, l’extraction de sable de plage et la pêche sur les herbiers sont
des pressions qui menacent l’environnement marin de la région (PNUE/PAM/CAR PAP,
2006). Le volume des eaux usées rejetées en mer au niveau de la commune de Tipasa est
de 8 209 m
3 par jour (MRE/DEAH/CTB/2012). Au niveau de la localité de Chenoua,
plusieurs rejets sont également dénombrés (CNL-Tipasa, 2015).
2.1.1.2. Station de Kouâli (AK)
Cette station se situe à l’est de la commune de Tipasa, qui est caractérisée par une
activité humaine peu marquée et est représentée essentiellement par l’occupation
Précédent

Evaluation de l’état écologique des eaux côtières algéroises par l’utilisation d’un indice algéroises par l’utilisation d’un indice - 24/87

Suivant