Synthèse bibliographique
7
Les éléments de ces sous-produits (azote, phosphore, carbone, oligo-éléments et métaux traces,
principalement) peuvent, selon leur flux et le milieu d’accueil, entraîner un accroissement de la
production primaire ou des pollutions (J.-P. Blancheton et al., 2004)
En général, les concentrations totales déchargées de N et de P sont liées à l'intensité de
l’aquaculture et aux facteurs de conversion des aliments aquacoles.
Les principaux métabolites dissous sont le CO2 pour le carbone, l’ammoniaque et l’urée (NH4
+
et CO(NH2)2) pour l’azote et les orthophosphates (PO4
3- ) pour le phosphore. Le CO2 rejeté
représente environ 50% du carbone ingéré.
L’ammoniaque est la principale forme d’excrétion de l’azote (80 à 90%) puisque chez la
majorité des poissons, l’azote excrété représente 50 à 70% de l’azote ingéré.
L’excrétion de phosphore ne représente en moyenne qu’environ 20% du phosphore ingéré.
L’azote, excrété passivement à travers les branchies et le phosphore, excrété par le rein, sont
rejetés à des taux qui varient essentiellement en fonction de la qualité de l’aliment, du stade
d’élevage et de l’espèce de poisson (J.-P. Blancheton et al., 2004).
Le cas du CO2 est particulier, car il a une grande facilité à passer de la phase liquide à la phase
gazeuse. Dans les systèmes recyclés, un dégazage est systématiquement effectué pour limiter
sa concentration dans l’eau d’élevage en dessous des niveaux limitant (20 à 30 mg/L de CO2,
selon les espèces).
a) Les rejets dissous et particulaires
Si on les compare à des rejets urbains, les rejets aquacoles se caractérisent, à la fois, par une
extrême dilution des polluants dissous et particulaires mais aussi par une concentration en
oxygène dissous généralement proche de la saturation (Pagand, 1999).
Beaucoup moins concentrés en matières en suspension (MES), leur demande en oxygène
(demande chimique en oxygène DCO calculée à partir de la concentration en carbone organique
total COT) est de quelques dizaines de mg/L, donc 10 à 20 fois moins importante qu’un effluent
urbain standard dont la DCO se situe entre 500 et 1 000 mg/L (El Hamouri et al., 1995).
b) Matières en suspension
Les principaux déchets solides d’une pisciculture (nourriture non assimilée, excréta, poissons
morts, etc.) peuvent être séparés et concentrés selon plusieurs techniques (Comeau, et al., 2006).
La taille des particules produites est le critère le plus important vis-à-vis de leur effet polluant
dans le milieu d’élevage lui-même et dans l’environnement ensuite. Les grosses particules, de
Précédent

Etude du procédé hybride couplant l’adsorption et la photocatalyse. Application au traitement des effluents issus des fermes piscicoles. - 27/180

Suivant