1. INTRODUCTION :
Dans plusieurs pays du monde, l’aquaculture est devenue une véritable force industrielle
capable d’induire des changements environnementaux, économiques et sociaux. Les élevages
de saumon, de carpes ou de crevettes ont contribué dans la disponibilité de produits de qualité
assurant la sécurité alimentaire de plusieurs pays : USA, Norvège, Royaume Uni, Chili,
Canada, Nouvelle Zélande (Huitric et al., 2002). Dans le monde, plusieurs espèces de Tilapia
ont été introduites dans les milieux naturels soit pour améliorer les rendements de la pêche
traditionnelle ou pour assurer des élevages piscicoles (Leveque et Paugy, 1999).
Afin d’encourager l’activité aquacole en Algérie, le Ministère de la Pêche et de
Ressources Halieutiques (MPRH) a initié un vaste programme de développement
économique et social à travers l’introduction de Cyprinidés et de Cichlidés dans divers
écosystèmes dulçaquicoles (lacs, retenues collinaires, barrages). Ce plan de relance du secteur
de l’aquaculture a favorisé l’élevage de Cichlidés Oreochromis niloticus et l’hybride
Oj.niloticus x O.mossambicus importés d’Egypte en 2002 et 2004, respectivement et leur
implantation en zones semi-arides et saharienne (Ouargla, Saida, Laghouat, ….). Souvent, les
transferts d’entités biologiques vivantes et les difficultés d’acclimatation des espèces à des
conditions environnementales nouvelles et/ou défavorables (Stress, manipulations, fortes
densités, manque d’hygiène, choc thermique..) rendent les poissons fragiles et diminue leur
potentiel immunitaire. Ceci facilite aussi la transmission de pathologies, voir provoquer des
épizooties.
De ce fait, la pisciculture est un vecteur de transfert, d’introduction et de propagation
d’agents pathogènes infectieux et parasitaires (Meddour et Bouderda, 2001). Si Tilapia zillii
est une espèce autochtone déjà signalée par Pellegrin (1917) dans le sud algérien (in Hadjadji
et Toumi, 2003), l’introduction des Cichlidés Oreochromis niloticus et l’hybride O.niloticus x
O.mossambicus dans nos plans d’eau en zones saharienne et semi-aride n’exclue pas
l’introduction simultanée de parasites comme il a été démontré dans d’autres pays (King et
al., 2004) et en Algérie (Meddour 1988, 1999 ; Meddour et Meddour,2002).
Dans ce contexte, nous nous sommes proposés de réaliser une investigation sur la
biodiversité de la parasitofaune des Cichlidés importés et particulièrement les plus pathogènes
Précédent

Investigation préliminaire sur la parasitofaune de trois cichlides d\'Algérie - 12/70

Suivant