Chapitre 1
Généralités
7
1.2. Importance de l’herbier à Posidonia oceanica
L’herbier à Posidonia oceanica est considéré comme la communauté climax d’une grande
partie de l’étage infralittoral, terme final d’une série évolutive, il se maintient en théorie sans
changement en l’absence d’une modification du climat (MOLINIER & PICARD, 1952). Il est
d’une exceptionnelle richesse biologique : endofaune de la matte, flore et faune épiphyte des
rhizomes, faune vagile se déplaçant sur la posidonie (Crustacés, Mollusques, Echinodermes),
faune nageuse (Poissons). Au total, avec plusieurs milliers d’espèces ; l’herbier de Posidonies
est l’une des communautés les plus riches de toute la Méditerranée (BOUDOURESQUE &
MEINESZ, 1982) et constitue de ce fait un « pôle de biodiversité ». L’herbier à Posidonia
oceanica constitue un élément essentiel du système littoral méditerranéen, il joue un rôle
dans :
(i) les équilibres écologiques : l’herbier à Posidonia oceanica produit entre 4 et 20 litres
d’oxygène par m
2 et par jour (BAY, 1978). Il est le lieu d’une importante production primaire
de la biomasse végétale (feuilles et épiphytes) (LIBES, 1984 ; FRANCOUR, 1994
BOUDOURESQUE & al., 1994). Cette grande quantité de matière est utilisée au sein de
l’herbier, mais une part importante (25 à 30%) est exportée vers d’autres écosystèmes sous
forme de litière mais surtout sur les plages sous forme de banquettes (accumulation de feuilles
mortes), où elle constitue la base de nombreuses chaînes alimentaires (RICORAIMONDINO, 1995 ; PERGENT & al., 1997). L’herbier offre un lieu d’habitation, de
frayère et de nurseries pour des milliers d’espèces qui y trouvent nourriture et protection
(BOUDOURESQUE & MEINESZ, 1982). Et sa matte héberge une faune particulièrement
riche et variée (PERGENT, 1993).
(ii) les équilibres littoraux : l’herbier à Posidonia oceanica contribue à la protection des
plages contre l’érosion par son double effet de l’atténuation de la force des vagues par les
banquettes de Posidonies et celle des courants et de la houle et le piégeage de sédiments par
les feuilles et le lacis serré de leurs rhizomes (BLANC & JEUDY DE GRISSAC, 1978 ;
BOUDOURESQUE & JEUDY DE GRISSAC, 1983 ; GAMBI & al., 1989).
Généralités
7
1.2. Importance de l’herbier à Posidonia oceanica
L’herbier à Posidonia oceanica est considéré comme la communauté climax d’une grande
partie de l’étage infralittoral, terme final d’une série évolutive, il se maintient en théorie sans
changement en l’absence d’une modification du climat (MOLINIER & PICARD, 1952). Il est
d’une exceptionnelle richesse biologique : endofaune de la matte, flore et faune épiphyte des
rhizomes, faune vagile se déplaçant sur la posidonie (Crustacés, Mollusques, Echinodermes),
faune nageuse (Poissons). Au total, avec plusieurs milliers d’espèces ; l’herbier de Posidonies
est l’une des communautés les plus riches de toute la Méditerranée (BOUDOURESQUE &
MEINESZ, 1982) et constitue de ce fait un « pôle de biodiversité ». L’herbier à Posidonia
oceanica constitue un élément essentiel du système littoral méditerranéen, il joue un rôle
dans :
(i) les équilibres écologiques : l’herbier à Posidonia oceanica produit entre 4 et 20 litres
d’oxygène par m
2 et par jour (BAY, 1978). Il est le lieu d’une importante production primaire
de la biomasse végétale (feuilles et épiphytes) (LIBES, 1984 ; FRANCOUR, 1994
BOUDOURESQUE & al., 1994). Cette grande quantité de matière est utilisée au sein de
l’herbier, mais une part importante (25 à 30%) est exportée vers d’autres écosystèmes sous
forme de litière mais surtout sur les plages sous forme de banquettes (accumulation de feuilles
mortes), où elle constitue la base de nombreuses chaînes alimentaires (RICORAIMONDINO, 1995 ; PERGENT & al., 1997). L’herbier offre un lieu d’habitation, de
frayère et de nurseries pour des milliers d’espèces qui y trouvent nourriture et protection
(BOUDOURESQUE & MEINESZ, 1982). Et sa matte héberge une faune particulièrement
riche et variée (PERGENT, 1993).
(ii) les équilibres littoraux : l’herbier à Posidonia oceanica contribue à la protection des
plages contre l’érosion par son double effet de l’atténuation de la force des vagues par les
banquettes de Posidonies et celle des courants et de la houle et le piégeage de sédiments par
les feuilles et le lacis serré de leurs rhizomes (BLANC & JEUDY DE GRISSAC, 1978 ;
BOUDOURESQUE & JEUDY DE GRISSAC, 1983 ; GAMBI & al., 1989).
