Elle est moins représentative que la DBO de la décomposition des matières
organiques qui a lieu dans le milieu naturel mais est rapide (Rodier ; 1996)
5.3. Turbidité.
La turbidité intervient notamment sur la quantité de la lumière disponible
pour le développement des végétaux aquatiques, autrement dit sur la production
primaire.
La turbidité n’est pas une grandeur physique intrinsèque du milieu, ce n’est
pas une notion absolue ou objective au sens strict puisque sa valeur dépend de la
méthode de mesure, en particulier des caractéristiques instrumentales
(Pijanowski ; 1999 in Aminot et al ; 2004).
Selon la norme ISO (International Organisation for Standarization 7027
Afnor, 1999b) définit la turbidité comme la : « réduction de transparence d’un
liquide due à la présence de substances non dissoutes ».
Selon Wezernak et Polcyn 1975 se referaient au manuel de l’American Public
Health Association de 1965 : « la turbidité traduit la propriété optique
responsable de la dispersion et de l’absorption de la lumière plutôt que de sa
transmission en ligne droit à travers l’échantillon ».
La turbidité d’une eau, entant que mesure optique, est fonction de la
concentration, de la taille, de la forme et des coefficients de réflexion d’absorption
et de réfraction des particules présents (Bunt et al ; 1999 in Aminot et al ; 2004).
5.4. Matière en suspension (MES) : «Matériel particulaire» ou «Substances
dissoutes».
Selon Ivanoff en 1972 : « En plus des substances dissoutes, les eaux de mer
contiennent des matières en suspension de toutes tailles et de toutes formes,
minérales ou organiques, vivantes ou détritiques, de nature, soit biogénique
(bactéries, phytoplancton, zooplancton, poissons), soit terrigène (apports
fluviaux, produits de l'érosion des côtes, détritus déversés par l'homme), soit
éolienne (particules transportées par les courants atmosphériques et tombant
dans la mer), soit enfin météorique ».
Selon La définition ISO des matières en suspensions (Afnor, 1999a) : «matières
éliminées par filtration ou centrifugation dans des conditions définies ».
Leur principal effet est de troubler l’eau, diminuent le rayonnement lumineux
indispensable pour une bonne croissance des végétaux au fond de cours d’eau (la
photosynthèse). (Aminot et al ; 2004). Elle a de sévères conséquences sur les
animaux aquatiques par le colmatage de leurs branchies (Ramade ; 2000).
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