Synthèse bibliographique
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taille supérieure à 80-100 µm, peuvent être facilement retirées du milieu d’élevage et de
l’effluent par filtration mécanique peu coûteuse ou par décantation (d'Orbcastel et al., 2008).
Les petites particules qui restent dans le milieu d’élevage ou l’effluent sont source de rejets
difficilement contrôlables. Par ailleurs, plus le temps de séjour des particules dans l’eau est long
et plus la matière particulaire est remise en solution par lessivage direct et par dégradation
bactérienne (élevages intensifs recyclés, par exemple) (J.-P. Blancheton et al., 2004).
c) Produits chimiques employés pour contrôler les maladies
Par ailleurs, les rejets piscicoles peuvent aussi comporter des éléments d’origine vétérinaire
(produits sanitaires et antibiotiques). Un vaste éventail de produits chimiques et de
médicaments peut être ajouté aux bassins d’élevages pour contrôler les agents pathogènes
viraux, bactériens et fongiques. Ces agents à risque ont des conséquences grave sur la vie
aquatique environnante. Aussi, ils peuvent constituer une menace pour la santé humaine s'ils
sont mal utilisés. L’emploi d’antibiotiques constitue également une menace pour la santé
publique. En effet, la sur utilisation de ces médicaments peut entraîner le développement d’une
antibiorésistance chez les bactéries qui causent des maladies chez les humains (Romero, et al.,
2012).
I.5 Généralités sur l'azote ammoniacal
Les principaux composés azotés présents dans le milieu d'élevage, azote ammoniacal et urée,
sont essentiellement issus du catabolisme des protéines alimentaires. L’ammoniac NH3 est une
molécule très petite, soluble dans l’eau, et qui diffuse dans tous les compartiments liquidiens.
Les animaux éliminant l’azote sous cette forme sont dits : ammoniotéliques.
Ce sont surtout des animaux aquatiques comme les poissons, certains dipneustes, têtards et
crocodiles qui ont une grande surface de contact avec l’eau.
I.6 Source de l’azote ammoniacale en milieu aquacole
L'ammoniotélisme ou ammoniotélie est le caractère des animaux aquatiques qui excrètent
principalement leurs déchets azotés sous forme d'ammoniac (NH3). L'ammoniotélisme n'est
possible que chez les animaux aquatiques, en raison de demande élevée en eau : il faut, en effet,
500 mL d'eau pour évacuer 1 g d'ammoniac.
Selon les espèces et les conditions d'élevage, l’excrétion ammoniacale représente 40 à 80 % de
l'azote total excrété, la part de l'excrétion uréique étant de 5-25 % (Dosdat, et al., 1996). Des
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taille supérieure à 80-100 µm, peuvent être facilement retirées du milieu d’élevage et de
l’effluent par filtration mécanique peu coûteuse ou par décantation (d'Orbcastel et al., 2008).
Les petites particules qui restent dans le milieu d’élevage ou l’effluent sont source de rejets
difficilement contrôlables. Par ailleurs, plus le temps de séjour des particules dans l’eau est long
et plus la matière particulaire est remise en solution par lessivage direct et par dégradation
bactérienne (élevages intensifs recyclés, par exemple) (J.-P. Blancheton et al., 2004).
c) Produits chimiques employés pour contrôler les maladies
Par ailleurs, les rejets piscicoles peuvent aussi comporter des éléments d’origine vétérinaire
(produits sanitaires et antibiotiques). Un vaste éventail de produits chimiques et de
médicaments peut être ajouté aux bassins d’élevages pour contrôler les agents pathogènes
viraux, bactériens et fongiques. Ces agents à risque ont des conséquences grave sur la vie
aquatique environnante. Aussi, ils peuvent constituer une menace pour la santé humaine s'ils
sont mal utilisés. L’emploi d’antibiotiques constitue également une menace pour la santé
publique. En effet, la sur utilisation de ces médicaments peut entraîner le développement d’une
antibiorésistance chez les bactéries qui causent des maladies chez les humains (Romero, et al.,
2012).
I.5 Généralités sur l'azote ammoniacal
Les principaux composés azotés présents dans le milieu d'élevage, azote ammoniacal et urée,
sont essentiellement issus du catabolisme des protéines alimentaires. L’ammoniac NH3 est une
molécule très petite, soluble dans l’eau, et qui diffuse dans tous les compartiments liquidiens.
Les animaux éliminant l’azote sous cette forme sont dits : ammoniotéliques.
Ce sont surtout des animaux aquatiques comme les poissons, certains dipneustes, têtards et
crocodiles qui ont une grande surface de contact avec l’eau.
I.6 Source de l’azote ammoniacale en milieu aquacole
L'ammoniotélisme ou ammoniotélie est le caractère des animaux aquatiques qui excrètent
principalement leurs déchets azotés sous forme d'ammoniac (NH3). L'ammoniotélisme n'est
possible que chez les animaux aquatiques, en raison de demande élevée en eau : il faut, en effet,
500 mL d'eau pour évacuer 1 g d'ammoniac.
Selon les espèces et les conditions d'élevage, l’excrétion ammoniacale représente 40 à 80 % de
l'azote total excrété, la part de l'excrétion uréique étant de 5-25 % (Dosdat, et al., 1996). Des
