2 – 2. Age et croissance
La croissance moyenne individuelle des espèces exploitées est une donnée de base pour l’étude
de la dynamique de ces populations. Sa connaissance, même approximative, permet une
meilleure compréhension de l'évolution des stocks en fonction des modifications apportées
dans leur exploitation. Les fonctions de croissance peuvent différer d'une espèce à une autre,
mais également entre deux stocks à l'intérieur de la même espèce et avoir des valeurs
différentes selon les zones de répartition biogéographique (Sidibé, 2003).
Nous étudions donc ici la croissance de la sardinelle de la région centre de la côte algérienne
qui, il faut le rappeler vive dans un écosystème particulier, soumis essentiellement aux apports
terrigènes par rapport à d'autres types d'écosystèmes de l'Atlantique ouest africain, soumis au
phénomène d'upwelling.
2-2-1. Clé âge-longueur
Selon Sidibé (2003), trois approches sont généralement utilisées pour obtenir la clé âgelongueur à savoir :
- la détermination directe de l’âge : le principe général est la lecture des marques qui se
forment sur les structures dures (écailles, otolithes, épines et autres pièces squelettiques). Ces
marques se repartissent en deux catégories : à période longue, de l’ordre de plusieurs mois, de
la saison ou de l’année, et à période courte, de l’ordre de la journée. Dans tous les cas, chez les
poissons tropicaux, la lecture et, plus encore, l’interprétation de ces marques est malaisée ;
- le marquages : ils peuvent donner de bons résultats lorsque l’espèce et son environnement s’y
prêtent. Toutefois, il existe toujours une incertitude qui subsiste sur la croissance et qui est liée
à l’effet du stress provoqué par la pose de la marque ; et
- l’analyse des structures des tailles : elle est toujours délicate. Même avec l’aide des
techniques statistiques les plus élaborées, l’analyse visant à la séparation des différentes
composantes d’une distribution de tailles est souvent faite avec une interprétation plus ou
moins subjective. Pour cette raison, l’emploi des méthodes d’analyse des tailles a été souvent
discuté. Cependant, ces méthodes restent, malgré tout, les plus employées sur les poissons
tropicaux, d’une part parce qu’elles constituent souvent le seul recours, d’autre part parce
qu’elles sont les plus faciles à mettre en oeuvre.
La méthode préconisée dans ce présent travail pour la détermination de l’âge, est celle de
Bhattacharya (1968). Cette méthode se base sur les distributions de fréquences de tailles. On
regroupe les données de fréquences en classes de tailles d’égale amplitude « h » et de point
milieu « X ». On construit un graphique portant en ordonnée, pour chaque abscisse X, la
quantité:
Z(x+h) et Z (x) étant les effectifs de classe de point milieu « X + h » et « X ».
10
∆ log Z = log Z (x+h) – log Z(x)
La croissance moyenne individuelle des espèces exploitées est une donnée de base pour l’étude
de la dynamique de ces populations. Sa connaissance, même approximative, permet une
meilleure compréhension de l'évolution des stocks en fonction des modifications apportées
dans leur exploitation. Les fonctions de croissance peuvent différer d'une espèce à une autre,
mais également entre deux stocks à l'intérieur de la même espèce et avoir des valeurs
différentes selon les zones de répartition biogéographique (Sidibé, 2003).
Nous étudions donc ici la croissance de la sardinelle de la région centre de la côte algérienne
qui, il faut le rappeler vive dans un écosystème particulier, soumis essentiellement aux apports
terrigènes par rapport à d'autres types d'écosystèmes de l'Atlantique ouest africain, soumis au
phénomène d'upwelling.
2-2-1. Clé âge-longueur
Selon Sidibé (2003), trois approches sont généralement utilisées pour obtenir la clé âgelongueur à savoir :
- la détermination directe de l’âge : le principe général est la lecture des marques qui se
forment sur les structures dures (écailles, otolithes, épines et autres pièces squelettiques). Ces
marques se repartissent en deux catégories : à période longue, de l’ordre de plusieurs mois, de
la saison ou de l’année, et à période courte, de l’ordre de la journée. Dans tous les cas, chez les
poissons tropicaux, la lecture et, plus encore, l’interprétation de ces marques est malaisée ;
- le marquages : ils peuvent donner de bons résultats lorsque l’espèce et son environnement s’y
prêtent. Toutefois, il existe toujours une incertitude qui subsiste sur la croissance et qui est liée
à l’effet du stress provoqué par la pose de la marque ; et
- l’analyse des structures des tailles : elle est toujours délicate. Même avec l’aide des
techniques statistiques les plus élaborées, l’analyse visant à la séparation des différentes
composantes d’une distribution de tailles est souvent faite avec une interprétation plus ou
moins subjective. Pour cette raison, l’emploi des méthodes d’analyse des tailles a été souvent
discuté. Cependant, ces méthodes restent, malgré tout, les plus employées sur les poissons
tropicaux, d’une part parce qu’elles constituent souvent le seul recours, d’autre part parce
qu’elles sont les plus faciles à mettre en oeuvre.
La méthode préconisée dans ce présent travail pour la détermination de l’âge, est celle de
Bhattacharya (1968). Cette méthode se base sur les distributions de fréquences de tailles. On
regroupe les données de fréquences en classes de tailles d’égale amplitude « h » et de point
milieu « X ». On construit un graphique portant en ordonnée, pour chaque abscisse X, la
quantité:
Z(x+h) et Z (x) étant les effectifs de classe de point milieu « X + h » et « X ».
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∆ log Z = log Z (x+h) – log Z(x)
