INTRODUCTION
  GENERALE
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Le pétrole est un mélange hétérogène d'hydrocarbures avec potentiellement 20 000 composés
chimiques principalement représentés par les alcanes linéaires, ramifiés ou cycliques et les
hydrocarbures aromatiques mono ou polycycliques (HAP). D'autres composants présents dans
le pétrole dans une moindre proportion par rapport aux hydrocarbures sont représentés par des
résines et des asphaltènes, qui contiennent de l'azote, du soufre, de l'oxygène, du phosphore
et des métaux lourds, tels que le nickel et le vanadium (McGenity et al., 2012). Bon nombre
de ces constituants sont difficiles à dégrader et sont hautement toxiques en raison de la
présence de composants hémotoxiques, cancérigènes et tératogènes. Ils causent de graves
dommages environnementaux pouvant affecter directement ou indirectement la santé humaine
et les systèmes écologiques (Chandra et al., 2013).
De nombreux procédés ont été développés afin de réhabiliter les sites pollués par les
hydrocarbures pétroliers. Leur réhabilitation peut être réalisée en employant des procédés
mécaniques, physiques et/ou chimiques. Ces méthodes aident à immobiliser, extraire ou
détruire les polluants. Cependant ces techniques sont coûteuses et peuvent être très invasives
pour les écosystèmes en générant des produits plus toxiques pour les formes de vie (Ghoreishi
et al., 2017). Le coût et l’efficacité limitée de ces traitements physico-chimiques ont stimulé
le développement de technologies alternatives basées sur les capacités de remédiation
biologique des plantes et des microorganismes de l’environnement. La bioremédiation utilise
des microorganismes pour dégrader des polluants toxiques en produits inoffensifs tels que le
CO 2 et l’H 2 O, et d'autres composés inorganiques. Ces procédés ne sont pas couteux et ne
présentent pas de dangers pour l'environnement (Fathepure, 2014). La biodégradation par des
populations naturelles de micro-organismes est le mécanisme le plus fiable par lequel des
milliers de polluants xénobiotiques, y compris les hydrocarbures, sont éliminés de
l'environnement (Cappello et al., 2007). Diverses bactéries dégradant le pétrole telles
qu'Alcanivorax (Yakimov et al., 1998), Cycloclasticus (Dyksterhouse et al., 1995),
Marinobacter (Gauthier et al., 1992), Neptunomonas (Hedlund et al., 1999), Oleiphilus
(Golyshin et al., 2002) et Oleispira (Yakimov et al., 2003) ont été isolées de l’environnement
marin et se sont avérées capables de jouer un rôle clé dans l'élimination des hydrocarbures
des environnements pollués (Yakimov et al., 2007). La présence de ces bactéries dans
l'environnement marin dépend directement de la présence d'hydrocarbures (Quatrini et al.,
2008). La pollution par les hydrocarbures pétroliers stimule la croissance de ces organismes et
provoque des changements dans la structure des communautés microbiennes dans la zone
contaminée (Harayama et al., 2004). Ces bactéries ont la propriété d'émulsifier les
hydrocarbures en solution en produisant des agents tensioactifs tels que les biosurfactants, qui
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Isolement et caractérisation des bactéries marines dégradant les différentes fractions du pétrole - 21/241

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