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l’ensemble les citoyens d’un territoire par un maire. Et la question posée était de savoir si la
présence d’un maire avec celle des têtes de réseaux et des directeurs dans le Conseil de gestion
était représentative. Même si cela partait d’une bonne intention au départ et que c’était
bénéfique, en considérant la réalité des territoires, il y aurait peut-être d’autres manières de faire
et des solutions à concevoir pour impliquer davantage les populations locales. Le fait que le
Parc ne soit pas très présent sur le territoire est indépendant de sa volonté. Cela est dû aux
importants moyens requis dont il ne dispose pas nécessairement.
L’évolution du territoire requiert un remaniement du Conseil de gestion pour cadrer avec la
réalité et les nouveaux usages qui apparaitront seraient rajoutés dans le Conseil.
Même s’il n’y a pas eu des réclamations formelles pour rajouter des membres, certains acteurs
ont suggéré d’intégrer les associations culturelles, d’autant plus qu’il y a toute une réflexion et
des initiatives sur les aspects culturels de l’Iroise (us et coutumes, monuments, archéologie).
La sollicitation de l’agence de l’eau a également été jugée souhaitable en cas de reconstitution
du Conseil.
Certains acteurs interrogés estiment néanmoins qu’il y a un équilibre des représentations des
collèges et qu’aucune catégorie n’est majoritaire au Conseil de gestion, ce qui requiert de
construire des accords et des consensus en permanence. Cette situation est différente et nouvelle
dans les collectivités locales habituées à voter et à ce que la majorité l’emporte. Cela mène
également les acteurs à s’écouter les uns les autres, à se comprendre et comprendre les objectifs
et les priorités de chacun pour essayer ensuite de construire un avis qui fasse l’unanimité sinon
la plus large majorité.
e) Mise en œuvre des recommandations du Conseil de gestion
Les recommandations du Conseil de gestion sont généralement mises en œuvre même quand il
s’agit d’un avis simple. Tous les moyens de l’Etat sont mis en place pour appliquer les décisions
du Conseil.
Les avis sur certains projets ont amené le Parc à faire des propositions d’évolution de la
réglementation des usages qui ont été la plupart du temps retenues. De plus, ces propositions
signifient que la décision est prise par la majorité, sinon à l’unanimité des acteurs, ce qui facilite
à l’administration de les intégrer. Dans certains cas, comme celui de l’exploitation durable des
laminaires et les véhicules nautiques à moteur, les arrêtés de l’Etat (ou du préfet de région)
reprennent directement la décision du Conseil de gestion.
5.3.4.6 Coordination entre les acteurs
Même si des relations existaient préalablement entre les scientifiques et les pêcheurs, le Conseil
de gestion a mené à la création de partenariats et d’alliances entre les acteurs qui n’avaient pas
forcément l’habitude de travailler ensemble. Une coordination a pu être instaurée entre les
acteurs en particulier dans le domaine d’action de police en mer et de contrôle. Plus de liaisons
ont pu également être créées avec les élus locaux sur des projets de développement local
(activités de loisir, tourisme, pêche) et particulièrement dans le domaine du tourisme. Ces
projets ont associé les différents acteurs notamment les professionnels de la pêche (projets sur
la découverte des îles par les pêcheurs). Le Conseil de gestion constitue une instance d’échange
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La gestion intégrée des parcs naturels côtiers - 113/243

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