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Introduction
Au cours des trois dernières décennies, la production mondiale de poisson de pisciculture a été
multipliée par douze avec une progression avoisinant les 8% par an, faisant de cette production
celle qui connait le plus fort taux de croissance (Oswald et al, 2016).
En Afrique, la pisciculture est largement sous-développée, l'industrie aquacole africaine est
majoritairement pratiquée par de petits exploitants dans les zones rurales isolées (Kaunda, 2015).
Pour Siddhuraju et al (2003), la contrainte majeure à l’émergence de la pisciculture, dans les pays
en développement, est le coût de l’alimentation. Pour eux, l’utilisation de la farine de poisson
comme principale source de protéines dans les aliments destinés à l’aquaculture est à l’origine du
coût onéreux de ces aliments. Selon Slembrouck et al (1991), et Gouréne et al (2002), en termes
de dépense, l’alimentation représente environ 50% du coût de production de poisson d’élevage.
Face à la stagnation prévisible de la production des farines et huiles, issus de la pêche, il est apparu
nécessaire de réduire la proportion de farine de poisson dans les aliments d’élevage aquacole. La
recherche est donc orientée vers d’autres sources protéiques pour remplacer ces farines et huiles
de poisson par d’autres matières telles que les sous-produits agroalimentaires comme le yaourt
déclassé et le lactosérum qui sont localement disponibles, ces derniers sont des composants
énergétiques qui peuvent être utilisés comme une source principale de protéines après leur
formalisation tout en préservant la qualité nutritionnelle et organoleptique des poissons
d’aquaculture (Ifremer, 2008).
L’Algérie accorde une importance particulière au développement de l’aquaculture d’eau douce ou
cette dernière connait actuellement un essor en matière de production. Elle a mis en place une
stratégie de valorisation de ces ressources, ou plusieurs plans de développement ont été élaborés
permettant ainsi le démarrage de plusieurs projets privés d’aquaculture d’eau douce.
Outre les retenues et les barrages, les bassins d’irrigation sont considérés le principal système
d’intégration de la pisciculture à l’agriculture. Ceux de la région saharienne sont désormais
exploités pour l’élevage semi-intensif du Tilapia du Nil (MADRP, 2013).
Le Tilapia est l’une des espèces les plus largement élevés dans le monde ou sa production qui
augmente à un rythme élevé de 400.000 tonnes en 1990 à plus de 2.400.000 tonnes en 2010, et en
2017 une production de 5.800.000 tonnes (FAO, 2018).
Ce travail a pour objectif, d’améliorer les teneurs en protéines de l’aliment conventionnel pour
poisson en introduisant à différentes proportions deux sous-produits issus d’une industrie laitière
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