INTRODUCTION
  GENERALE
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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augmentent l'adhérence des cellules au substrat et réduisent la tension interfaciale entre la
phase aqueuse et la phase organique, entraînant une biodisponibilité accrue et une
biodégradation ultérieure des hydrocarbures (Batista et al., 2006).
L'identification et l'utilisation des bactéries marines dans le processus de bioremédiation
semblent être fondamentales pour l'élimination des hydrocarbures de l'environnement. De
nombreuses études ont été menées sur les communautés microbiennes participant à la
dégradation des polluants en mer Méditerranée, en particulier dans la partie nord du bassin.
Le côté sud reste peu étudié, bien que de nombreux pays du Sud soient de grands producteurs
et exportateurs de pétrole (Daffonchio et al., 2013). L'Algérie, qui figure parmi les trois
premiers producteurs de pétrole en Afrique et dont le littoral est long de 1 622 km le long de
la rive sud de la Méditerranée, est un acteur majeur de la pollution par les hydrocarbures en
Méditerranée. En 2015, le pays a produit environ 1,7 million de barils par jour de produits
pétroliers totaux. En outre, plus de 75% de cette production a été exportée par voie maritime.
En termes d'intrants bruts de matière organique, la pollution par les hydrocarbures a été citée
comme l'un des principaux problèmes environnementaux rencontrés (Benmecheta et Belkhir,
2016). Peu d’études concernant les bactéries marines dégradant les hydrocarbures ont été
menées au niveau du littoral algérien. Citons une étude de 2017 qui a permis d’isoler quatre
bactéries (H. venusta, E. aurantiacum, V.alginolyticus et Dietzia sp) au niveaux des ports
d’Annaba et d’El Kala (Feknous et al., 2017). Ces auteurs ont suggérés que ces bactéries
participent à la biodégradation du pétrole. Une autre étude menée au niveau du port de
Khemisti (Tipaza) a montré l’utilisation possible du biosurfactant d’une souche de M.
hydrocarbonoclasticus (SdK644) dans les processus de bioremédiation des milieux marins
(Zenati et al., 2018).
Le présent travail vise à apporter des connaissances sur les communautés bactériennes
impliquées dans les phénomènes de décontamination naturelle des polluants. L’objectif de
cette thèse est d’étudier la capacité de dégradation du pétrole brut et ses différentes fractions
par des bactéries isolées à partir de l’eau de mer et des sédiments contaminés par les
hydrocarbures en détectant la présence de gènes cataboliques impliqués dans la
biodégradation des hydrocarbures aliphatiques et aromatiques. C’est en effet la microflore
native qui détermine les capacités d’auto-épuration du site en l’absence de toute limitation
d’ordre physico-chimique. C’est pour cela qu’il est important de connaître les compositions et
les performances des bactéries capables de dégrader les polluants (M’rassi, 2014).
Afin de présenter le contexte de l’étude et les principaux résultats obtenus, le mémoire de
cette thèse s’articulera autour de cinq chapitres.
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